Lot 89
Napoléon Ier (1769-1821) 8 L.S. « Napo », « Nap » ou « NP », Schönbrunn 1er septembre - 14 octobre 1809, à l'Archichancelier CAMBACÉRÈS ; les lettres sont écrites par Fain (4), Duroc (1) ou Méneval ; 3 pages et 4 demi-pages in-4. [547, 548, 550-555] Fin du sejour a Schonbrunn, jusqu'a la signature du traite de Vienne. 1er septembre. « On a mal fait de faire voyager en poste les gardes nationales. On abuse de ce moyen qui épuise les campagnes, fatigue les troupes et coûte un argent énorme. Faire marcher en poste des hommes sans armes, qui ont besoin de tems pour s'organiser, c'est une véritable folie. Vous ne m'avez pas envoyé le nom des commandans de la Garde nationale de Paris ; j'aurais désiré recevoir des notes sur chacun d'eux, qui me les fissent connaître. Il me semble que tout cela a été mené avec trop de précipitation et de mouvement, pour lever sur le 1/3 de la France, les 30,000 gardes nationales, que j'ai demandées, il ne fallait pas tant de tapage et d'effervescence »... 4 septembre. « Il reste actuellement à voir ce que feront les Anglais ; c'est folie de s'imaginer qu'ils puissent vouloir tenter de remonter le fleuve ; qu'ils s'exposent en pleine campagne en passant le canal de Bergopzoom, ou en tournant cette place, cela est plus probable ; mais à quoi cela avancerait-il ? Les troupes du Prince Ponte Corvo [Bernadotte], les inondations, les forts, et enfin les remparts d'Anvers rendraient cette opération vaine. En supposant que les Anglais se soient présentés sur la côte avec 30,000 hes on peut établir comme certain qu'ils n'en ont plus maintenant que 25 000 hes, évaluer à 5,000 ceux qu'ils ont eu hors de combat tant par mort et blessures que par maladies, dans une île comme celle de Walcheren, c'est bien peu et il y en aura eu sûrement davantage. Les généraux doivent avoir reçu aujourd'hui mes instructions et connaître de quelle manière je désire qu'on se comporte autour d'Anvers »... Gravenek [Grafenegg] 9 septembre. Mon cousin, j'ai passé hier ici la revue du corps du duc de Raguse. Je vais partir dans une heure pour retourner à Vienne. Les négociations se continuent. On a répandu à Paris le bruit que j'étais malade, je ne me suis jamais mieux porté »... 12 septembre. « Mon Cousin, je vois que, par le télégraphe, le Prince de Pontecorvo [Bernadotte] vous a rendu compte directement : il a eu tort de vous adresser sa dépêche et vous avez eu tort de la recevoir. Faites connaître à ce Prince que c'est toujours au ministre de la Guerre qu'il doit s'adresser. - Le ministre de l'Intérieur [Cretet] ne s'étant pas encore rétabli, je pense qu'il serait convenable qu'il demandât sa retraite [...] l'activité des circonstances où nous nous trouvons et où nous pouvons nous trouver, exigent au ministère un homme sain et jouissant de toutes ses facultés »... 24 septembre. « Le ministre de la Guerre [Clarke] vous communiquera un projet de sénatus-consulte pour la levée de 30 000 conscrits. Je me suis décidé à faire cette levée ; vous en verrez les raisons dans le rapport que doit faire le ministre de la Guerre. Dans votre discours au Sénat, vous aurez soin d'appuyer sur ce qu'a de juste et de bienfaisant l'idée d'épargner l'armée d'Allemagne en ne voulant pas la porter dans une même année des bords du Danube sur le Guadalquivir, et de faire sentir que cette idée tend à économiser le sang français »...Cambacérès a noté en tête : « copier en entier ». 28 septembre. « Mon Cousin, je reçois votre lettre du 22 avec la démission de M. CRETET. Tout ce que demande M. Cretet lui sera accordé ; il aura le titre de Ministre d'État, il sera admis au conseil ; et de plus, aussitôt que je le verrai un peu rétabli, je lui confierai la surintendance des bâtimens de la Couronne »... 29 septembre. « Mon Cousin, le mémoire que vous m'avez envoyé sur les expropriations administratives ne traite pas la question avec assez d'étendue. Vous trouverez ci-joint mon opinion rédigée en projet pour être envoyée au Conseil d'État »... 14 octobre. « Mon Cousin, je vous expédie une estaffette extraordinaire pour vous informer que la paix a été signée ce matin à 9 heures »...
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Catalogue
52 • HISTOIRE • NAPOLÉON À CAMBACÉRÈS
92200 Neuilly-sur-Seine - France
19/10/2022
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