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Lot no. 40
1934 Bugatti Type 57 coach Pre-Série Gangloff Carte grise française Châssis n° 57106 Moteur n° 40 - Un des trois coach Gangloff réalisés en 1934 sur châssis 57 - Historique limpide - Moteur d'origine - Elegance des lignes Commandé au printemps 1934 par le concessionnaire Bugatti de Toulouse, Fernand Leyda, ce châssis est payé le 29 mai 1934 au tarif agent, soit 60 800 francs (prix consenti aux concessionnaires pour une voiture de type 57 carrossée à l'usine en berline Galibier ou cabriolet Stelvio). Sans doute Leyda s'est-il acquitté par avance du prix du châssis, augmenté du devis de carrosserie de Gangloff qui sera chargé de la réalisation de la caisse. Coach Gangloff et coach Ventoux Le châssis 57106, équipé du moteur 40, est assemblé à l'usine Bugatti dans les premiers jours du mois de juin 1934, quinze autres châssis du même modèle étant assemblés ce même mois. Le 12 juin 1934, le châssis roulant est conduit par un ouvrier de Molsheim jusqu'aux ateliers du carrossier Gangloff, rue Stanislas à Colmar. Là, il reçoit une carrosserie coach, quatre places, deux portes, dont le dessin est dû aux stylistes Gangloff. La fabrication de la caisse est confiée à l'ouvrier Schmidt, et la voiture figure dans le registre de fabrication du carrossier sous le numéro 76. Il s'agit du premier coach quatre places réalisé par la maison de Colmar sur châssis Bugatti Type 57. Il ne faut pas le confondre avec le coach Ventoux réalisé par l'usine Bugatti à Molsheim. Celui-ci, sur un dessin de Joseph Walter, est apparu pour la première fois sur le numéro de série 57119, qui a quitté la carrosserie le 2 juin 1934, soit dix jours avant que le châssis 57106 ne rentre en travaux chez Gangloff. Ce n'est pas le premier type de caisse sur châssis type 57 produit par l'usine Bugatti, car elle a débuté en septembre 1933 par la réalisation de berlines quatre portes et quatre places, baptisées Galibier. Le dessin de 57106 La caisse réalisée chez Gangloff sur 57106 est différente du modèle Ventoux usine par son traitement du pavillon, plus lumineux et doté de surfaces vitrées plus généreuses. L'encadrement des fenêtres vient au contact du toit et du montant de pare-brise, affinant ce dernier. La ceinture de caisse est soulignée par une moulure chromée qui crée une séparation sur toute la longueur de la carrosserie, permettant une découpe de couleurs en deux tons qui se prolonge jusqu'à la malle arrière. Les portes sont articulées sur trois charnières placées en avant, permettant une ouverture dans le "bon" sens, à la différence des coachs usine. Jeunesse dans le Sud-Ouest (1934-1946) Il faut compter quatre à six semaines pour la construction d'une caisse par les ateliers Gangloff de Colmar. Mais la Bugatti 57106 a été immatriculée à la préfecture du Tarn-et-Garonne dès livraison du châssis à Colmar, soit le 12 juin 1934, sous le numéro 1763 YS 1. Elle est au nom de son premier propriétaire, Jean Baylet, maire de la commune de Valence d'Agen. Directeur administratif, puis rédacteur en chef du journal Le Petit Toulousain, il devint également, à l'âge de 26 ans, le plus jeune maire de France. Il est déjà fidèle client de Bugatti et Gangloff car il s'est fait construire en janvier 1931 par le carrossier de Colmar un faux-cabriolet 2/3 places sur châssis type 49. Ce véhicule sera revendu en juillet 1934, à la période d'achat du coach 57106. Les Bugatti de Jean Baylet La Bugatti coach Gangloff 57106 du jeune maire file quotidiennement à vive allure sur la route qui mène de Valence à Toulouse, villes distantes de près de 100 km. Le chauffeur de Jean Baylet, Charles Sabatier, se souvenait que son patron et ami ne lui laissait que bien rarement le soin de conduire ses Bugatti. En véritable passionné, Jean Baylet prenait lui-même le volant, pour son plus grand plaisir ! Après l'acquisition de deux coachs Gangloff type 57 en 1934, châssis 57106 et 57121, objets de cette étude, le jeune politicien commande en 1937 au carrossier de Colmar le premier cabriolet type 57 à compresseur, châssis 57466, puis en mars 1939 l'un des derniers exemplaires de ce modèle, châssis 57817. Les coachs Gangloff type 57 de 1934 Le coach 57106 est le premier carrossé par Gangloff en 1934 sur le nouveau châssis type 