Lot 42
Maurice de VLAMINCK LA SEINE AU PECQ, 1907-1908 Huile sur toile signée en bas à droite 60 x 73 cm (233/4 x 283/4 in.) Provenance : Ambroise Vollard Collection Gabriel Frizeau, Bordeaux ; acquis auprès d'Ambroise Vollard en 1914 Collection Jean-Pierre Moueix, Libourne/Bordeaux Galerie Beyeler, Bâle Maurice Laffaille, Paris Bibliographie : Ce tableau sera inclus dans le catalogue raisonné actuellement en préparation par le Wildenstein Institute. Un certificat de Monsieur Paul Pétridès sera remis à l'acquéreur Un certificat des Demoiselles Vlaminck sera remis à l'acquéreur Une attestation du Wildenstein Institute sera remise à l'acquéreur. “Le vermillon seul pouvait rendre éclatant le rouge des tuiles sur le coteau d'en face. La couleur orange de la terre, celles, dures et crues, des murailles et de la verdure, l'outremer et le cobalt du ciel s'harmonisaient jusqu'à l'outrance dans un ordre sensuel et musical. Seule la série des couleurs sur la toile avec toute leur puissance et leur résonnance pouvait, en s'orchestrant, traduire l'émotion colorée de ce paysage” écrivait Maurice de Vlaminck. Justesse des mots en symbiose avec cette œuvre, La Seine au Pecq. Paysan dans l'âme et paysagiste dans les doigts, Vlaminck ne pouvait que sublimer ces bords de Seine. Riche de l'expérience du Fauvisme et fasciné par l'architecture cézanienne, Vlaminck entrevoit dans ces paysages l'espoir de peindre des chefs-d'œuvre. Arbres au premier plan bien souvent, espace d'eau, qui fait miroir, ou de terre au deuxième plan, puis maisons ou rideaux d'arbres, l'ensemble est traité par des tonalités fougeuses mais équilibrées ce qui a fait dire à Guillaume Apollinaire, en 1910, qu'il était “l'un des peintres les mieux doués de sa génération”. Il faut aussi expliquer l'historique de La Seine au Pecq. Il est d'abord indiscutable parce qu'Ambroise Vollard achète ce tableau et le conserve jusqu'en 1914. L'histoire se poursuit de façon originale.C'est par l'entremise du peintre André Lhote, bordelais d'origine, que le marchand rencontre Gabriel Frizeau à qui il vend La Seine au Pecq. En effet, Gabriel Frizeau, collectionneur et propriétaire de vignes, mécène à ses heures, finance les études d'André Lhote. Afin de remercier et de rendre hommage à son bienfaiteur, André Lhote l'introduit auprès de l'intelligentia parisienne et notamment du marchand auquel il achète nombre de tableaux. La collection Frizeau s'est enorgueilli d'œuvres d'Odilon Redon et d'une dizaine de tableaux Gauguin dont D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? actuellement au Museum of Fine Arts de Boston. 1 700 000 / 1 900 000 FF 259 000 / 290 000 EU $ 276 000 / 309 000
Crédits photos : Contacter la maison de vente
Tableaux anciens
À propos de la vente
Catalogue
14/12/1999
Proposé par Artcurial
33 (0)1 42 99 20 20