Lot no. 18
BUGATTI
Type 57 - Galibier - 1936
N°de série : 57.363
Moteur : n° 234 - 8 cylindres en ligne, de 3,257 cm3, développant 135 cv Soupapes en tête, deux par cylindres, commandées par deux arbres à cames en tête
Alésage-course : 72 x 100 mm.
Alimentation : 1 carburateur Zénith-Stromberg vertical simple corps et pompe mécanique : réservoir à l'arrière
Allumage : bobine et delco
Boîte de vitesses : à commande manuelle, 4 rapports + marche arrière
Embrayage : multidisques à sec
Châssis : longerons métalliques et traverses
Suspension : ressorts semi-elliptiques longitudinaux à l'avant ressorts demi-cantilever inversés à l'arrière
Amortisseurs : télescopiques à l'avant et à l'arrière
Direction : boîtier à vis sans fin et secteur, - conduite à droite
Freins : à tambours sur les quatre roues, commande hydraulique, double circuit
Roues : à rayons acier, et moyeux type Rudge.
Pneus : Dunlop “Gold Seal” 525 / 550 x 18
Carrosserie : type GALIBIER, 1er modèle, - berline 4 places, 4 portes sans montant central (portes arrière ne s'ouvrant que de l'intérieur), réalisée, sauf capot en aluminium, en tôle d'acier sur charpente bois.
Pare-brise ouvrant
Couleur : noir, flamme jaune sur les retombées de capot et flancs, laque cellulosique
Intérieur : sièges et garnitures en cuir Connolly havane, référence : “Victory antic gold”, moquettes beige, gansées skaï
Les Bugatti Type 57 ont été présentées en 1934 et ont été largement empreintes de l'esprit de Jean BUGATTI, pour le moteur 8 cylindres double arbre, et le dessin des carrosseries. Tous modèles confondus, quelques 630 Type 57 ont été construits et seulement 107 Galibier répartis en première série (portes sans montant central, celles arrière ne se commandant que de l'intérieur), et deuxième série (portes s'ouvrant à partir d'un montant central, toutes ouvrables de l'extérieur). Les habitacles de chaque série restant identiques alors que des différences apparaissaient pour les capots, ailes, malle arrière, emplacement des phares : totalement identique à l'exemplaire présenté, seulement 17 unités auraient été construites.
Dès 1936 le moteur solidaire du châssis était remplacé par un moteur suspendu sur blocs caoutchouc, et c'est en 1938 qu'apparaissent les freins lockheed et les amortisseurs télescopiques.
En 1936 “La Vie Automobile” à la suite d'un essai indiquait les performances suivantes : vitesse maximum 150 km/h, et selon les graphiques publiés (et comparatifs aux performances d'une Delahaye 135), de 0 à 100 km/h en 14 secondes de 0 à 140 km/h en 30 secondes, 0 à 100 km/h atteint départ arrêté sur 400 m.
Parmi les qualités de la Bugatti 57 il est juste de citer l'excellente tenue de route et la remarquable précision de la direction, sans oublier les puissantes accélérations du moteur.
Le modèle 57 tourisme à servi de base aux modèles 57 C et 57 SC, et aux voitures préparées pour la compétition, notamment à celle victorieuse aux “24 Heures du Mans 1939” pilotée par Jean-Pierre Wimille et Robert Benoist.
La 57 que nous présentons porte le numéro de série 57.363, frappé sur sa plaque de Constructeur. Elle avait été vendue neuve à Mr. Bouchon en janvier 1936. (réf. : Bugatti Magnum, p. 551), aurait appartenu ensuite à l'Ambassade de Suède à Paris, et nous l'avons connue dans les années soixante pilotée par Mr. Brette. Elle était sortie d'usine équipée du moteur n° 251, mais en 1964 elle était déjà animée par le moteur n° 234, provenant d'une Atalante, et qui aurait été l'un des dernier moteurs refaits par Hauswald, mécanicien spécialiste de Bugatti dont les ateliers étaient établis rue du Président Wilson à Levallois-Perret. Bien que sortie d'usine en décembre 1935, elle se trouve équipée d'un moteur suspendu, et c'est au fil des ans qu'elle a bénéficié des améliorations apparues en 1938, les freins hydrauliques à double circuit et les amortisseurs télescopiques. Sa carrosserie, d'origine, est dite “carrosserie d'usine”, et porte la plaque “Carrosserie Bugatti” vraisemblablement construite avec l'intervention de Gangloff, carrossier à Colmar qui travaillait habituellement pour Bugatti. À noter l'adjonction relativement récente de deux feux “stops” et de clignotants, et si l'on veut trouver un défaut à cette voiture : le volant qui est bien Bugatti, mais pas du modèle type 57.
Utilisée sur quelque 2 000 km de 1964 à 1965 par un de nos amis, à son entière satisfaction, elle devenait fin 1965 la propriété du Dr. Mouchot, collectionneur alsacien qui la conserve jusqu'en 1977. Elle serait devenue alors la propriété de Mr. Greilsamer historien de la marque qui co-signa avec Hugh Conway un ouvrage de référence sur Bugatti (Bugatti, édition Modélisme 1978), qui la cède le 3 août 1979 à Mr. Aubriet, et qui est ensuite confiée à l'Étude POULAIN & LE FUR pour être présentée lors de la Semaine Internationale Automobile du Palais des Congrès à la Vente aux Enchères du 14 décembre 1987 date de son acquisition par son actuel propriétaire. Elle était alors en bon état de fonctionnement, normalement entretenue, telle qu'elle était depuis les années cinquante.