57. Il porte le numéro de commande 76, qui correspond sans doute aussi au numéro de caisse. Un coach aérodynamique, commande numéro 79, châssis 57149, est réalisé en août 1934 pour un médecin de Troyes. Un troisième et dernier coach Gangloff sur châssis type 57 sera construit en 1934. Il s'agit du châssis 57121, livré également à Leyda pour Jean Baylet ! Son dessin est similaire à celui de 57106. Ainsi, Baylet fut le premier propriétaire de deux des trois coachs Gangloff type 57 réalisés en 1934. La commande rapprochée des deux voitures a sans doute une explication dans les détails qui suivent. Le registre d'usine de réparation des moteurs type 57 indique à la date du 24 octobre 1934, à propos de la voiture 57106 /40 : "Moteur 40, révision du moteur, la bielle numéro 1 était coulée. Changé les engrenages d'arbre à cames et l'engrenage inférieur. Changé l'arbre à cames d'admission, fendu au palier du milieu. Remplacé deux pistons qui étaient trop faibles. Deuxième retouche : changé 6 pistons trop faibles." Le coach 57106 est sans doute conservé par l'usine avant reprise officielle par Leyda en février 1935. Le 12 novembre 1934, Fernand Leyda passe commande du châssis 57121 pour son fidèle client Jean Baylet. Le châssis est facturé 49 600 francs et sera détruit en juin 1957 dans un accident sur une petite route du Cantal. Mais une photo de cette voiture prise avant le jour fatal nous montre un coach en deux tons : flancs clairs et ailes, dessus du capot et pavillon sombres. 57106 présentait probablement à l'origine les mêmes découpes de couleurs. Le 19 février 1935, la Bugatti 57106 est officiellement revendue au garage de Fernand Leyda, agent Bugatti, au 20 rue Denfert-Rochereau à Toulouse. Le véhicule reçoit l'immatriculation 7770 FS 3. Deux mois plus tard, un client se présente et se porte acquéreur de la voiture, presque neuve et révisée par l'usine Bugatti en octobre 1934. Il s'agit de Raymond Grillon, de La Réole, près de Bordeaux, qui en devient pour quatre ans l'heureux propriétaire, immatriculé en Gironde le 11 avril 1935 sous le numéro 2823 GA 7. André Grillon, lui-même propriétaire d'un type 43 Grand Sport en 1939 et cousin du propriétaire, se souvenait de cette Bugatti. Toutes les voitures étaient acquises et entretenues par le garage Bugatti de Bordeaux. Tenu par Léon Pierron au 27, rue du Bel Orme, à Bordeaux, c'est ce même garage qui reprendra le coach 57106 le 23 juin 1939. La Bugatti passera la guerre à l'abri avec les autres pur-sang confiés à Pierron. En 1945, le coach 57106 reprend la route avec un nouvel amateur, Paul-Louis Bricq, domicilié à Montbron (Charente), qui s'en porte acquéreur le 3 décembre 1945 et l'immatricule 2930 DB 4. L'épisode Bricq Paul-Louis Bricq, le plus jeune d'une fratrie de 4 co-directeurs de l'usine de textile familiale, sera fait prisonnier par les Allemands en 1940 et libéré par les Russes fin 1945. Durant ses cinq années d'absence, ses frères Robert, Jacques et Henri ont consciencieusement versé ses salaires et bénéfices sur un compte spécial et sont fiers, à son retour, de lui offrir ce pactole. Depuis les années de guerre, Louis ne rêve que de Bugatti. Il va utiliser toutes ces économies pour s'offrir le coach Gangloff 57106 qui l'attendait chez Pierron à Bordeaux ! D'après les souvenirs de son neveu, "la Bugatti était en deux tons, beige et marron ou beige et bordeaux. Les frères ne furent pas enchantés de cet achat inconsidéré. Cette voiture occasionna à Louis Bricq des ennuis fréquents. Il faisait venir d'Alsace un mécanicien de l'usine Bugatti pour mettre au point la mécanique qui ne lui donna jamais satisfaction, raison pour laquelle le véhicule fut revendu après quelques mois seulement." Ainsi, au printemps 1946, la Bugatti quitte le Sud-Ouest pour remonter vers la capitale. L'histoire après-guerre Le 16 avril 1946, elle est immatriculée dans le département de Seine-et-Oise sous le numéro 9753 YC 6, au nom de Jean Danis, 12 rue du parc de Clagny, à Versailles. Jean Danis conserve la Bugatti quatre ans avant de la revendre à Paris le 26 juillet 1950 à Edouard Pradel, 7 rue Marguerite, et enregistré sous le numéro 1202 K 75. Cet amateur roule quelques temps avec la voiture avant de la remiser assez vite dans sa propriété, au sud de la capitale. Elle y sera