Lot 40
MICHELE ROCCA (Parme, 1671 - Venise, 1751) Bacchanale avec nymphe, satyre et cupidons Huile sur toile, 37,2X47 cm Provenance : Rome, collection Rosa Milan, collection privée Bibliographie : G. Sestieri, Michele Rocca, in Quaderni di Emblema 2, Miscellanea, 2, 1973, pp. 83-96, fig. 80 G. Sestieri, Repertorio della pittura romana della fine del Seicento e del Settecento, Turin 1994, I, pp. 159-161 (cité comme Idillio musicale già della collezione Rosa) G. Sestieri, Michele Rocca e la pittura rococò a Roma, Milan 2004, p. 218, fig. 34A Si la redécouverte de Michele Rocca est due à Hermann Voss qui, en 1921 et 1924, consacre deux articles aux prérogatives rocaille de l'artiste, c'est grâce aux études de Giancarlo Sestieri que la personnalité de l'artiste prend toute son importance. En effet, l'essai de 1973 coïncide avec la fortune de collectionneur du peintre et sa présence sur le marché international, les plus importantes galeries londoniennes comme Heim, Hazlitt et Colnaghi proposant Rocca comme un représentant éminent de l'art italien du XVIIIe siècle. On sait que Rocca est né à Parme en 1666 et qu'il a appris les rudiments du métier auprès du peintre théatin Filippo Maria Galletti, mais selon Nicola Pio, il est arrivé à Rome très jeune, vers 1682, pour fréquenter l'atelier de Ciro Ferri. Cela dit, l'artiste connut très tôt le succès et fut apprécié par un cercle d'admirateurs, dont le cardinal Pietro Ottoboni. Sa production, en effet, compte principalement des toiles à sujets mythologiques destinées à des collectionneurs cultivés et raffinés, avec des figures aux poses sinueuses et élégantes, caractérisées par une qualité glacée des surfaces, dans lesquelles les souvenirs de Corrège et de Parmigianino sont réinterprétés à travers la culture arcadienne en vogue. Le résultat est donc extraordinairement séduisant et pas du tout monotone du point de vue créatif, mettant en évidence une culture littéraire et une interprétation cohérente de la tradition de la Renaissance. L'œuvre est accompagnée d'une communication écrite de Mina Gregori. Bibliographie de référence : H. Voss, Michele Rocca, ein vergessener italienischer Rococo-maler, in Zeitschrift für Bildende Kunst 32, 192, pp. 69-75 C. Enggass, R. Enggass, Nicola Pio, le vite di pittori, scultori et architetti, Rome 1977, ad vocem N. Roio, Michele Rocca un pittore emiliano a Roma tra Barocco e Rocococo, in Antichità viva 2, 1993, pp. 42-48 N. Roio, Michele Rocca un pittore emiliano a Roma tra Barocco e Rocococo, in Antichità viva 4, 1994, pp. 9-15 E. Debenedetti, C. Pergoli Campanelli, Un point sur Michele Rocca, in Roma il Tempio del vero gusto. La pittura del Settecento romano e la sua diffusione a Venezia e a Napoli, actes de la conférence édités par E. Borsellino et V. Casale, Florence 2001, pp. 59-66
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25/11/2025
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