Lot 425
Suisse
No. 4342, circa 1910
Montre de poche squelette en or jaune 18 carats à répétition des minutes, à cadran ouvert et sans clé, avec boîte de présentation rouge
Boîtier : boîtier circulaire à charnière avec cuvette unie en or à encliqueter, fond du boîtier avec écusson familial en émail polychrome, numéroté
Cadran : cadran annulaire en émail avec chiffres romains, secondes subsidiaires, minuterie extérieure, ouvert au centre pour voir les rouages du mécanisme, signé.
les rouages du mécanisme, signé
Mouvement : mécanique à remontage manuel, échappement à ancre, mouvement à finition nickelée, répétition des minutes avec deux marteaux sur des gongs.
avec deux marteaux sur gongs
Dimensions : 54 mm : 54 mm
Poids : 109,2 g
Accessoires : boîte de présentation rouge
Cette montre de poche compliquée provient des héritiers directs de Jules Grossmann, également connu sous le nom de Julius Grossmann, 1829-1907, qui fut une figure centrale dans l'évolution de l'enseignement et de la théorie horlogère, en particulier en Suisse.
Début de la vie et de la carrière
Né le 28 juillet 1829 à Eberswalde, en Allemagne, Grossmann commence sa carrière comme apprenti chez un horloger à pendule de sa ville natale. Désireux d'approfondir ses connaissances, il s'installe à Berlin pour travailler sous la direction d'un maître horloger. Sa quête de connaissances l'a conduit à Londres en 1851, puis à Neuchâtel, en Suisse, où il a reconnu l'importance des connaissances théoriques dans l'horlogerie, parallèlement aux compétences pratiques.
Contributions à l'enseignement de l'horlogerie
En 1868, Grossmann est nommé directeur et seul instructeur de l'école d'horlogerie du Locle, en Suisse. Sous sa direction, l'institution est devenue la pierre angulaire de l'enseignement de l'horlogerie, mettant l'accent à la fois sur la pratique artisanale et sur la compréhension théorique. Son dévouement à l'enseignement et à l'élaboration de programmes d'études a considérablement influencé les normes de l'enseignement de l'horlogerie en Suisse. Travaux et publications en collaboration L'engagement de Grossmann en faveur de l'enseignement de l'horlogerie ne s'est pas limité à la salle de classe. En collaboration avec son fils, Hermann Grossmann, qui devint directeur de l'école d'horlogerie de Neuchâtel en 1888, ils rédigèrent plusieurs textes influents. Notamment :
- Leçons d'horlogerie" (1905) : Un guide complet couvrant les principes de la mesure du temps, de la mécanique et des techniques horlogères.
- Horlogerie Théorique" (1911-1912) : Un ouvrage en deux volumes traitant des aspects théoriques de la chronométrie et de la mécanique appliquée.
Ces publications ont contribué à façonner l'enseignement moderne de l'horlogerie et sont toujours citées en référence par les horlogers et les chercheurs aujourd'hui.
L'héritage
Jules Grossmann est décédé le 27 février 1907 au Locle, laissant derrière lui un riche héritage dans le domaine de l'horlogerie. L'importance qu'il accordait à l'intégration des connaissances théoriques et des compétences pratiques a établi de nouvelles normes dans l'enseignement de l'horlogerie. Les méthodologies et les programmes qu'il a développés continuent d'influencer les programmes de formation horlogère contemporains. Bien qu'il ne soit pas aussi connu que certains de ses contemporains, les contributions de Grossmann ont eu un impact durable sur le domaine de l'horlogerie, notamment en encourageant une approche globale de la formation horlogère qui équilibre la théorie et la pratique.
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