Lot 56
RARE SCULPTURE FETISHE EQUIN Pueblo, Zuni ?, Sud ouest des Etats-Unis d’Amérique Longueur 37,5 cm Datation propose XVII – XVIIIème siècle Cette rare figuration du cheval, reprend les proportions classiques des civilisations pré pueblo et pré-contact, avec une géométrisation des volumes, des pieds courts, une queue en triangle, une stylisation essentielle de la tête et un élément caractéristique de l’animal : la crinière. Comme dans de nombreuses sculptures pré contact les yeux sont incrustés. Cette simplification des formes et des volumes sera réinventée par les sculpteurs de la première moitié du XXème siècle. Par sa taille cette oeuvre dépasse les critères habituels des fétiches personnels que les indiens portaient sur eux, et devient une sculpture à part entière. Mais ici nous sommes en présence d’un animal réintroduit par les Espagnols sur le continent américain. La première visite européenne du territoire, aujourd’hui appelé Arizona et Nouveau Mexique, s’est faite en 1539 par Fray de Niza. Sa description enthousiaste est à l’origine de l’expédition de Francis Vazquès de Coronado à la recherche des sept cités d’or de Cibola, en 1540. L’expédition comprenait 240 cavaliers. Ce n’est qu’au cours du XVIIème siècle que quelques espagnols et missionnaires s’installent sur ces terres. A ce moment les seuls habitants de ces régions sont les indiens pueblos ( Zuni, Laguna, Taos, Cochiti, Hopi..). Le cheval après avoir impressionné l’ensemble du monde pré colombien, devient un sujet de possession et de fierté. Il est à remarquer que les fétiches les plus importants sculptés par les indiens pueblo et notamment les Zuni portent des incrustations de pierres précieuses, souvent en turquoise, à la place du cœur. Ici notre cheval, visiblement un étalon, porte cette offrande de manière sexuée. L’emplacement peu habituel de l’offrande dénote l’importance de l’étalon source de pouvoir et de richesse pour son propriétaire. Nous nous permettons de publier les réflexions du Professeur Ross Frank de l’Université de San Diego au sujet de cette sculpture. Horse Effigy 11 x 5 x 2.5 inches, alabaster, galena inlaid eyes and phallus One of the most powerful stone animal effigies seen publically, the horse appears beautifully articulated at the mid-point above, delineating the head and neck - with its mane raked all the way down its neck - from the back of the animal. A mane, eyes, mouth, tail, and furrows between each set of legs, are modeled in the stone. On the left side, 2 lines behind the front leg mark the muscles that attach the leg to the body. This detail is not repeated on the left side, but the lines are similar to those that separate the rear legs suggesting their deliberate appearance. Both the eyes and phallus are inlaid, probably with galena, the natural mineral form of lead sulfite. When suffused by a light source, the effigy horse becomes translucent, illuminating mottled areas on the body and the worked details on the head, tail, and legs. The piece is distinguished from the numerous Pueblo Indian horse fetishes and Navajo jish made for personal use by its monumental form and solid, rectangular form. It has more in common with the large stone effigies of buffalo generally associated with northern Plains peoples. Its collection history places the object in the Southwest. The effigy may be related to the southern plains early horse cultures of the Comanche or Kiowa, or it may be of Pueblo origin in the Rio Grande region. Its curvilinear front and stolid body suggests that the piece was made soon after horses became available, perhaps the early 1700s, during the period when indigenous groups first became familiar with the power of the animal, here rendering its intimate relationship with human kind in sculptural form. Ross Frank Associate Professor Ethnic Studies, UC San Diego
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Sculptures et bronzes
À propos de la vente
Catalogue
07/12/2015
Proposé par Eve Enchères SVV
33 (0)1 53 34 04 04