Lot 110
Original
ALFONS MUCHA (1860-1939) “SARAH BERNHARDT”
Huile sur panneau signée en bas à gauche et datée 1903.
68 x 53 cm
Descriptif et historique du tableau
Ce tableau, peint par Mucha en 1903, servit de modèle pour le calendrier LU de l'année 1904.
À cette période, LU lance les premières collections de ses cartes autographes. Pour obtenir les fameuses attestations, Louis lefèvre-Utile passe par un intermédiaire parisien.
En avril 1903, LU adresse un courrier pour qu'il demande à Sarah Bernhardt si elle accepterait que Champenois fasse faire un portrait d'elle par Mucha. Louis Lefèvre-Utile est très impliqué dans le processus de création du tableau.
La maison LU a pour projet de créer une série où une célébrité poserait pour le tableau annuel.
EXPOSITIONS :
1980, MUCHA, Le grand Palais, Paris.
1981, L'ART ET LES BISCUITS, Espace Cardin, Paris.
1987, LES BISCUITERIES DE NANTES,
Musée du Château des des ducs de Bretagne, Nantes
1999, L'INDUSTRIEL ET LES ARTISTES,
Musée du Château des ducs de Bretagne, Nantes.
2001, UNE EXPO A CROQUER, Espace Cardin, Paris.
L'entreprise Lefèvre-Utile avait établi une collaboration annuelle avec un artiste pour la réalisation d'un tableau.
Celui-ci devait être le support d'un ensemble de déclinaisons publicitaires allant de l'affiche au calendrier de poche.
Nous connaissons bien aujourd'hui, grâce aux archives de l'entreprise, l'origine et l'utilisation de ces tableaux appelés “séries annuelles”.
L'idée semble naître dès 1892 avec le tableau “la femme au Petit beurre”. Le dernier tableau de cette série sera les Petites Algériennes de Madame Lucas-Robiquet, réalisé en 1914 mais diffusé en produits publicitaires à partir de 1920. Une vingtaine de tableaux, exécutés notamment par les artistes Piot, Rossi, Mucha, Chabas, Enjolras, Bocchino et Guillou , constituent le corpus de cette production artistique originale liée à une entreprise. Le tableau devait être prêt pour le nouvel an ; aussi Louis Lefèvre-Utile commandait-il à partir du printemps précédent à l'imprimeur Champenois la recherche du meilleur tableau en harmonie avec l'image de marque de l'entreprise.
Champenois visitait les ateliers ou les salons des artistes français pour choisir le tableau adéquat. Il ne s'agissait pas toujours d'une commande spéciale, mais de l'achat d'un tableau déjà réalisé. La peinture était alors confiées à Champenois qui procédait aux différents tirages publicitaires et les imprimait en tableaux calendriers. Un soin particulier était attaché à la réalisation de ces images publicitaires qui, pour certaines, comptaient jusqu'à douze passages de couleur lors de l'impression. La plupart de ces affiches étaient offertes aux meilleurs clients et distributeurs de l'entreprise.
Le tableau “La parisienne” est bien entendu une commande célébrant la participation LU à l'Exposition Universelle de 1900.
90 000 / 110 000 €
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