Lot 258
« J’ACCORDERAI... DE NE PLUS EMPLOYER LE NOM DE Gal BONAPARTE ET D’ADOPTER CELUI DE NAPOLÉON... » LOWE (Hudson). Ensemble de 5 pièces. [Île de Sainte-Hélène, 1817]. La suite de Napoléon Ier autorisée à accéder au périmètre de promenade — Lowe (Hudson). Lettre signée, en anglais, au grand-maréchal Henri-Gatien Bertrand. Plantation House, 4 octobre 1817. Une p. 3/4 in-folio sur papier vergé anglais doré sur tranches, filigrané au cœur à quatre de chiffre portant les initiales de la Compagnie des Indes (« V E I C », United East India Company) daté 1816 avec contremarque « J Whatman & Balston 1816 ». « Sir, although I yesterday repaired to Longwood for the express purpose of removing those sentries who might be supposed most likely to interfere with general Bonaparte during the course of his walks or rides, yet in consequence of your letter of yesterday, I have to give a still further proof of my desire to meet his view, where an objection may be still supposed to exist against his taking the horse exercise which is represented as so necessary to his health, resolved not to insist upon the exclusion of the officers and other persons of his suite from the use of the space of ground designed in my letter of the 2nd when they are not in attendance upon him, but that the whole of the space shall be thrown open equally to them as to him so that there can in such case be no mistake of persons or any likelihood of interruption proceeding from such cause. I have the honor to be, Sir, your most obedient and humble servant H Lowe lt general » Traduction par nos soins : « Monsieur, quoique je me fusse hier rendu à Longwood dans le but expresse de retirer ces sentinelles dont on pourrait le plus probablement supposer qu’elles gênent le général Bonaparte au cours de ses promenades à pied ou à cheval, je dois cependant, en conséquence de votre lettre d’hier, donner une preuve supplémentaire de mon désir de m’accorder à ses vues, où il est serait loisible de supposer encore qu’une objection existe relativement au fait qu’il se livre à l’exercice à cheval qui est présenté comme si nécessaire à sa santé, je me suis résolu à ne pas maintenir l’exclusion des officiers et autres personnes de sa suite de l’accès au périmètre défini dans ma lettre du 2 quand ils ne sont pas de service auprès de lui, mais à ce que ce périmètre tout entier soit rendu accessible, à eux comme à lui, de telle sorte qu’il ne puisse en tel cas y avoir aucune erreur sur les personnes ou aucune probabilité d’interruption comme suite à une telle cause. J’ai l’honneur d’être, Monsieur, votre très obéissant et humble serviteur, H Lowe lt général » « Les sentinelles seront placées autour du jardin à Longwood après le soleil couché, à moins que Nap. Bonap. ne consente à être accompagné par un officier anglais... » — LOWE (Hudson). Lettre signée, en anglais, au grand-maréchal Henri-Gatien Bertrand. Plantation House, 6 octobre 1817. 4 pp. sur un bifeuillet in-folio de papier vergé anglais doré sur tranches, filigrané au cœur à quatre de chiffre portant les initiales de la Compagnie des Indes (« V E I C », United East India Company) daté 1816, avec contremarque « J Whatman & Balston 1816 ». La lettre annonce la copie de 4 pièces annexes, ici absentes. — [LOWE (Hudson)]. Même lettre que ci-dessus, mais complète de ses 4 pièces annexes, le tout en traduction française, en copie autographe signée par le grand-maréchal Bertrand. [Sainte-Hélène, octobre 1817]. 4 pp. sur un bifeuillet in-folio de papier vergé, filigrané au lion en médaillon couronné avec contremarque « D & C° 1813 ». « Par ma lettre du deux courant, je me regarde comme ayant prévenu les principales objections qui sont détaillées dans votre lettre du 30 7bre qui pouvaient s’opposer à ce que Nap. Bonap. prît l’exercice à cheval qui est recommandé comme nécessaire à sa santé et dans ma lettre du 4, comme ayant fait une concession extérieure dans le même esprit. Votre lettre, Mr, du 30 à laquelle vous voulez toujours me renvoyer, mêle d’autres considérations qui me paraissent étrangères à cet objet, mais auxquelles je donnerai une réponse complète en même tems ; je désire vous informer distinctement et explicitement, qu’aucune considération quel[c]onque ne me portera à abandonner le règlement, qui prescrit que les sentinelles seront placées autour du jardin à Longwood après le soleil couché, à moins que Nap. Bonap. ne consente à être accompagné par un officier anglais, s’il désire prendre de l’exercice hors du jardin après