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Lot 355
Gustave Caillebotte (1848-1894) Argenteuil, Fête foraine, 1883 Öl auf Leinwand unten links signiert und datiert G. Caillebotte 1883 65 × 81 cm Provenienz: Jules Froyez, Paris Drouot, Paris, Auktion der Sammlung Jules Froyez, 15. Dezember 1896, Nr. 6 Eugène Blot, Paris Drouot, Paris, Auktion der Sammlung Eugène Blot, 9.-10. Mai 1900, Nr. 11 Ambroise Vollard, Paris (?) seit drei Generationen in Schweizer Privatbesitz Literatur: Marie Bérhaut: La vie et l'oeuvre de Gustave Caillebotte. Paris 1951, Nr. 198. Marie Bérhaut: Caillebotte. Sa vie et son oeuvre: catalogue raisonné des peintures et pastels. Paris 1978, Nr. 247, mit Abb. Marie Bérhaut: Gustave Caillebotte. Catalogue raisonné des peintures et pastels. Paris 1994, S. 172, Nr. 264, mit Abb. Heute, mehr als hundert Jahre nach seinem Tod und nach zahlreichen Ausstellungen und Publikationen, ist mittlerweile der Rang Gustave Caillebottes unter den Impressionisten unbestritten. Lange wurde besonders seine Rolle als Mäzen und Freund der Künstlergruppe hervorgehoben, unter Vernachlässigung seines eigenen künstlerischen Schaffens. Das hier präsentierte Werk macht in besonderem Masse deutlich, wie sehr Caillebottes Rehabilitation als bedeutender Künstler gerechtfertigt ist. 1881 erstanden die Brüder Martial und Gustave Caillebotte ein kleines Anwesen in Petit Gennevilliers am Ufer der Seine, gegenüber von Argenteuil. Gustave liess sich 1888 permanent dort nieder. Grund für den Umzug war nicht etwa die Flucht aus der Stadt auf das ruhige Land; die Gegend war von Paris aus gut erreichbar und wurde an den Wochenenden von den Städtern zwecks Erholung überrannt. Es war seine Leidenschaft fürs Segeln, die ihn nach Petit Gennevilliers trieb. Zu einer Zeit, als sich der Impressionismus endlich als ernstzunehmende Kunstströmung etablieren konnte, zog sich Caillebotte, einer seiner vehementesten Verfechter, zurück und widmete sich in den darauffolgenden Jahren überwiegend den Regatten, dem Bootsbau und seinem Garten [1]. Auch wenn er nicht mehr so oft malte wie zuvor, waren es diese Sujets, die ihren Weg auf seine Leinwände fanden. Vielleicht war er der ständigen Auseinandersetzungen unter den Mitgliedern des Impressionismus müde geworden. Auch muss ihn die ablehnende Rezeption seiner Werke zermürbt haben. Vielen ist Argenteuil dank der zahlreichen Gemälde Claude Monets von den Ufern der Seine bekannt. Dieser hat sich in den 70er Jahren des 19. Jahrhunderts dort aufgehalten und machte damals die Gemeinde zur Hochburg des Impressionismus. Wie die anderen Impressionisten fand auch Caillebotte seine Themen überwiegend im alltäglichen Umfeld. Er entfernte sich zu diesem Zweck nur selten vom Ufer der Seine weg in die Umgebung von Petit Gennevilliers. Unser Bild stellt eine dieser seltenen Ausnahmen dar und ist sicherlich eine der vom Impressionismus am stärksten beeinflussten Kompositionen des Künstlers. Während sich Caillebotte in seiner Pariser Zeit vornehmlich den urbanen Motiven widmete, veränderte sich sein Ausdruck zwischen 1880 und 1882 nach Aufenthalten in der Normandie hin zu einem eher impressionistischen Malstil in Farbgebung und Pinselduktus. Farbe, Licht und Atmosphäre dominierten nun über die detailgenaue Zeichnung und perspektivische Raumkonstruktionen. Im vorliegenden Bild hebt sich der intensiv blaue Himmel klar vom hellen, trockenen Strassenboden ab. Das saftige Grün der Bäume unterstreicht die Wärme des Tages. Diese drei Farbtöne dominieren das Bild, bei genauer Betrachtung bemerkt man jedoch Nuancen von Rosa, Gelb und kräftigem Blau sowie Akzente von tiefem Rot. Der Farbauftrag ist weicher, die Farbe scheint besonders im Bereich der Baumkronen zügig mit dem Pinsel auf die Leinwand aufgetragen worden zu sein. Wie in anderen Beispielen zeigt Caillbotte auch hier keine Frontalansicht, was dazu führt, dass das Bild leicht dezentriert ist: Den üppigen Bäumen in der rechten Bildhälfte wird links nur die leere Strasse gegenübergestellt. Der Titel des Bildes weist auf den jährlich abgehaltenen Jahrmarkt hin, der hier auf der Promenade stattfindet. Auch wenn Caillebotte in Petit Gennevilliers ein Repertoire an Motiven vorfand, das vor ihm schon Monet intensiv erkundet hatte, beweist er nicht weniger Originalität. Vergleichen wir unser Bild mit dem gleichnamigen Werk Monets [2], fallen die Unterschiede der beiden Künstler in Konzeption und Ästhetik ins Auge. Wo Monet das belebte Fest am Ende der Promenade darstellt, unterschlägt Caillebotte das eigentliche Ereignis fast gänzlich. Marktstände sind keine sichtbar und zwischen den Baumstämmen, im Schatten des Laubes, kann man die Menschenmenge nur erahnen. Nun ist es eines der Merkmale von Caillebotte, dass die portraitierten Personen nicht wirklich auf der Leinwand präsent sind, stattdessen geht der Blick in die Weite, die Menschen haben dem Betrachter den Rücken zugekehrt. Diese Abwesenheit des Sujets hat Caillebotte hier auf die Spitze getrieben. Und doch ist die Leere nicht stossend. Es ist beeindruckend, wie uns Caillebotte hier mit seinem Erfindungsreichtum nach so manchem Jahr als etablierter Künstler des ausgehenden 19. Jahrhunderts noch zu überraschen vermag. [1] Anne Distel: Caillebotte, 1848-1894. Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 12. September 1994-9. Januar 1995 und Chicago, The Art Institute, 15. Februar-28. Mai 1995, Paris 1994, S. 283. Karin Sagner-Düchting: Caillebotte - neue Perspektiven des Impressionismus. München 2009, S. 149. [2] La Fête d'Argenteuil, 1872, Privatsammlung. Aujourd'hui, plus de cent ans après la mort de l'artiste et à la suite de nombreuses expositions et publications, la place de Gustave Caillebotte parmi les impressionnistes est enfin reconnue de façon incontestable. Longtemps la critique n'a vu en lui que l'ami des impressionnistes et a surtout insisté sur son rôle de mécène au détriment de sa propre création picturale. L'oeuvre que nous présentons montre avec éclat combien la réhabilitation de Caillebotte en tant qu'artiste majeur est justifiée. En 1881 les frères Martial et Gustave Caillebotte acquièrent une propriété au bord de la Seine, au Petit Gennevilliers, juste en face d'Argenteuil. Gustave s'y installe en permanence en 1888. La raison de ce changement n'était pas le désir de fuir l'agitation urbaine pour trouver la tranquillité d'une bourgade; la région était facilement accessible depuis Paris et était souvent envahie par les citadins qui venaient s'y détendre. C'est principalement la passion de l'artiste pour les voiliers qui motive son installation sur les bords de la Seine. Ainsi, au moment où l'impressionnisme commençait à être reconnu, Caillebotte, l'un de ses défenseurs les plus vigoureux, choisissait de se mettre quelque peu en retrait de la scène artistique et de consacrer son temps aux régates, à la construction navale et au jardinage [1]. Ses nouvelles activités lui fourniront de nouveaux motifs, même s'il ne peint plus aussi souvent qu'avant. Il s'était peut-être lassé des conflits constants au sein des impressionnistes mais il est également possible que la mauvaise réception de ses oeuvres ait joué un rôle. Les bords de Seine et Argenteuil sont familiers du grand public grâce aux tableaux de Claude Monet qui y séjournait dans les années 70 et qui en avait fait un haut-lieu de l'impressionnisme. Comme ses amis peintres, Caillebotte s'inspire de son environnement quotidien mais il s'éloigne rarement du rivage de la Seine pour trouver ses sujets. L'oeuvre que nous présentons fait partie des rares compositions où l'artiste pénètre dans le bourg d'Argenteuil et figure parmi les oeuvres les plus impressionnistes de l'artiste. Pendant ses années à Paris, Caillebotte s'était surtout consacré aux motifs urbains. Son expression artistique se modifie entre 1880 et 1882 après des séjours en Normandie. Il se consacre alors principalement au paysage et évolue vers un style plus impressionniste en ce qui concerne l'utilisation des couleurs et la touche picturale. Couleur, lumière et atmosphère remplacent détail et construction de la perspective. Dans notre tableau, le ciel d'un bleu intense se détache clairement de la terre sèche et lumineuse de la rue. Le vert saturé de la végétation renforce le sentiment de chaleur. Si ces couleurs dominent, la palette n'en est pas moins subtile, le sol est recouvert de légères touches jaunes, crème et roses. La peinture semble, notamment dans les marronniers, avoir été appliquée rapidement avec le pinceau. Comme souvent l'artiste n'adopte pas un point de vue frontal, la composition est en effet légèrement décentrée. Si Caillebotte a trouvé au Petit Gennevilliers un répertoire de motifs que Monet avait déjà exploré, il ne s'en démarque pas moins par son originalité. Une comparaison avec le tableau homonyme de Claude Monet [2] montre assez bien les différences de conception esthétique entre les deux hommes. Alors que Monet représente l'animation de la fête sur le champ de foire au bout de la promenade, Caillebotte camoufle presque complètement le sujet de son tableau. Les stands ne sont pas visibles et la foule se dissimule entre les troncs d'arbre, dans l'ombre du feuillage. C'est une des caractéristiques de l'artiste que de représenter des personnages qui ne sont pas réellement présents sur la toile ou qui tournent le dos au spectateur. Le regard glisse au loin à leur recherche. S'il finit par les trouver, on ne peut qu'être admiratif du génie inventif de l'artiste qui, plusieurs années après sa consécration comme l'un des grands peintres de la fin du XIX e siècle, ne manque toujours pas de nous surprendre. [1] Anne Distel: Caillebotte, 1848-1894. Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 12 septembre 1994-9 janvier 1995 et Chicago, The Art Institute, 15 février-28 mai 1995, Paris 1994, p. 283. Karin Sagner-Düchting: Caillebotte - neue Perspektiven des Impressionismus. München 2009, p. 149. [2] La Fête d'Argenteuil, 1872, collection particulière. Now, more than a century following his death and numerous exhibitions and publications, the importance of Gustave Caillebotte among the impressionists is undisputed. His role as a patron and friend of the group of artists was long emphasized, while largely overlooking his own artistic creativeness. The work here clearly demonstrates the extent to which Caillebotte's rehabilitation as a significant artist is justified. In 1881, the brothers Martial and Gustave Caillebotte acquired a small estate in Petit Gennevilliers on the shore of the Seine, opposite Argenteuil. Gustave settled down there permanently in 1888. The reason for the move was not an escape from the city to a tranquil and rural region; the region was easily accessible from Paris and it was overrun by the urban dwellers on the weekends as they sought rest and relaxation. It was his passion for sailing which brought him to Petit Gennevilliers. At a time when Impressionism was finally established as an artistic movement, Caillebotte, one of the movement's most fierce advocates, retreated and primarily dedicated his time to regattas, boat building and his garden in the years that followed [1]. Even if he did not paint as much as before, these were the subjects which made their way onto his canvas. Perhaps he became weary of the constant disputes among the members of the Impressionist circle. The negative reception of his works must have also worn him down. Argenteuil is familiar to many thanks to the numerous paintings by Claude Monet of the shores of the Seine. He resided there in the 1870s and made the community of that time into a stronghold of Impressionism. Like the other impressionists, Caillebotte paints his subjects primarily in his everyday environment. For this purpose, he only seldom left the shore of the Seine to go into the surrounding areas of Petit Gennevilliers. Our painting shows one of these rare deviations and is certainly one of the more impressionistic compositions of the artist. While Caillebotte was mainly dedicated to urban motifs in his Parisian period, his form of expression changed between 1880 and 1882 following stays in Normandy to become an impressionistic painting style in colouration and brush strokes. Colour, light and atmosphere now dominated over precise detail in drawing and perspective frame constructions. In this painting, the intense blue sky clearly sets itself apart from the light, dry bottom of the road. The lush green of the trees emphasises the warmth of the day. These three colours dominate the painting. However, on a closer look, one can detect the nuances of pink, yellow and a powerful blue as well as the accents of deep red. The application of the paint is softer; the brush strokes particularly in the crowns of the trees appear to have been applied particularly broadly onto the canvas. Caillebotte is also not showing a frontal view here, causing the painting to be slightly off centre: Only the empty street to the left is contrasted with the sumptuous trees in the right half of the painting. The title of the painting refers to the annual fair which takes place here on the promenade. Even if Caillebotte discovered a repertoire of motifs in Petit Gennevilliers which Monet had intensively studied, he shows no less originality. If we compare our painting to the work of Monet by the same name [2], we note the differences of both artists in terms of concepts and aesthetics. While Monet shows the lively festival at the end of the promenade, Caillebotte almost completely suppresses the actual event. There are no market stands visible and between the tree trunks, in the shadow of the foliage, one can only imagine the crowd of people. It is one of the characteristics of Caillebotte that the persons portrayed are not really present in the scene: people with their backs turned to the viewer, with glances cast into the distance. Here Caillebotte really brings the absence of a subject to a head. And yet the emptiness is not jarring. It is impressive that Caillebotte can still manage to surprise with his inventive spirit after quite a few years as an established artist at the end of the 19th century. [1] Anne Distel: Caillebotte, 1848-1894. Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 12 September 1994-9 January 1995 and Chicago, The Art Institute, 15 February-28 Mai 1995, Paris 1994, p. 283. Karin Sagner-Düchting: Caillebotte - neue Perspektiven des Impressionismus. Munich 2009, p. 149. [2] La Fête d'Argenteuil, 1872, private collection.
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Dessins, aquarelles et pastels
À propos de la vente
Catalogue
Vente de Prestige
4058 Basel - Suisse
23/06/2012
Proposé par Artcurial Beurret Bailly Widmer
0041 61 312 32 00

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