Lot 17
NICOLAS de STAËL (1914-1955) LA SEINE À PARIS, 1954 Huile sur toile, signée en bas à gauche. 89 x 130 cm. Expositions : - Nicolas de Staël, Galeries Nationales du Grand Palais, Paris, 22 mai - 24 août 1981, N° 94 du catalogue. - Nicolas de Staël, Stavanger, Arhus, Copenhague, 1983, N° 16 du catalogue. - Nicolas de Staël, Musée Nacional centro de Arte Reine Sofia, Madrid, 7 oct - 2 déc. 1991, N° 75 du catalogue. - Nicolas de Staël, Fondation Mæght, 2 juillet- 22 septembre 1991, N° 75 du catalogue. - Nicolas de Staël, Tokyo, Kamura, Hiroshima, 1993, N° 41 du catalogue. Biographie : - Nicolas de Staël, catalogue raisonné de l'œuvre peint «par Françoise de Staël», éditions Ides et Calendes, décrit et reproduit p. 546, N° 860. Après dix ans considérés, comme sa période abstraite l'artiste revient à un style plus explicitement figuratif. En 1954, il expose chez Rosenberg à New York et à la Galerie Jacques Dubourg à Paris. Il peint une série de tableaux sur les ponts de Paris, il est plus fluide que dans ses précédentes œuvres ou il travaillait à la brosse et au couteau. Dans ce tableau on peut voir, l'inspiration d'Édouard Manet, avec son génie de la simplification où les gris, les noirs et les blancs sont savamment orchestrés. Il dépeint admirablement une des vues les plus célèbres de Paris ; si souvent traitée par les peintres de l'école de Paris : Matisse, Marquet, Utrillo, etc… l'enfilade de la Seine, avec au premier plan, le pont Neuf et à droite La Conciergerie. «La Seine à Paris est, que l'on me pardonne le mot, une toile étonnamment fluide. Nicolas de Staël y laisse couler, avec une économie de moyens exceptionnelle, les blancs, les gris et les noirs, qui suffisent en peu de gestes à planter le décor : les arbres le long des berges, le quai noir qui borde la Conciergerie. La composition est dynamique, mais équilibrée, scandée par les obliques du quai rive droite, le Pont-Neuf au premier plan et le pont au Change surmonté de trois arbres noirs qui ferment la perspective. La brosse altière agite l'eau du fleuve, signale les remous qui se forment derrière la pile du pont, humidifie l'ardoise grisâtre du toit de la Conciergerie. Dans d'autres mains, ce ne serait qu'une pochade. Ici, il n'y avait, semble-t-il, rien à ajouter.» Rétrospective N. de Staël, 1991, Fondation Mæght.. TP
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Catalogue
20/06/2008
Proposé par Piasa
33 (0)1 53 34 10 10