Lot 398 - sui
Joseph SÈVE fit donc la campagne de Belgique dans l'état-major de GROUCHY et effectua avec lui la remarquable retraite qui sauvera ses 40 000 hommes et ramènera toute son artillerie au sein de l'armée française. Mis en demi-solde de lieutenant, il devint représentant d'une maison de commerce. Vainement, il essaya de rentrer dans la nouvelle armée. Sur ces entrefaites, il apprit que le Shah de Perse recrutait des officiers pour organiser son armée à l'européenne. Il demanda au général Philippe de SEGUR des lettres de créances. Ce dernier lui remit les lettres de recommandations pour Méhémet-Ali, le vice-roi d'Égypte. Et voilà ; le lieutenant Joseph SÈVE au service de l'Égypte où il débarque en juillet 1819. Il a 31 ans, il se fait appelé colonel SÈVE. Pendant 41 ans, il va se consacrer à son nouveau pays et en particulier à l'armée Égyptienne. L'École d'Infanterie Égyptienne fut créée au début de 1820 sous le commandement de SÈVE, il obtint que l'école fut transférée à Assouan ; mais rapidement SÈVE comprit qu'il n'obtiendrait pas de résultat tant que son action serait entravée par son état de Roumi. Il envisagea donc de se convertir à l'islam. En 1813, le camp d'Assouan fut abandonné et les troupes vinrent stationner à proximité du Caire. Le vice-roi vint les inspecter. SÈVE organisa une brillante prise d'armes que commanda Ibrahim, le fils aîné du vice-roi. Les régiments reçurent leurs drapeaux. SÈVE qui s'était fait musulman, fut nommé colonel et revêtu de la dignité de bey en reconnaissance du brillant aboutissement de sa mission. En 1824, le sultan demanda à Méhémet-Ali des renforts pour mater la rébellion grecque en Morée. Le vice-roi organisa un corps expéditionnaire sous le commandement d'Ibrahim. Soliman Bey prit la tête du 6e régiment d'Infanterie. Le 8 mai, Soliman s'embarqua à Modon avec deux bataillons de son régiment. Le 11 mai, après trois tentatives de débarquement repoussées, Soliman prit pied sur l'île. En fin de journée Soliman était maître du terrain, il avait lui-même montré l'exemple de la bravoure et fait preuve d'un remarquable sens tactique. Blessé de deux coups de sabre à la cuisse, il conserva son commandement et se fit soigner le lendemain. En septembre, 1828, Soliman est promu Mirmiran, c'est à dire général de brigade. En Octobre 1828, Méhémet-Ali reçut Soliman avec honneur à son retour au Caire et lui fit obtenir le commandement de la 1re brigade de cavalerie. Le 21 décembre 1831, à 8h00 du soir, Ibrahim rentra victorieux à Konieh. Ibrahim reconnaissant le rôle joué par Soliman proposa à son père la promotion de ce dernier au grade de général de division et devint SOLIMAN PACHA. N.B. : Un important article consacré à la bibliographie de Soliman Pacha, dont nous avons transcrit les lignes ci dessus, a été publié dans les carnets de la Sabretache n°99E - 4e trimestre 1989. Une copie de cet article sera remise dans le dossier qui sera joint à ce sabre.
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Militaria et armes
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Catalogue
L'Empire à Fontainebleau
77300 Fontainebleau - France
10/03/2002