Archéologie & Arts d’Orient
Catalogue
18 novembre 2025 à 14h00
75008 Paris - France

268 lots

Lot 26
IDOLE DE "PIRAVEND" ANDROGYNE EN BRONZE Luristan, IXe-VIIIe siècle av. J.-C. Figurine représentée debout, nue, le corps aplati, les bras levés, munie d'attributs sexuels féminins et masculins, la taille ceinturée d'un bandeau torsadé prolongé au dos d'une bélière de suspension. La tête plate et triangulaire est flanquée de deux grandes oreilles et d'un long nez proéminent en relief entre deux yeux faits de cercles concentriques, le crâne sommé d'une mèche droite. Corrosions. Haut.: 9,9 cm Bibliographie en rapport : P. Amiet, Les Antiquités du Luristan - Collection David-Weill, Paris, 1976 Provenance : Ancienne collection André Derain (1880-1954), d'après l'inventaire de collection aurait été acquis auprès de Mme Guillaume Sa vente, Mes Rheims et Boisgirard, Collection André Derain, Hôtel Drouot, Paris, 9, 10 et 11 mars 1955: n°31 Ancienne collection Robert Blanchet (1921-2009), inventaire n°18, acquis en juin 1956 (Lepage, Vernaison, Saint-Ouen) Collection G. Blanchet Les idoles dites de "Piravend" sont un groupe de petites figurines en bronze datables du IXᵉ -VIIIᵉ siècle avant J.-C., qui tirent leur nom du site éponyme dans la région du Luristan où furent mises au jour les premiers exemples. Stylisées et abstraites, ces idoles représentent souvent des personnages aux bras levés et aux traits schématiques et parfois androgynes comme c'est le cas de notre œuvre. Elles étaient probablement utilisées dans un contexte religieux ou votif, comme peut le suggérer la position des bras renvoyant à une posture de vénération ou d'adoration, mais elles demeurent encore aujourd'hui très mystérieuses. Leur physionomie des plus particulière, très moderne, a beaucoup fasciné les amateurs lors de leur découverte et plus particulièrement les artistes collectionneurs passionnés d'arts premiers tels qu'André Derain, qui en détenait plusieurs exemplaires, dont notre statuette. A 'Piravend' bronze androgynous figure, Luristan, 9th-8th century B.C. The so-called "Piravend" idols are a group of small bronze figurines dating from the 9th–8th century BCE, named after the eponymous site in the Luristan region where the first examples were unearthed. Stylized and abstract, these idols often depict figures with raised arms and schematic, sometimes androgynous features, as is the case with our piece. They were likely used in a religious or votive context, as suggested by the position of the arms, which evokes a gesture of veneration or worship, though their exact purpose remains mysterious. Their highly distinctive and strikingly modern appearance captivated collectors at the time of their discovery—especially artist-collectors passionate about "primitive" art, such as André Derain, who owned several examples, including this very statuette.
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18/11/2025
Proposé par Artcurial
Lot 28
CUILLÈRE À FARD EN FAÏENCE Art levantin, XVIe siècle av. J.-C. Cuillère en forme de coupelle, gravée au revers en léger relief d'une main, le manche en forme de col de canard recourbé. Fracture. Long. : 13 cm Diam. : 8,3 cm Bibliographie en rapport : YON Marguerite, Au pays de Baal et d'Astarté : Exposition, Paris, Musée du Petit Palais, 26 octobre 1983-8 janvier 1984, p.172, n°194 SCHAEFFER Claude F.-A., « Les fouilles de Ras Shamra-Ugarit », Syria, Tome 19 fascicule 3, 1938, p.241, pl. XXII BULTE Jeanne, Revue d'Egyptologie, tome 59, 2008, « « Cuillers d'offrandes » en faïence et en pierre messagères de bien-être et de prospérité » Provenance : D’après le registre de la collection : M. Homsy, Liban Collection particulière de Madame C., acquis le 7 mai 1973   Accompagné d’un test de thermoluminescence, Archeolabs TL, 2005 Cette délicate cuillère à fard est un bel exemple des instruments de toilette égyptisants en matériaux précieux tels que l'ivoire, la faïence ou encore l'albâtre, retrouvés dans l'ensemble du Levant à partir du XVIe siècle avant notre ère. Pour un exemple très similaire, voir le catalogue Au pays de Baal et d'Astarté (op. cit.), n°194. A Levantine faience cosmetic spoon, 16th century B.C. This delicate cosmetic spoon is a fine example of Egyptian-style toiletry instruments made from precious materials such as ivory, faience, or alabaster, which have been found throughout the Levant from the 16th century BCE onward. For a very similar example, see the catalogue Au pays de Baal et d’Astarté (op. cit.), no. 194.
