Lot 69
Théo Van Rysselberghe (1862-1926) Belgique Le collier rose III (1908) Huile sur toile Monogramme "VR 08" 73,5 x 60 cm Étiquettes d'expositions au dos "Sezession" Ausstellungshaus Kurfürstendam, Berlin 1910 "XXXIe salon de l'oeuvre des artistes consacré aux figures et personnages" Salle de la société d'émulation, Liège 1910 Museum van Batavia, Jakarta 1935 Stedelijk Van Abbemuseum, Eindhoven 1947-48, no. 114 reprod. Stedelijk Museum & Amsterdams Historisch Museum, s.d., no. 55 "Moderne Belgische kunst in Nederlands Bezit" Lakenhal, Leiden 1955, no. 57 "Hommage to Seurat. Paintings, watercolours and drawings" Univ. of Arizona Art Gal., Tucson; The California Palace of the Legion of Honor, San Francisco 1968 "Holliday Collection of Neo-Impressionist Painting" Utah Museum of Fine Arts, Salt Lake City 1969 "A l'oeuvre des artistes - Figures et personnages" P.S., L'express, Liège 30 mai 1910 "Catalogus van schilderijen, tekeningen en beeldhouwwerken in het Stedelijk Museum behorend aan en in bruikleen bij de gemeente Amsterdam" Stadsdrukkerij, Amsterdam 1924, no. 119, pl. 58 G. Van Zype, nota "TVR" in "Annuaire de l'Académie Royale de Belgique" Bruxelles 1932 "De Waarheid" Amsterdam 30 avril 1948 "Les néo-impressionnistes" J. Sutter, Bibliothèque des Arts, Paris & Éd. Ides et Calendes, Neuchâtel 1970, p. 208 reprod. "Théo Van Rysselberghe. Catalogue raisonné" Ronald Feltkamp, Bruxelles 2003, no. 1908-001, p. 100 & 371 reprod. & reprod. sur la couverture Repris dans le catalogue raisonné en préparation par Monsieur Olivier Bertrand Certificat photo de Monsieur Olivier Bertrand coll. P.A. Regnault, Amsterdam coll. W.J. Holliday, Indianapolis coll. E. Hanley, Pennsylvania coll. E. Molnar coll. Michael Mc Kittrick Fou de peinture L’aura de Théo Van Rysselberghe (1862-1926), né à Gand, membre du mouvement d'avant-garde belge Les Vingt et pionnier du pointillisme en Belgique, s’étend aujourd'hui sur le niveau international. Malgré la diversité des genres, Van Rysselberghe avait une grande préférence pour l’art du portrait. Le grand nombre de portraits de sa main incarne son désir d'interpréter et de représenter l'homme. Son ami artiste Maurice Denis (1870-1943) l’a décrit dans la préface de l'exposition posthume de Van Rysselberghe (1927) à la Galerie Georges Giroux : « Ce qui se passe derrière un visage l'intéresse davantage qu'il n'a osé l'admettre. Il a parlé des volumes, de la couleur, de la composition, afin de dissimuler un peu son inquiétude concernant le caractère et la ressemblance psychologique. Parce que si Théo a fait autant de portraits, c’est qu’il était animé par une curiosité d'un autre ordre, à la recherche de l’homme. » On considère la première décennie du vingtième siècle comme l’âge d’or de Van Rysselberghe. Il s'aventure dans des sujets plus difficiles tels que des paysages ensoleillés, des couchers de soleil et les portraits de nu devant un miroir, comme Le collier rose. Dans les années 1907-1908, lorsqu'il passe l'été à Jersey, son ferveur créatif est au sommet. Il l’écrit même à Marie Closset (1873-1953), poétesse et modèle pour le tableau La promenade : «Mais que ne fais-je, aussi! Je suis fou de peinture, j’en fais autant que je peux, et je me porte bien, Allah soit Loué. » La technique pointilliste qu'il avait utilisée au long des années, devient plus détendue pendant cette période. Il utilise des couleurs vives, des contrastes intenses et des traits de pinceau plus longs. Le collier rose en est un parangon. Il répète le sujet plusieurs fois et joue avec l'image de la même femme dans des poses similaires. L’une jambe dans l'avant-garde belge et l’autre dans le néo-impressionnisme français, Van Rysselberghe a réussi à apporter une subtile symbiose d'éléments flamands et français. Comme Maurice Denis l'a bien résumé, Van Rysselberghe a peint: « Sans être dérangé, sans tromperie, sans orgueil, sensible et méthodique. »
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Catalogue
02/03/2019
Proposé par De Vuyst
32 9 348 54 40