Lot no. 73
BEAU REGULATEUR DE PARQUET En gaine plaqué d'acajou et de ronce. Le cadran signé ROBIN aux Galeries du Louvre, indique les heures en chiffre romain, les minutes en chiffre arabe par tranche de cinq, les quantièmes, les jours, les signes du zodiaque ainsi que les secondes. Il est signé DUBUISSON émailleur. Les aiguilles finement ciselées et dorées, repercées à fleur de lys, lyre et étoile. La gaine présente un fronton dentelé, cannelé à légère doucine. Base pleine. Lunette soulignée de rang de perles. Le balancier à compensation en acier et bronze, formant thermomètre, marqué sur une plaque émaillée : ELEMENTA SUIS PROTRUS ARMIS VICTA « Les éléments vaincus par leurs armes ». (manque l'aiguille). Avec ses poids. Signé au dos du mouvement " ROBIN 1799". Hauteur : 204 cm - Largeur : 49 cm - Profondeur : 31 cm. Ce modèle de régulateur, aux lignes à la fois sévères et élégantes et au bois de placage sobre mais de très belle qualité, était avant tout destiné à servir d'écrin au mouvement d'horlogerie à complications qu'il renfermait. Difficile néanmoins d'attribuer à un ébéniste ce type de caisses en forme de gaine surmontée d'une corniche ornée de dents, dont plusieurs exemplaires sont connus : citons notamment, un premier, le cadran également signé Robin aux Galeries du Louvre, conservé à la Frick Collection à New York (illustré dans P. Heuer et K. Maurice, European Pendulum Clocks, Munich 1988, p.113) ; un deuxième est passé en vente chez Christie's, à Monaco, le 17 juin 2000, lot 307 ; un troisième est reproduit dans M. Hayard, Antide Janvier 1751-1835, Horloger des étoiles, 1995, p.173 ; un quatrième, le cadran signé Bachelard à Paris, a fait partie de la collection Vitale (Christie's, New York, le 30 octobre 1996, lot 124) ; enfin mentionnons particulièrement un exemplaire, le cadran de Bourdier et de coteau, qui a fait partie de la vente de la collection Wildenstein (vente Christie's, Londres, le 15 décembre 2005, lot 175). Le régulateur de la collection Wildenstein était, sans véritable raison, attribué à l'ébéniste Jean-Henri Riesener. Il convient de préférence d'attribuer ce modèle à l'ébéniste Ferdinand Schwerdfeger. Cela semble de plus confirmer par une mention du début du XIXe siècle décrivant un régulateur de ce type : « Un très beau régulateur par Robin père, horloger de Louis XVI, avec équation et compensation, la boîte en acajou massif, par Ferdinand ». Un régulateur construit par Robin similaire au notre, fait partie des Collections du musée LAMBINET de Versailles (78). Ce dernier présente néanmoins la particularité d'avoir été conçu en heure décimale (100.00 ème seconde de la journée). Il fût transformé par Robin en 1808 pour que le balancier oscille à 86.400 ème (régulation du calendrier Grégorien). Henri-François Dubuisson fut reçu maître en 1769 ; à l'instar de Joseph Coteau, il signa les cadrans des plus importants horlogers de son temps. C'est son nom qui apparaît, à côté de celui de Godon, sur le cadran d'un régulateur en acajou similaire à l'exemplaire présenté et conservé dans les collections royales espagnoles (illustré dans J. Ramon Colon de Carvajal, Catalogo de relojes del Patrimonio nacional, Madrid, 1987, p.108-109, catalogue n°89). Ferdinand Schwerdfeger (1734-1818), ébéniste parisien reçu maître le 26 mai 1786. Installé à Paris avant 1760, puisqu'il assiste cette même année au mariage de l'ébéniste Jean Stumpff, Schwerdfeger est un ébéniste relativement méconnu dû à sa date de maîtrise tardive. Cependant l'ébéniste est reconnu pour quelques rares meubles répertoriés, dont plusieurs livrés pour la Reine Marie-Antoinette, ainsi que pour certaines caisses de régulateurs et de pendules dont les cadrans portent les plus grands noms de l'horlogerie parisienne de l'époque : Antide Janvier, Robert Robin… Robert Robin (1741-1799), horloger parisien reçu maître le 21 novembre 1767, est un des plus brillants horlogers français de son temps. Récompensé à de nombreuses reprises par l'Académie des Sciences pour ses créations et ses perfectionnements, Robin fut attaché au service des plus importants amateurs : nommé notamment Horloger du duc de Chartres en 1778, Valet de Chambre-Horloger Ordinaire du Roi en 1783 et Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine en 1786 ; vingt-trois pendules du nom de Robin sont répertoriées en 1793 dans l'inventaire des pendules de Marie-Antoinette.
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Classic furniture
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Catalog
06/18/2008
Offered by Piasa
33 (0)1 53 34 10 10