Lot no. 214
Commode mouvementée en marqueterie de fleurs en façade et sur les côtés, à décor triparti de fleurs au naturel dans des encadrements d’amarante, ouvrant à deux tiroirs et reposant sur des pieds cambrés ; ornementation de bronzes dorés : chutes baguette, pognées, entrées de serrures et tablier ; dessus de marbre brèche d’Alep ; estampillée Criaer (sic) et JME. Époque Louis XV. H. : 86,5 cm, L. : 132 cm, P. : 62 cm Provenance : Ancienne collection Prince et Princesse Wolkonsky, vente Monaco, étude Ader, Picard, Tajan, le 11 novembre 1984, lot 136 bis. Pierre Verlet mentionne quatre membres de la famille Criaerd répertoriés comme ébéniste dans le courant du XVIIIe siècle, à ces quatre noms il fait correspondre cinq estampilles, avec ou sans initiales, et selon des orthographes différentes (parfois orthographié sans E). Cette estampille pourrait correspondre à un cinquième fer non répertorié à ce jour, celui de l’un des quatre ébénistes régulièrement cités, ou éventuellement celui de Sébastien Mathieu dit Criaerd le jeune, frère d’Antoine Mathieu, et fils de Mathieu avec lequel il collabora avant de devenir essentiellement marchand. Partant de l’hypothèse selon laquelle cette commode porterait plutôt l’estampille d’un marchand ébéniste de la famille des Criaerd, la conception et la réalisation de ce meuble serait alors plus vraisemblablement à rechercher du côté de l’ébéniste Jean-Pierre Latz. En effet, un certain nombre d’éléments stylistiques dans le gabarit, la composition du décor et l’implantation des bronzes rappellent de manière assez précise plusieurs commodes de cet ébéniste. Il est intéressant à cet égard de citer deux commodes, présentant toutes les deux une façade tripartite, l’une à double filet d’encadrement comme sur la commode présentée (on le retrouve à maint reprises chez Latz, notamment vente Paris, étude Tajan le 20 juin 2000, lot 127 ou vente Lyon, étude Anaf, le 9 juin 1991, lot 69), les bronzes du tablier asymétriques, les montants ornés de chutes similaires ; l’une vendue à Versailles, le 29 mars 1992, lot 170, l’autre à Londres, le 22 mai 1993, lot 267, toute les deux estampillées de Jean-Pierre Latz. Il semble donc probable que l’intervention de l’ébéniste Criaerd relève plutôt d’un processus de sous-traitance, ou tout simplement d’une revente postérieure ; la création et la réalisation de cette commode devant plus vraisemblablement être attribuée à Jean-Pierre Latz.
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Classic furniture
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Catalog
12/18/2015
Offered by Ader
01 53 40 77 10