Lot 2
Paul Gauguin (1848-1903) attribué à
Le Lépreux, vers 1901-1903
Bois tropical Tou (Cordia subcordata)
H 155 x L 52 x P 70 cm
Provenance : Collection Paul Nordmann, Tahiti ; collection Docteur Louis Rollin ; André Urban, Paris ; collection particulière ; par descendance
Expositions : Association Paul Gauguin (Maurice Malingue et Pierre Gauguin)
Gauguin et ses amis, Pont-Aven, Hôtel de Ville, 8 août-14 sept. 1961, cat. 19. Galerie Charpentier, Paul Gauguin, Tokyo-Kyoto-Fukuoka, 23 août-9 déc. 1969, cat 113, préface Daniel Wildenstein, Francisco Durrio (1868-1940). Con Gauguin y Picasso en Paris, Bilbao, Museo de Bellas Artes de Bilbao, 3 juin-15 sept. 2013, cat. 77
Bibliographie : Louis Rollin, " Un lépreux de Gauguin ", dans Gazette des Beaux-Arts, n° 202, 13 novembre 1936, p. 1 et 7
Christopher Gray, Sculpture & Ceramics of Paul Gauguin, Baltimore, John Hopkins Press, 1963, cat. 138, p. 291, Hauro Hirota, La sculpture de Paul Gauguin dans son contexte (1877-1906) et le catalogue raisonné informatisé de l'œuvre sculpté, Ph. D. Paris I Panthéon-Sorbonne, 1998, n° 152, p. 215.
Cette œuvre est accompagnée d'une lettre de mise à l'étude de l'Institut Wildenstein, chargé du catalogue des peintures de Paul Gauguin. Découvert dans les années Trente à Papeete, où Gauguin séjourna longtemps avant son départ pour les îles Marquises, le Lépreux a échappé à l'autodafé organisé par les autorités religieuses au lendemain de la mort de l'artiste. Jugées obscènes et païennes, nées d'un esprit tourmenté, ses œuvres furent brûlées en place publique. Retrouvé dans un hangar et saisi par les gendarmes, le Lépreux fut aussitôt donné à Gauguin et salué comme une sculpture particulièrement étonnante : un indigène assis, nu, portant un tatouage koniho (rangée de traits symbolisant des dents) sur les lèvres, une main recroquevillée. Paul Nordmann, grand collectionneur et donateur au musée ethnographique (futur Quai Branly) en fut le premier propriétaire ; l'œuvre fut ensuite acquise par le docteur Louis Rollin, médecin de l'Administration française aux Îles Marquises. L'œuvre est aussi le témoignage de la maladie qui sévissait alors en Polynésie et une légende tenace voulait que Gauguin en fut atteint. Amené en France, le Lépreux fut vendu à un galeriste parisien puis acquis par un particulier en 1964, qui l'a transmis à sa descendance. Présenté à une exposition rétrospective de l'œuvre de Gauguin en 1961, le Lépreux fut publié en 1963 par Christopher Gray, chargé par les ayants-droit de l'artiste d'établir le catalogue raisonné de l'œuvre sculpté et céramique de Gauguin.
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Sculptures et bronzes
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