Lot 19
*Masque Mukuyé, Punu Gabon Bois mi-dur, pigments Accidents d'usage Hauteur : 26 cm ( 10 1/4 in.) Provenance : - Sir Kenneth Clark, the Hon, Saltwood Castle, Kent, acquis au milieu du 19è siècle - Alan Clark, vente Sotheby's, Londres, 12 juillet 1977, n° 161 - Ancienne collection Hubert Goldet, vente Ricqlès, Paris, 30 juin - 1er juillet 2001, n° 278, reproduit Exposition : - Art of Primitive Peoples, Berkeley Galleries, juin-juillet 1945, n° 43 - Masterpieces of the People's republic of the Congo, New York, The African-American Institute, 25 septembre 1980 - 24 janvier 1981, p.38, n° 44 - Africa-Capolavori da un continente, Turin, Galleria d'Arte Moderna, 2 octobre 2003 - 15 février 2004, p. 237, fig. 3.73 Bibliographie : - Louis Perrois, Arts du Gabon, Editions Arts d'Afrique Noire, 1979, n° 262 - L'Œil, n° 321, avril 1982, article d'André Fourquet, Chefs-d'œuvre de l'Afrique : Les masques Pounou, p.56, n° 7 - Statuaire de l'Afrique noire, ABC Collection, numéro hors-série, janvier 1979, p.59 - Ezio Bassani, Africa-Capolavori da un continente, Artificio Skira, 2003, p. 237, fig. 3.73 Visage féminin peint au kaolin, orné au front et aux tempes de scarifications losangées rehaussées, comme la bouche, de rouge de padouk. La coiffe peignée, composée de deux chignons et de deux couettes latérales, est noircie au feu. Elle est délimitée à l'avers par un fin bandeau ocre rouge épousant le galbe frontal prenant naissance à l'arrière des oreilles en demi-lune, et au revers par la gorge de fixation de parure qu'elle surplombe en bec de perroquet. Deux trous de fixation traversent la collerette. Belle taille interne à l'herminette dessinant un burelage dans le bois. Ce masque réunit tous les canons du grand style Punu des masques blancs : haute coiffe laquée noir au nattage curviligne, front bombé, scarifications en écailles de poisson, parfait équilibre des traits ciselés dans le bois, manifeste tant dans les sourcils et les yeux fendus que dans la bouche et le nez délicats. Le regard filtrant confère au masque une apparence de mystère et de forte intériorité. Ce type de masque, utilisé lors des cérémonies de deuil, évoque l'âme d'une jeune fille. Le blanc est, dans les croyances gabonaises, la couleur de la réincarnation. Aussi, les premiers Occidentaux arrivés dans ces régions furent-ils pris pour des revenants. Le danseur caché par un ample costume était souvent monté sur des échasses, armé d'un fouet et d'une machette. Le masque pouvait, selon les rituels, se montrer menaçant et faire fuir l'assistance ; dans d'autres cas, il déchaînait au contraire l'hilarité du public. Présent déjà au 19e siècle dans les collections du Saltwood Castle (cf. : vente Sotheby's, Londres, 12 juillet 1977), ce masque est d'une grande ancienneté, ce qu'attestent de nombreux détails. Fin de la description au lot suivant
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Objets d'art et de décoration anciens
À propos de la vente
Catalogue
Arts Primitifs
75008 Paris - France
10/06/2004
Proposé par Calmels Cohen
33 (0)1 47 70 38 89