Lot 1236
PENDULE DE CHEMINÉE À MONOPODES EN FORME DE LIONS AILÉS
Style Empire, Paris, vers 1805. D'après un dessin de Charles Percier (1764-1838), le boîtier de Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), le mouvement de Louis Moinet (1758-1877).
Noyau en grès recouvert de marbre "Griotte Rouge" et de bronze doré finement ciselé. Le boîtier, de forme rectangulaire légèrement effilée, repose sur quatre monopodes à lions ailés. Cadran en émail blanc avec chiffres romains pour les heures et arabes pour les minutes, lunette en bronze décorée de frises de feuilles. Signée Thomire P. Cie à Paris et Moinet ainé Hger. Mouvement parisien avec roulements en rubis et sonnerie des demi-heures sur cloche. Le balancier est suspendu par un fil, sa longueur est réglable par une vis au-dessus du cadran.
22 × 16 × 31 cm.
Provenance :
Marchand d'art Böhler Munich, 1971.
Collection privée, Allemagne.
Littérature :
Hans Ottomeyer/Peter Pröschel : Vergoldete Bronzen. Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus. Munich 1986, p. 342, n° 5.5.2.
Cadran avec des rayures. Éclats minimes sur le marbre Griotte Rouge. Perte au verre frontal. Ornementation en bronze légèrement incomplète.
Cette pendule dont le boîtier est conçu comme un autel antique s'inspire des projets de l'architecte et décorateur parisien Charles Percier ; cf. un dessin de Percier de 1798, issu d'un carnet de Delafontaine et conservé au musée des Beaux-Arts de Rennes (illustré dans Hans Ottomeyer/Peter Pröschel : Vergoldete Bronzen.
Munich 1986, vol. 1, p. 342, n° 5.5.2 et 5.5.3).
Il existe quelques versions de ce modèle. Un exemple est une pendule en porcelaine biscuit de la manufacture de Sèvres, qui se trouve actuellement dans les musées d'État de Kassel (Sabine Thümmler et Hans Ottomeyer (eds.) : Geschenkt & gekauft. Die Neuerwerbungen der Staatlichen Museen Kassel 1995-1999. p. 115, no. 59). Cette pendule est datée de 1814, mais, par rapport à la pendule proposée et selon l'esquisse, elle présente une décoration beaucoup plus riche.
Un parallèle étonnant peut également être établi avec une pendule de Thomire et Le Sieur conservée au Musée des Arts Décoratifs de Paris (inv. n° 23735), qui est datée de 1800-1805. L'exemplaire du musée présente un boîtier identique en forme de temple avec les mêmes applications en bronze doré, également exécutées en marbre rouge de Griotte, qui fait partie d'un ensemble plus vaste. Le boîtier est flanqué d'un Apollon en bronze patiné foncé et repose sur un large piédestal. Le pendule est également doté d'un toit à pignon en bronze doré sur le boîtier du temple, avec des têtes d'Apollon aux angles.
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KAMINPENDULE MIT GEFLÜGELTEN LÖWENMONOPODIEN
Empire, Paris en 1805. Nach einem Entwurf von Charles Percier (1764-1838), das Gehäuse von Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), das Werk von Louis Moinet (1758-1877).
Les sables sont peints avec du marbre "Griotte Rouge" et des bronzes vergoldes et finement zébrés. La forme de l'objet est légèrement vertigineuse et repose sur trois monopodes en verre flammé. Dans le coin inférieur gauche, un objet de taille moyenne avec des frites en relief et des frites de taille moyenne. Un tableau d'affichage en forme d'aiguille avec des chiffres römischen Stunden- sowie arabischen Minutenzahlen in mit Blattfriesen verzierter Bronzelünette. Signiert Thomire P. Cie à Paris sowie Moinet ainé Hger. L'ouvrage de Paris est orné de rubans et d'une étiquette à l'intérieur de l'ouvrage. Das Pendel mit Fadenaufhängung, Pendellänge über Stellschraube oberhalb des Zifferblattes regulierbar.
22 × 16 × 31 cm.
Provenienz :
- Kunsthandlung Böhler München, 1971.
- Privatsammlung Deutschland.
Littérature :
Hans Ottomeyer/Peter Pröschel : Vergoldete Bronzen. Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus. München 1986, S. 342, Nr. 5.5.2.
Zifferblatt mit Kratzer. Minimale Bestossungen am Griotte Rouge. Fehlstelle am Frontglas. Bronzezier minim unvollständig.
Cette pendule, dont la structure ressemble à celle d'un autel antique, suit dans ses fondements les idées de l'architecte et raumaturge parisien Charles Percier. Celles-ci se manifestent dans une représentation de Percier datant de 1798, qui provient d'un livre d'images de Delafontaine et qui a été exposée au musée des Beaux-Arts de Rennes (voir Hans Ottomeyer/Peter Pröschel : Vergoldete Bronzen. München 1986, Bd. 1, S. 342, Nr. 5.5.2 bzw. 5.5.3).
Es existieren einige Ausformungen, die sich auf diesen Entwurf beziehen. C'est le cas d'une pendule à Biskuit-Porzellan de la manufacture de Sèvres, qui se trouve aujourd'hui dans les musées nationaux de Kassel (Sabine Thümmler et Hans Ottomeyer (Hrsg.) : Geschenkt & gekauft. Die Neuerwerbungen der Staatlichen Museen Kassel 1995-1999. S. 115, Nr. 59). Diese Pendule wird in das Jahr 1814 datiert, weist jedoch im Vergleich zu der hier angebotenen Pendule und entsprechend der Skizze ein wesentlich reicheres Schmuckwerk auf.
Un parallèle extraordinaire est également possible avec une pendule de Thomire et Le Sieur au Musée des Arts Décoratifs de Paris (Inv.-Nr. 23735), datant de 1800-1805. Sur l'exemplaire en question, on peut voir la même construction en forme de temple avec les mêmes applications en bronze doré, même si l'on peut voir une armure de griotte rouge, qui fait partie d'un des plus grands ensembles du monde. Cette pièce a été flanquée d'un épingle à cheveux en bronze doré et repose sur un socle en chaussettes très épais. La pendule est munie d'un grand plateau en bronze doré sur le temple, avec des pieds d'Apollon sur les côtés.
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