Lot no. 36
Belle commode à léger ressaut, en placage de loupe de frêne verdi, sycomore et noyer teinté ; à décor d'un motif dit «à l'italienne» d'arabesques dans des encadrements mouvementés soulignés de cornes d'abondance chargées de fleurs. Elle présente deux rangs de tiroirs. Les montants arrondis sont décorés de rosaces fleuries et feuillagées ; pieds cambrés (les intérieurs également plaqués). Plateau à ceinture chantournée, anciennement marqueté, regarni d'un cuir (fentes). Ornements de bronze ciselé et anciennement doré à décor d'indiennes aux poignées et mains tombantes, entrées de serrure, sabots et cul-de-lampe. Estampilles sur les tranches de tiroir : «Hache à Grenoble» pour Pierre Hache. Epoque Régence. Haut. : 83 cm - Larg. : 125 cm - Prof. : 66 cm Bibliographie : Une commode similaire reproduite dans les ouvrages «Hache ébéniste à Grenoble» ill. 10 exposition du Musée dauphinois. La dynastie des Hache, édition Dardelet page 26. Vente : Des bronzes similaires sur une commode présentée par Pierre Rouge, Vente à Drouot salles 5 et 6, le 28 juin 1998, n° 228. Oeuvres des Hache à Grenoble Cinq ébénistes de ce nom exercèrent à Grenoble au XVIIIe siècle. Ils étaient d'origine picarde et descendaient d'un artisan de métier, Noël Hache. Son petit-fils Pierre, né en 1703, acquit de la notoriété comme fabricant et marchand de meubles. Ce maître signait au moyen de deux fers, juxtaposés ou superposés, dont l'un imprimait son nom et l'autre le lieu de sa résidence. L'estampille, devenue obligatoire à partir de 1743, concerne davantage Pierre Hache qui trouve un moyen particulièrement efficace de se faire connaître et de distinguer sa production de celle de ses confrères. Pierre Hache s'éteignit le 3 juin 1776. De son union avec Marguerite Blanc étaient nés onze enfants, parmi lesquels il forma trois élèves. G.D. 55 000 / 65 000 €
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