découverte dix ans plus tard. Jean Paul Guillemot nous a confirmé avoir acquis la Bugatti directement auprès de Pradel. Ce Parisien possédait une campagne dans l'Yonne, près d'Auxerre et, par relations, le jeune J-P Guillemot (qui n'avait n'a que 18 ans) a pu localiser et acheter l'auto le 25 octobre 1962. Mais le jeune amateur n'aura jamais les moyens de restaurer ni même de remettre en route la Bugatti, qui dormira dans les locaux d'une entreprise familiale. C'est alors que Maurice Sauzay, amateur lyonnais et membre comme J-P Guillemot du club des AAA, apprend l'existence de la belle endormie. Il demande à son ami Jacques Lefranc, de Surry-le-Comtal, de l'aider à financer cet achat qui est acté le 16 septembre 1972. Le coach Gangloff prend alors le chemin de la carrosserie Sauzay au 28 quai Perrache, à Lyon. Une nouvelle robe grenat remplace bientôt la peinture noire qui était sienne depuis les années 1950. La sellerie en peau de porc d'origine est conservée. Peu de temps après, la voiture est revendue à Yves Anselin, de Lyon, puis immatriculée dans le Rhône sous le numéro HN 69. Une première mise au point mécanique est entreprise par Henri Novo. En septembre 1981, le coach Gangloff participe aux évènements organisés en Alsace pour le centenaire Bugatti. Au début des années 1980, Yves Anselin demande au spécialiste Bernard Viallon de réviser la mécanique : le moteur est déposé et bénéficie d'une restauration en règle, avec également réfection de l'embrayage. Encore en rodage, la voiture sera présentée vers 1984 par Bernard et Nicole Viallon à un concours d'élégance sur la Riviera. Vers 1986, la voiture est revendue à Michel Jospin, un amateur de la région niçoise, et reçoit l'immatriculation 5829 WC 06. Elle est régulièrement entretenue par son propriétaire pendant ses dix ans de possession. Le 24 novembre 1996, elle est revendue au négociant parisien Jean-Claude Houdayer, du garage Passionauto à Nanterre. Il la propose à la vente par l'intermédiaire de "La Galerie des Damiers" de Christophe Pund, mais elle sera finalement achetée directement à JC Houdayer, en décembre 1996, par le Dr Michel B., de Paris. En décembre 1999, le négociant lui reprend le véhicule avant de le céder en 2000 à un autre collectionneur, Pascal Pessiot, de Paris. Le coach 57106 est alors confié aux bons soins de la carrosserie Lecocq à Saint-Ouen. La caisse est mise à nue et repeinte en deux tons, noire à flancs rouge, avec une découpe de couleurs qui évoque celle des coachs Ventoux de la période 1934-1935. L'actuel propriétaire fait l'acquisition de ce premier coach Gangloff réalisé sur châssis type 57 en 2004. Pierre-Yves Laugier French title Chassis n° 57106 Engine n° 40 - One of three Gangloff coupés built in 1934 on a 57 chassis - Known history - Matching numbers - Elegant shape Ordered by the Bugatti dealer in Toulouse, Fernand Leyda, in the spring of 1934, this chassis was paid for on 29 May 1934, at the agent's rate of 60 800 francs (dealer's price for a Type 57 bodied at the factory as a Galibier saloon or a Stelvio cabriolet). Leyda no doubt paid in advance for the chassis, plus the cost of the coachwork built by Gangloff. Coach Gangloff and coach Ventoux Chassis 57106, fitted with engine 40, was assembled at the Bugatti factory at the start of June 1934, one of sixteen chassis of the same model built that month. On 12 June 1934, the rolling chassis was driven by a Molsheim employee to the workhops of the coachbuilder Gangloff on Rue Stanislas in Colmar. The Gangloff design team created a two-door, four-seater 'coach' body for the chassis that was built by an employee called Schmidt, and the car is logged in the coachbuilder's construction register as number 76. It was the first four-seater coach made by the company from Colmar on a Bugatti Type 57 chassis. This must not be confused with the Ventoux coach built by the Bugatti factory in Molsheim, designed by Joseph Walter for chassis no. 57119 in the series, which left the body workshop on 2 June 1934, just ten days before chassis 57106 was sent to Gangloff. The Bugatti factory had been building four-door, four-seater sedans on Type 57 chassis, known as Galibier, since September 1933. The design of 57106 The body built by Gangloff on chassis 57106 differs to the factory Ventoux