Lot 64
SUPERBE SINGE, BAOULE, Côte d'Ivoire
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Nous considérons ce style comme le style classique de ce type de statuaire par le raffinement dans le modelé du corps qui garde des caractéristiques formelles totalement humaines dans les épaules, les bras et la grande délicatesse des mains qui contraste avec la force “animale” de la gueule invoquant le babouin. Nous proposons de nommer ce style 2 de Borremans-Batist, le style du “maître des phalanges délicates” comme nous connaissons le maître des petites mains chez les Tsonga (Voir S. Klopper, Le maître des petites mains : la redécouverte d'un artiste du sud-est de l'Afrique, “dans Bernard de Grunne”, ed., Mains de maîtres, Espace culturel BBL, Bruxelles, 2001, pp. 249-259).
On pourrait penser que ce style du “maître des phalanges délicates” fut l'apanage d'un atelier de remarquables sculptures professionnelles Baoulé alors que les statues des sept autres styles définis par plus haut auraient été sculptées plutôt par des forgerons.
A ce groupe de 7 statues de singes Baoulé, on peut ajouter de manière presque certaine deux statues d'ancêtres très célèbres, celle de l'ancienne collection de Jean-Claude Bellier et celle du Musée Dapper.
Ce n'est pas par hasard si Picasso copia ce style de singe Baoulé dans sa célèbre statue de 1951, La Guenon et son petit.
80 000 / 100 000 €
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Objets d'art et de décoration anciens
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