Lot 1615
Jan Brueghel (Breughel) le Jeune (1601 Anvers - 1678 ibidem) Allégorie de l'amour Le spectateur regarde d'un point de vue légèrement surélevé un paysage de parc qui est visuellement divisé en plusieurs zones spatiales. Le premier plan est dominé par les éléments eau et terre. Sur le côté gauche, en bas de l'image, un bassin rond est placé dans la zone de terre brun clair, dans lequel un groupe de sculptures en pierre représentant des dauphins et un putto crache de l'eau. Devant lui est disposée une nature morte décontractée de fruits méridionaux, de coquillages et de vin dans de précieuses assiettes en porcelaine chinoise, des carafes et des verres en verre ; des pétales de rose et une branche de pommes rouges sont posées au sol. A côté de celui-ci, un petit chien tacheté de brun et de blanc aboie sur des oiseaux aquatiques déjà effrayés. Sur le côté droit de l'image s'étend un étang, sur la rive duquel se trouvent des iris jaunes, à côté d'une grue, deux cygnes qui se donnent des coups de bec et des canards avec leurs petits. Au centre du tableau, à gauche, se dressent des arbres au feuillage dense et un pommier aux fruits mûrs d'un rouge éclatant, devant lesquels se trouvent plusieurs rosiers rouges et blancs. Le côté droit de l'arrière-plan montre une architecture de parc représentative, qui attire également le regard sur un groupe central de personnages. Des pots de roses sont disposés sur un mur de pierre, et l'entrée est flanquée de deux grandes sculptures féminines. Là, un groupe de personnages distingués s'est réuni avec deux couples familiers pour lesquels des musiciens jouent pour la danse. Derrière eux, un chemin bordé d'arbres mène à un pavillon et à des arcades. Au-dessus du parc s'étend un ciel bleu vivement nuageux, dans lequel apparaît en haut à droite un char triomphal tiré par quatre colombes, avec Vénus et Cupidon qui s'élance vers le bas. L'interprétation iconographique du contenu de ce tableau est assez simple et claire - Vénus et Cupidon ainsi que les colombes représentent l'amour, tout comme les cygnes dans l'étang et les boissons et aliments exposés à gauche au premier plan. Jan Brueghel le Jeune a souvent traité des allégories complexes dans les années 1640 et 1650, et vers la fin de la guerre de Trente Ans, vers 1648, il s'est également penché sur le thème pictural de l'allégorie de l'amour. La nostalgie immanente de l'amour et de la paix aurait donc bien des références temporelles. Le tableau en question est étroitement lié à deux autres allégories de l'amour connues de Brueghel (voir Ertz 236-37). Toutes trois montrent un parc idyllique et paradisiaque avec des arbres, des fontaines et des cygnes ainsi qu'une Vénus résidant dans le ciel en haut à droite. Selon Ertz, elles ont toutes été peintes à la même époque, dans les années 1640. Panneau huile/cuivre. 70 cm x 87,5 cm. Encadrement . Joint en annexe : Expertise de Dr. Klaus Ertz, Lingen, 21.12.2012. Cf. Klaus Ertz : "Jan Brueghel le Jeune (...)", Freren 1984, n° 235-237 avec ill. Huile sur panneau de cuivre. Accompagné d'une expertise de Dr. Klaus Ertz, Lingen, 21st December 2012.
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