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18/11/2025
Proposé par Artcurial
Lot 48
OUSHEBTI AU NOM DE NEFERIBRE-SANEITH Art égyptien, Basse Époque, XXVIe dynastie, règne d'Amasis, vers 570-526 av. J.-C. Statuette de serviteur funéraire en faïence, coiffée de la perruque tripartite striée, debout sur une base quadrangulaire, bras croisés, tenant les deux instruments aratoires. Sur le corps, neuf bandeaux d'inscriptions hiéroglyphiques sont gravés du chapitre VI du Livre des Morts et indiquant le nom du défunt : Nefer-ib-ré-sa-neith, fils de la dame Chem-(en)-bastet.  Haut. : 18,5 cm   Bibliographie en rapport : J.F. et L. Aubert, Statuettes Égyptiennes, Paris, 1974, pp.229-230 J.L. Chappaz, Les figurines funéraires égyptiennes du Musée d'Art et d'Histoire et de quelques collections privées, Genève, 1984, n°139 Provenance : Saqqarah, sud de la pyramide d'Ouserkaf, tombe de Neferibesaneith, découverte en 1929 Dispersion par le Service des Antiquités, avant 1970 Collection particulière du sud de la France, acquis auprès de Jean-François Silvy, antiquaires à Cannes à la fin des années 1990 Comptant parmi les plus beaux exemples d’oushebtis de la XXVIe dynastie, notre statuette d’une grande délicatesse et élégance, fait partie des 336 serviteurs funéraires trouvés, en 1929, par l’égyptologue anglais Cecil Mallaby Firth, dans la tombe d’un haut responsable de la cour saïte, Neferibresaneith, né de Chepenbastet (voir E. Drioton and J.P. Lauer, « Les tombes jumelées de Neferibrê-Sa-Neith et Ouahibrê-Men », Annales du Service des Antiquités de l'Égypte, vol 51, 1951, pp. 469-490).  Né sous Psammétique II, notre haut fonctionnaire porte un nom basilophore renvoyant à ce souverain, mais c’est bien sous le règne d’Amasis, vers le milieu du VIe siècle, qu’il parvient au sommet de sa carrière. C’est à Saqqarah, au sud de la pyramide d’Ouserkaf, qu’il trouve sa dernière demeure où l’accompagnent ses serviteurs funéraires, pour la plupart rassemblés sur le couvercle du sarcophage. « Une bonne partie de ces figurines, mesurant 17 à 18 cm, dispersées par le Service des antiquités, aboutirent dans les collections publiques : Budapest, Florence, Londres, Stockholm… ; ou privées » (Aubert, p.230). La dispersion de ces statuettes funéraires, prisées par les collectionneurs privés et les institutions publiques pour leur raffinement, s’achève en 1970, la tombe ayant été en grande partie vidée dès 1940.  Aujourd’hui, ces oushebtis continuent de fasciner les collectionneurs du monde entier et plusieurs exemplaires sont visibles dans les collections muséales notamment au J. Paul Getty Museum qui fait l’acquisition d’un de ces serviteurs en 2016 (2016.2), au Metropolitan Museum de New York (58.4.2) ou au Musée des Cultures du monde à Stockholm (MME 1974:156). An Egyptian faience shabti for Neferibre-Saneith, Late Period, 26th Dynasty, reign of Amasis, circa 570-526 B.C. One of the finest examples of shabtis from 26th Dynasty, our statuette of great delicacy and elegance is one of 336 funerary servants found in 1929 by the English Egyptologist Cecil Mallaby Firth, in the tomb of a high official of the Saite court, Neferibresaneith, born of Chepenbastet (see E. Drioton and J.P. Lauer, "Les tombes jumelées de Neferibrê-Sa-Neith et Ouahibrê-Men," Annales du Service des Antiquités de l'Égypte, vol 51, 1951, pp. 469-490). Born under Psamtek II, our high-ranking official name is basilophorous referring to this sovereign, but it was during the reign of Amasis, towards the middle of the 6th century, that he reached the peak of his career. It was at Saqqara, south of the pyramid of Userkaf, that he found his final resting place, where he was accompanied by his funeral servants, most of whom were assembled on the lid of the sarcophagus. "Many of these figurines, measuring between 17 and 18 cm, were dispersed by the Antiquities Department and ended up in public collections in Budapest, Florence, London and Stockholm, as well as in private collections" (Aubert, p.230). The dispersal of these funerary statuettes, prized by private collectors and public institutions for their refinement, was completed by 1970, the tomb having been mostly emptied by 1940. Today, these oushebtis continue to fascinate collectors and several examples can be seen in museum collections, including the J. Paul Getty Museum, which acquired one of these servants in 2016 (2016.2), the Metropolitan Museum in New York (58.4.2) and the Museum of World Cultures in Stockholm (MME 1974:156).
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18/11/2025
Proposé par Artcurial