cette heure ; ni à abandonner mon autorité à établir tels règlements qui me paraîtroient nécessaires pour conduire à leur effet cette partie de mes instructions qui enjoint que Nap. Bonap. ne doit avoir par aucun moyen de communication avec quelque personne que ce soit, que par mon canal... J’accorderai, Mr, avec le plus grand plaisir à votre suggestion de ne plus employer le nom de gal Bonap. et d’adopter celui de Napoléon. Je me suis servi du premier dans l’opinion que c’était celui des deux qui était le plus respectueux et conséquemment le moins propre à offenser. J’éviterai de faire aucun commentaire sur les circonstances dans lesquelles vous vous adressez aujourd’huy à moi, sur votre usage constant du titre d’empereur, et le ton impératif des demandes qui se suivent, mais je ne puis passer entièrement sous silence la perversion générale et la fausse interprétation de tous les actes et de tous les principes de ma conduite si apparente dans toutes vos lettres, regrettant de voir, aussi longtems que cela durera, l’impossibilité qui semble ainsi placée à dessein pour empêcher tout moyen convenable de s’expliquer et de s’entendre... » Hudson Lowe annonce aussi l’adjonction de 4 pièces jointes qui justifient sa conduite, et celles-ci figurent ici à la suite en traduction française de la main du grand-maréchal Bertrand : extrait d’une lettre de Hudson Lowe au comte de Montholon (29 août 1817), extrait des instructions que Hudson Lowe a reçues de son ministre de tutelle, le secrétaire d’État aux colonies Henry Bathurst (12 septembre 1815), extrait d’une lettre que Lord Bathurst a adressée à Hudson Lowe (26 septembre 1816), un extrait de la commission que Hudson Lowe a reçue de Lord Bathurst (12 avril 1816). « Il est minutieusement recommandé... qu’en cas d’indisposition on appelle le secours de quelqu’autre médecin outre le sien... » — LOWE (Hudson). Lettre signée, en anglais, au grand-maréchal Henri-Gatien Bertrand. Plantation House, 6 octobre 1817. 2 pp. 1/2 sur un bifeuillet in-folio de papier vergé anglais doré sur tranches, filigrané au cœur à quatre de chiffre portant les initiales de la Compagnie des Indes (« V E I C », United East India Company) daté 1813, avec contremarque « J Whatman & W. Balston ». La lettre annonce la copie d’une pièce annexe, ici absentes. — [LOWE (Hudson)]. Même lettre que ci-dessus, mais complète de sa pièce annexe, le tout en traduction française, de la main de Louis-Étienne Saint-Denis. [Sainte-Hélène, octobre 1817]. Une p. 1/4 sur un bifeuillet in-folio de papier vergé, filigrané à l’effigie de Britannia dans un médaillon couronné avec contremarque « J Jellyman 1814 ». « En addition à l’extrait des instructions que je vous ai transmis avec ma première lettre de cette date, permettez-moi de joindre ici, plus pour votre propre considération que pour celle de Napoléon Bonaparte à qui cette communication pourrait dans la présente situation de son esprit donner de l’inquiétude ou de l’offense, un extrait des instructions données à Sir George Cockburn. Vous observerez combien il est minutieusement recommandé... qu’en cas d’indisposition on appelle le secours de quelqu’autre médecin outre le sien. J’ai déjà eu l’honneur de vous dire que Mr Baxter, député inspecteur des hôpitaux, chef de l’établissement médical de cette isle, étoit prêt dans tous les temps, et désireux de le voir. Quelques puissent être les objections particulières de Napoléon Bonaparte à prendre de médecines, l’opinion d’une personne de l’art, d’une expérience et d’une habileté connue sur la nature de sa maladie, le régime et les remèdes qu’il convient d’adopter paraîtrait devoir donner quelque soulagement, si le soulagement est réellement recherché, et dans ce sentiment j’exprime mon plus vif désir qu’on consulte l’opinion de Mr Baxter... » À la suite, la traduction française de la pièce jointe annoncé, toujours de la main de Louis-Étienne Saint-Denis : un extrait des instructions adressées à George Cockburn concernant les actions à mener au cas où Napoléon Ier tomberait malade (30 juillet 1815). L’amiral Cockburn avait conduit l’empereur à Sainte-Hélène et avait assumé le commandement de l’île jusqu’à l’arrivée de Hudson Lowe en avril 1816. Louis-Étienne Saint-Denis, qui fut surnommé le Mamelouck Ali, fut valet de chambre de Napoléon Ier de 1806 à 1821 – à Sainte-Hélène, il fut également employé comme secrétaire et bibliothécaire de l’empereur.
Crédits photos :
Osenat / Michel Bury
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