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Lot no. 123
CUSTINE, Astolphe, marquis de, 258 lettres autographes à la comtesse Merlin, la plus grande partie signées LA PRÉCIEUSE CORRESPONDANCE D'ASTOLPHE DE CUSTINE À L'UNE DE SES AMIES DE COEUR : LA COMTESSE MERLIN. , "JE NE SUIS MOI TOUT À FAIT QU'EN ÉCRIVANT" (12 mai 1851) 1836, 1. l.a. [Paris, avr.-mai 1836] : sans doute l'une des premières lettres de Custine à la comtesse Merlin, écrite à la troisième personne, "Mr de Custine s'est présenté chez Mme la Comtesse Merlin pour prendre congé d'elle au moment d'aller en Angleterre", (il y sera en mai 1836, cf. Luppé, p. 183), "pour lui dire que (...) quelques personnes viendront chez lui (...) pour juger d'un tableau de Louis Boullanger [sic]", il s'agit du fameux Triomphe de Pétrarque commandé par Custine pour son hôtel de la rue de La Rochefoucauld, 2. l.a.s. [Paris, 1836], 2 pp. : "Le Sauvage [Édouard Sainte Barbe] est le bouledogue de l'amitié, il a déjà trouvé la livraison de l'ouvrage de Mme d'Abrantès où se trouve la Monja porte-étendard", allusion aux Scènes de la vie espagnole publiées en 1836, et au violoniste Le Cieux, 3. l.a.s. [Paris, 1836], 2 pp. 1/2 : "comme je ne puis aller moi-même vous remercier (...) du plaisir que vient de me causer la lecture de vos deux volumes"... allusion sans doute aux Souvenirs d'une créole publiés en 1836, 4. l.a.s. Paris, sept. 1836-oct.1837, 2 p. : "je suis heureux, Madame"... il lui donne l'adresse de "Mme Berlios [sic, Harriet Smithson] : la voici 35 rue de Londres" où le compositeur habita à ces dates, 5. l.a.s. St Gratien, [1836], 4 pp. : "j'apprends (...) par les bruits du monde que votre voyage triomphal est terminé"... il l'invite à St Gratien, : "vous y trouverez Duprez (...) et Berlioz qui chanteront les principaux morceaux de l'opéra de celui-ci [Benvenuto Cellini] (...) le plaisir que je trouvai en lisant vos charmants Souvenirs [1836]", 6. l.a.s. St Gratien, 10 août [1836-1837 ?], 1 p. 1/2 ; "j'avais prévenu vos réclamations"... la compare à Corinne , 1837, 7. l.a.s. Rome, 25 janv. [1837], 4 pp. : "jour de l'ouverture du carnaval", parle d'un dîner chez le peintre Jean-Victor Schnetz, successeur d'Ingres à la direction de l'Académie de France à Rome, beaux propos sur leur amitié, "Rome est toujours le pays des contrastes les plus bizarres" : entre un concert triomphal de musiciens juifs au Capitole et la cérémonie d'ouverture du carnaval où un sénateur romain exécute un rituel parodique contre les Juifs de Rome, "l'ambassadeur, M. de La Tour-Maubourg, se meurt" [il mourut en mai 1837], 8. 233. l.a.s. début fév. 1837, 4 pp. : "je pars en pleurant pour St Gratien, un ami de quarante ans vient de mourir (...) c'était le duc Gustave de Mecklembourg qui m'a décidé à me marier pendant qu'il était chez ma mère à Fervacques (...) la mort, toujours la mort, on ne vit pas d'autre chose. J'ai le coeur navré (...) Dès que je parle, j'exagère ; je n'ai de raison qu'en écrivant", 1838, 9. l.a.s. [Paris ou Saint Gratien], avant 1838, 3 pp. 1/2 : "J'allais vous écrire pour vous demander un répit"... à propos de la jalousie de la duchesse d'Abrantès : "elle me fait remonter dans mes souvenirs jusqu'à ma petite enfance", à l'égard de Sainte Barbe qu'il entend protéger : "je ne lui conseille pas de retomber sous ma dent par des insinuations venimeuses contre mes amis" , 10. l.a.s. s.l.n.d, [Paris, 1838 ?], 1 1/2 p. : "enfin, Madame, je puis vous offrir ce livre", évoque sans doute la parution de L'Espagne sous Ferdinand VII en 1838, 11. l.a.s. [mars 1838], 1 p. : "quoique je n'ose espérer (...) vous