Lot 376
Raymond HAINS 1926-2005
DE GAULLE A GAGNÉ, 1958
Affiches lacérées marouflées sur toile
100 x 110 cm (39 x 42,90 in.)
Provenance :
Galerie Colette Soardi, Nice
Collection particulière
Exposition :
Barcelone, MACBA « Raymond Hains », sept 1999, reproduit p.65 du catalogue
Porto, Fondation serralves, février 2000
Bibliographie :
Catalogue de l'exposition, “Les Affichistes, Dufrêne, Hains, Rotella, Villéglé”, Centre Européen d'Art Contemporain, Vallauris Golfe-Juan, 13 septembre - 30 octobre 1997, reproduit en noir et blanc non paginé
(....) “Hains arpente les livres comme il parcourt les villes, s'émerveillant des dérives infinies du sens à travers les glissements progressifs du plaisir, à travers les grands écarts du calembour qui réunit les éléments les plus éloignés, les plus inattendus, à travers les associations d'idées, les ponts qu'il jette d'une phrase à l'autre, d'une giclée de mots à l'autre, d'un fait, d'une découverte à l'autre.
Raymond Hains est un somnanbule qui rêve et parle, divague, créant par son verbe incessant un monde, un univers magique où tout se correspond, s'unit, prend un sens caché”.(....)
Michel Nuridsany
Extrait de l'incessant, texte du catalogue : Raymond Hains, du Musée d'Art Moderne, Fondation Ludwig, Vienne, 1995
Dès ses débuts, Raymond Hains se démarque par la conception d'un univers total, en référence constante à la photographie et au langage. Il a appartenu au mouvement des Nouveaux Réalistes en compagnie de Arman, César, Tinguely, Villéglé, Yves Klein, ce mouvement étant pour lui non pas un groupe d'artistes mais “une espèce de confrérie”. En 1946, il réalise ses premières photos abstraites en multipliant les images par le jeu de miroirs. Met au point l'année suivante un objectif en verre cannelé qui lui permet de faire éclater l'image.
Dès 1949, il découvre l'impact plastique des affiches lacérées sur les murs et les palissades. Il expose la “Palissade des emplacements réservés” à la première Biennale de Paris en 1959.
Après tout, l'art appartient au domaine du jeu, que ce soit avec les mots ou avec les choses. Raymond Hains est en effet un capteur d'images autant qu'un “dragueur de murs”, pour qui il existe une sorte de lien social entre tous les outils de notre société de consommation.
Dès 1949, il découvre l'impact plastique des affiches lacérées sur les murs et les palissades. Il expose la “Palissade des emplacements réservés” à la première Biennale de Paris en 1959.
Il s'inscrit dans cette tendance en récupérant des affiches publicitaires ou politiques imprimées par les uns et déchirées par d'autres, devenant ainsi ravisseur de ce qui l'entoure plutôt que créateur.
Ce sera jusqu'en 1961 où il utilisera des affiches lacérées, qu'il réalise la série de “La France Déchirée”. Il signera également en 1960 le manifeste des Nouveaux Réalistes et prend ses distances de ce mouvement avec le “Neo Dada emballé” exposé en 1963 au Salon Comparaisons.
Voyageant dans le temps et dans l'espace comme ici avec “De Gaulle a gagné” réalisé en 1958, grâce aux correspondances d'images et de mots, Hains a créé par un jeu de coïncidences verbales, une mythologie personnelle qui réunit emblématiquement les lieux, l'histoire et les personnages...
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Dessins, aquarelles et pastels
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