Lot no. 18
Bugatti Type 57 / 101 - Le dernier coupé Gangloff Pensé dès 1932, présenté au salon d'Octobre 1933, le chassis Type 57 rompait avec la tradition Bugatti car pour la première fois le constructeur de Molsheim adoptait la solution de l'ensemble moteur-boîte. Le double-arbre allait enfin connaître chez Bugatti le succès en série que les précédents modèles de tourismes qu'ils équipaient depuis 1930 ne connurent jamais du fait de leur trop grande confidentialité. La T57 dans ces différentes versions fut à la fois Tourisme-GT-Sport et Course. C'est par un cliché paru dans Omnia de Juin 1935 que Bugatti dévoila la dernière vraie Pur-Sang, le coupé Atalante 2 places. Mais celle, dont le dérivé sur chassis 57S donna naissance aux premières Grand Tourisme modernes, ne fut officiellement présentée à la presse qu'au Salon d'Octobre 1935. Le 4 Octobre 1935 sous la nef du Grand palais, Bugatti exposa un coupé Atalante sur Chassis long Type 57, de coloris brun et crème, intérieur peau de porc, la 57330 moteur 232. De 1935 à 1938, 33 Atalantes sur chassis long furent produites à Molsheim, réalisations «Haute-couture» nées pour les Concours d'Elégance. Parallèlement, Gangloff, le carrossier attitré de Bugatti à Colmar, recut plusieurs commandes de «coupé 2 places» sur chassis 57. Au moins 7 voitures furent habillées par lui en 1938 et 1939 : 57 633 coupé de Février 1938 / Mr Crouzet 57 687 Faux Cabriolet de Juillet 1938 / Voiron 57 694 d'Octobre 1938 / Mr Renard 57 717 coupé d'Avril 1938 / Mr P. Crémieux 57 775 coupé de Janvier 1939 / Sté Pétrolière 57 818 coupé du 2 Mai 1939 / Mr Crouzet 57 828 coupé du 3 Mai 1939 / Mr Dupont Cette dernière voiture «57 828 moteur 100 c» livrée en chassis le 3 Mai 1939, fut carrossée par Gangloff en coupé découvrable d'après le dessin 4011, daté du 8 Mai 1939. Il s'agissait très probablement du dessin du coupé Bugatti réalisé avant la guerre. Un dessin pour un coupé 4 places fut exécuté le 19 Juin 1939. Il portait le n° 4027, mais la guerre ne laissa pas le temps au client potentiel pour concrétiser son projet. A la recherche du rêve automobile, poursuivant le fantôme de l'Aravis perdue, un collectionneur champenois avisé, réalisa le mariage improbable de la 57 Atalante du Salon de 1935 et du dernier Coupé Gangloff 1939. L'histoire de cette résurection débute en 1970, cette année là, deux jeunes bugattistes en pèlerinage aux usines de Molsheim, sont accueillis par François Seyfried qui leur montre les derniers trésors, qui ont échappés aux différents «pillages» de l'Usine. Ils trouvent ainsi : 2 chassis neufs de Type 101, dont la production fut si confidentielle en 1951-52, que seulement 6 chassis furent carrossés, et un seul en coupé, par Antem, aucun coupé T 101 ne vit le jour chez Bugatti ou Gangloff. Pour la somme de 2500 Frs par chassis, Claude Reboulet devient ainsi propriétaire des 2 derniers chassis T101 produits. Ils sont virtuellement identiques aux chassis 57, mais 2 détails les identifient facilement : - Le chassis 101 présente 2 tubes soudés, à l'extérieur des longerons, et perpendiculaires à ceux-ci, destinés à supporter la carrosserie ponton dessinée et réalisée par Gangloff. - Ce chassis possède aussi un important porte à faux arrière et est équipé à l'extrémité des longerons des béquilles destinées à recevoir le cric. Claude Reboulet se souvient de ces particularités des 2 chassis neufs, en apprêt gris, qu'il acquit à l'usine en 1970. L'un des chassis T101, celui qui nous occupe aujourd'hui sera revendu en 1977 au grand collectionneur Bugatti cannois René Giordano. La même année R. Giordano a l'incroyable opportunité de racheter le stock de pièces détachées Bugatti de Robert Cornière, qui fut un des premiers vrais amateurs éclairés de la marque.. En 6 mois toutes les pièces sont acheminées et triées avant d'être stockées à Cannes. Voir suite de la fiche descriptive lot "18 suite"
Pictures credits: Contact organization
Sports and vintage cars
About the sale
Catalog
Automobiles de Collection
75017 Paris - France
12/16/2002
Offered by Artcurial
33 (0)1 42 99 20 20