model in its roof section, which had an airier feel due to the larger area of glass. The window frames extended to the roof and the windscreen surround, refining the appearance of this surround. There was a chrome moulding running along the centre of the body, separating the entire length of the car and allowing a clear distinction between the two-tone colours that extended to the boot. The doors had three hinges on the front, allowing them to open the " right " way, which differed to the factory model. Early days in the South-West (1934-1946) It took four to six weeks for the Gangloff workshops to complete the coachwork for a car. Chassis 57106 was registered as soon as it had been delivered, on 12 June 1934 in the Tarn-et-Garonne prefecture, with the number 1763 YS 1, in the name of its first owner, Jean Baylet, the mayor of Valence d'Agen. An administrative director, and later the chief editor of the newspaper Le Petit Toulousain, he became, at the age of 26 years, the youngest mayor in France. He was already a good client of both Bugatti and Gangloff, having had a 2/3-seater faux-cabriolet built by Gangloff on a Type 49 chassis in January 1931. This car was sold in July 1934, around the time he bought chassis 57106. The Bugattis of Jean Baylet The Gangloff Bugatti 57106 belonging to the young mayor was driven fast on a daily basis. Jean Baylet's driver, Charles Sabatier, remembers that his boss and friend rarely let him drive his Bugattis. A genuine enthusiast, Baylet took great enjoyment in getting behind the wheel himself ! Having acquired two Gangloff Type 57 coaches in 1934, chassis 57106 and 57121, in 1937 the young politician ordered the first supercharged Type 57 cabriolet, chassis 57466. He also bought one of the last examples of this model, chassis 57817, in March 1939. The 1934 Type 57 coach by Gangloff 57106 was one of the new Type 57 chassis and was the first to be bodied as a coach by Gangloff in 1934. It was order number 76 which undoubtedly referred to the body number. An aerodynamic coach, order number 79, chassis 57149, was built in August 1934 for a doctor from Troyes. A third and final Type 57 coach was built by Gangloff that year, chassis 57121, which was also delivered to Jean Baylet in Leyda ! The design was similar to that of 57106. Baylet was therefore the owner of two of the three Type 57 Gangloff coaches built in 1934. The reason for the two similar orders may be explained by the following details. The factory register detailing repairs to Type 57 engines has the following entry dated 24 October 1934 in relation to the car 57106 /40 : " Engine 40, engine service, the number 1 con rod had failed. Changed the gears in overhead cams and lower gear. Changed intake cam, split in middle of bearing. Replaced two weak pistons. On second inspection all 6 weak pistons changed. " The coach 57106 was probably looked after by the factory before Leyda was able to take delivery of it in February 1935. On 12 November 1934, Fernand Leyda ordered chassis 57121 for his faithful client Jean Baylet. The chassis cost 49 600 francs and was later destroyed in an accident in June 1957, on a small road in Cantal. However, a photo of this car taken before that fateful day shows a two-tone coach with light coloured sides and dark coloured wings, roof and bonnet top. Chassis 57106 was probably originally presented in the same colour scheme. On 19 February 1935, the Bugatti 57106 was officially sold to the Bugatti dealer Fernand Leyda, of 20 rue Denfert-Rochereau,Toulouse. The vehicle was registered 7770 FS 3. Some two months later a client appeared who bought the car that was almost new and had been serviced by the Bugatti factory in October 1934. The buyer was Raymond Grillon, from La Réole, near Bordeaux. He enjoyed four happy years at the wheel of the Bugatti, registered in Gironde on 11 April 1935 with the number 2823 GA 7. His cousin, André Grillon, who owned a Type 43 Grand Sport in 1939, remembered the car. All Bugatti were bought and maintained at the Bugatti garage based in Bordeaux at 27, rue du Bel Orme, and run by Léon Pierron. It was this garage that took in the coach 57106 on 23 June 1939. The car spent the war tucked away with other pur-sang models entrusted to Pierron. In 1945, it took to