De 1987 à 1991, son nouveau propriétaire entreprend une restauration, remise à neuf complète, les travaux étant effectués par des ateliers, artisans ou ouvriers spécialisés ayant soucis de respecter la configuration d'origine. Un dossier de photographies et de factures qui témoignent de ces travaux nous a été présenté.
La carrosserie est démontée, la charpente mise à nu : les boiseries qui le nécessitent sont refaites, par les soins de l'ébéniste François Thieffine, ancien élève de l'École Boulle, installé alors à Vienne. L'ébénisterie intérieure, d'origine a été revernie.
La tôlerie a été reprise et les peintures ont été refaites en laque cellulosique pour les parties apparentes et en laque polyuréthane pour les parties internes par la Carrosserie de l'Industrie, Viannay à Lyon qui travaillait habituellement pour le Musée de La Rochetaillée d'Henri Malartre.
La sellerie est l'œuvre de Raymond Ratto à Cannes La Bocca.
Quant à la mécanique, sa révision et la réfection du moteur sont confiées à Robert Vialon, un mécanicien spécialiste très connu du Club Bugatti France, et la mise au point par un autre spécialiste, Jacques Reboulet : un dossier de photographies qui nous a été présenté témoigne de ces travaux.
Avec son actuel propriétaire, cette BUGATTI a participé à de nombreux Rallyes, dont en 1988 au périple “Charbonnières / Bad Abbach” en Allemagne, via Suisse, Autriche, Tchécoslovaquie et Italie et bien d'autres, dont celui de Molsheim à Campogaliano lors du lancement de la Bugatti EB 110 des Artioli. (voir photos des plaques de Rallyes ci-contre reproduites).
La BUGATTI que nous présentons aujourd'hui est donc une authentique voiture de collection, dont l'historique est connu, l'entretien régulièrement effectué, le fonctionnement soigneusement entretenu, la configuration d'ensemble, très voisine du neuf étant restée conforme à celle d'origine et à propos de laquelle nous pouvons affirmer, quelque soit notre présente évaluation, que celle-ci est largement inférieure au coût des travaux effectués depuis 1987.
Carte grise française.
Véhicule expertisé et présenté par :
Monsieur Jean-Michel CEREDE
Tél. : 06 14 39 47 27 ou 01 42 36 59 21
In the spirit of Jean Bugatti for the body-work design and the 8-cylinder and double overhead camshaft engine, this Bugatti (type 57) had been created in 1934. All models including, only 630 Bugatti (type 57) had been built, only 107 Galibier first and second series, and only 17 cars, like the one we are presenting, have been made (specific bonnet, wings, boot and headlights).
After a road test in 1936, the magazine “la Vie Automobile” testified the incredible car performance: maximum speed 150 km/h, 14” from 0 to reach 100km/h, and 30” from 0 to 140km/h.
Serial number 57.363 and has been sold the first time in 1936 with its original enginen° 251. In 1964, our Bugatti was fitted with a new engine (n° 234) from an Atalante, installed by Hauswald, a Bugatti mechanical engineer. Even if the car has left the factory in 1935, it has been enhanced in 1938 with hydraulic brakes and telescopic dampers. The car has its original bodywork certainly built by Gangloff.
The car was once the property of the great historian of Bugatti, M Jacques Greilsamer, who co-signed with Hugh Conway the reference book on Bugatti (“Bugatti”, édition Modélisme, 1978). The 3rd of August 1979, he sold the car to M. Aubriet who asked the auction house to sell the car at the Palais des Congres (the 14 of December 1987) during the “Car International Week”. As it used to be since 50 years, the car was very well maintained.
From 1987 to 1991, the car had been totally restored and the result was very near from the original configuration (as bills and photos attest):
The bodywork had been taken apart in order to restore certain woodwork. It had been made by François Thieffine, Boulle school ex-student). The interior cabinetmaking had been varnished.
The paintjob has been spayed in cellulosic laquer, and in polyurethane laquer for the interior (by the coachbuilder of Viannay industry).
The leatherwork had been restored by Raymond Ratto (Cannes).
Robert Vialon (a mechanical engineer very famous in the French Bugatti club) serviced the engine, and Jacques Reboulet (specialized in Bugatti) adjusted the car.
With this Bugatti, the current owner took part in many rallies such as “Charbonnières/Bad Abbach” in Germany in 1988 (via Switzerland, Austria, Czechoslovakia and Italy) but also in the rally of Mosheim in Campogaliano (during the launching of the Bugatti EB 110 des Artioli).
Thus, the Bugatti presented is an authentic car for collectors due to its well-known historic and its excellent maintenance. Currently, the whole configuration conforms to the original and we can assert that its value is far less important than all the repairing since 1987.
French car registration document.
Expert : Mr Jean-Michel CEREDE
00 33 (0)6 14 39 47 27 ou 00 33 (0)1 42 36 59 21
Pictures credits: Contact organization
Miscellaneous
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