Lot 112
Toyen (Marie Cerminova, dite) (1902 - 1980)
L'éveilleuse de tendresse
1957
Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite : Toyen 57 ; inscrite au dos : 150 x 50 Toyen L'eveilleuse de tendresse (sic) 1957 et, d'une autre main : Les veilleuses de tendresse 1957
50 x 150 cm.
Cette œuvre fait partie du cycle Les sept épées hors du fourreau
Provenance :
Collection particulière, France
Bibliographie :
Tracts surréalistes et déclarations collectives, 1922 - 1969 (présentation et commentaire de José Pierre), Ed. Le terrain vague, Paris 1982, p. 178, rep. n / b p. 177
Exposition :
Paris, Galerie Furstenberg, Toyen, avril - mai 1958
- Milan, Galerie Schwarz, Mostra internazionale del surrealismo, mai 1961, rep.
- Prague, City Gallery Prague, Toyen, mai-août 2000, p. 225
- Saint Etienne, Musée d'Art Moderne, Toyen une femme surréaliste, juin-sept 2002, p. 198
L'éveilleuse de tendresse
Ecoutez ma voix, apprenez l'odeur de mon corps dans les granges de mer, au cœur des marennes écloses, vous qui dénouerez ce que je noue !
L'animal des grandes-roues m'a prise au saut du lit et nous sommes allés flamber l'écume sur les parapets illusoires : Lui, la bête, le Chien des Vestiges ; Moi, qui l'ai créé et qui suis sa créature, la Reine des Naufrageuses.
Je suis la fugitive, plus belle que le souvenir, je reviens toujours, je reviens dans longtemps.
Je suis l'éternel sillage, au nid de la vague le va et vient de l'amour. Je suis l'alouette errante, le goût des luzernes sèches, le toucher de l'oeillette au fil de la main fermée sur ses rêveries, le parfum des mousselines de la toute perdition ; je suis la couleur des sous-bois à la naissance du loup.
J.-C. Silbermann, 30 avril 1958, en commentaire à L'éveilleuse de tendresse.
Art naïf - Collection de Monsieur et Madame X., Paris (du n°113 au n° 153)
60 000 / 80 000 euros
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