the road again in the hands of its new enthusiast owner, Paul-Louis Bricq, from Montbron (Charente), who became the new owner on 3 December 1945 and registered it 2930 DB 4. The Bricq episode Paul-Louis Bricq, the youngest of four brothers who together ran a family textile factory, was imprisoned by the Germans in 1940 and freed by the Russians at the end of 1945. During his five-year absence, his brothers Robert, Jacques and Henri conscientiously paid his salary and profits into a dedicated bank account and proudly handed this nest egg to him on his return. During the war, Louis had dreamed about owning a Bugatti. He used his entire savings to buy the Gangloff coach 57106 that was waiting for him with Pierron at Bordeaux ! His nephew recalls " The Bugatti was two-tone, beige and brown or beige and burgundy. The brothers weren't impressed by this foolhardy purchase. The car caused Louis Bricq no end of trouble. He had to bring a mechanic from the Bugatti factory in Alsace to sort out the engine which he was never happy with. This was the reason he sold it just a few months later. " And so, in the spring of 1946, the Bugatti left SW France to head back to the capital. The post-war story On 16 April 1946, the car was registered 9753 YC 6, in the Seine-et-Oise department, and in the name of Jean Danis, of 12 Rue du Parc de Clagny, Versailles. Danis kept the Bugatti for four years before selling it on 26 July 1950 to Edouard Pradel, of 7 rue Marguerite, who registered it with the number 1202 K 75. This enthusiast drove the car around for a short while before storing it at his property to the south of Paris. It was discovered there some ten years later. Jean Paul Guillemot has told us that he bought the Bugatti directly from Pradel. He was just 18 years at the time and bought the car on 25 October 1962. However, the young enthusiast did not have the means to put the car back on the road nor to restore it. It lay untouched in the outbuilding of the family business. It was there that Maurice Sauzay, an enthusiast from Lyon and like Guillemot, a member of the AAA club, learnt of the existence of this sleeping beauty. He asked his friend Jacques Lefranc, of Surry-le-Comtal, to help fund the acquisition that took place on 16 September 1972. The Gangloff coach found itself at the coachbuilders Sauzay, on 28 quai Perrache, in Lyon. A new garnet-coloured dress soon replaced the black robe that it had worn since the 1950s. The original pigskin upholstery was retained. A little later, the car was sold to Yves Anselin, from Lyon, and registered in the Rhône with the number HN 69. The first engine rebuild was carried out by Henri Novo. In September 1981 the Gangloff coach took part in events organised in Alsace for the Bugatti centenary. In the early 1980s, Yves Anselin asked the specialist Bernard Viallon to carry out a mechanical service : the engine was taken out and rebuilt correctly and the clutch refurbished. Still being run in, the car was presented by Bernard and Nicole Viallon in 1984 at a concours d'élégance on the Riviera. In 1986 the car changed hands once more, acquired by Michel Jospin, an enthusiast from Nice, and it was re-registered 5829 WC 06. He maintained the car regularly for the next ten years. On 24 November 1996, it was sold to the Parisian dealer Jean-Claude Houdayer, of the garage Passionauto in Nanterre. He offered the car for sale through the intermediary Christophe Pund's "La Galerie des Damiers" . However it was finally bought directly from Houdayer, in December 1996, by Dr Michel B., from Paris. In December 1999 the dealer took the car back, and sold it once more to another collector from Paris, Pascal Pessiot. The Bugatti 57106 was handed over to the Lecocq coachbuilders in Saint-Ouen. The body was stripped to bare metal and repainted in two-tone black with red sides, suggesting the Ventoux coaches of the 1934 - 35 period. In 2004, the current owner purchases this very first Gangloff coach built on a Type 57 chassis. Pierre-Yves Laugier Photos: Copyright Jérôme Chabanne
Pictures credits: Contact organization
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02/10/2017
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33 (0)1 42 99 20 20

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