savez si je suis digne de la belle musique qu'on fait chez vous"... parle de Chopin en post-scriptum et de son concert de Rouen pour la cause polonaise en mars 1838 : "je n'ai pu faire votre commission auprès de Choppin [sic] qui dans ce moment se trouve à Rouen mais qui doit revenir dans deux jours", 12. l.a.s. Saint Gratien, 12 juin 1838, 2 pp. : "je suis heureux, madame, d'une occasion", évoque Ferdinand VII et l'enterrement de la duchesse d'Abrantès morte le 7 juin 1838 , 13. l.a.s. [Paris], [début sept. 1838], 1 p. 1/2 : "je viens, Madame, de convenir avec Duprez de remettre ma soirée après le concert des pauvres (...) vous avez le don de mener tout de front et vous êtes trop supérieure pour dédaigner ce qui peut flatter le juste orgueil d'un homme comme M. de Chateaubriand" (selon Luppé, le 3 sept. Mme Récamier se rend à un concert de Duprez à Saint Gratien, op. cit. p. 201), 1840, 14. l.a.s. [Paris, 1840 ?], 1 p. : "Édouard a vu ce matin Mme [Nathan-]Treillet qui chante demain dans Stradella", élève de Duprez qui reprit Stradella en 1840, 1841, 15. l.a.s. Milan, ce 23 oct. [1841], 6 pp. : "Vous savez que mon défaut n'est pas un excès de confiance"... rencontre avec Donizetti : "il nous prépare un opéra pour le carnaval que je compte passer à Milan", à propos du mariage d'Ignace Gurowski et de l'Infante d'Espagne, qui a eu lieu le 26 juin 1841, 16. l.a.s. Milan, 15 nov. [1841], 6 pp. : "Votre lettre du premier novembre", à propos de la perte d'une amie et d'Ignace Gurowski, 1842, 17. l.a.s. Milan, 15 mars [1842], 7 pp. : VERDI ET MANZONI : "mon oncle [Elzéar de Sabran] vient de me faire votre commission"... sur l'Infante d'Espagne et sa fuite avec Ignace Gurowski, "je passe ma vie très solitairement, je travaille comme si j'étais seul au monde, je reviendrai à Paris à la fin de cet été imprimer j'espère cet éternel voyage [La Russie en 1839]"... IMPORTANTE RENCONTRE AVEC L'OEUVRE DE VERDI car il entend "un opéra nouveau, le seul nouveau, je crois depuis des années. C'est Nabuchodonosor de Verdi, jeune compositeur dont vous entendrez beaucoup parler s'il tient ce qu'il promet (...) un emploi très savant de l'ochestre, des choeurs magnifiques et des chants expressifs (...) Ronconi qui est le dieu du chant en Italie" etc. RENCONTRE AVEC MANZONI : "j'ai fait connaissance avec Manzoni, c'est l'homme le plus simple et le plus modeste que j'ai vu" etc. "j'oubliais l'essentiel : l'Infante est grosse !" , 18. l.a.s. 20 déc. 1842, 4 pp. : FORMIDABLE LETTRE, LITTÉRAIRE ET AMICALE, ANNONÇANT LA RUSSIE EN 1839 : "ma dernière lettre est restée sans réponse (...) la combinaison de fierté, de paresse et de délicatesse qui fait le fond de mon caractère n'est pas favorable à la sociabilité (...) il y a de bien jolies choses dans le nouvel opéra de Donizetti, Linda [Italiens, 1842] (...) je lis (...) Consuelo [paru en feuilleton en 1842] : le dernier ouvrage de Mme Sand, c'est ravissant (...) je me prépare à publier La Russie qui sera bientôt sous presse. Mais j'ai peur, il faut être si froid pour être vrai quand on décrit cette société et ces sites polaires, que je crains d'ennuyer (...) Il ne suffit pas de se faire le miroir ; il faut bien choisir les objets qu'on veut refléter. Je suis sûr d'exciter une sorte d'intérêt politique et moral, mais cela ne suffit pas pour quatre volumes. Protégez-moi (...) j'ai assisté hier chez Mme Récamier à une solennité littéraire : Mme Rachel disait des vers de Phèdre [allusion à la soirée de l'Abbaye-aux-Bois au profit des inondés de Lyon] M. DE CHATEAUBRIAND DÉCLINE MORALEMENT ET PHYSIQUEMENT : QUE DE RUINES PRÉSAGE CETTE DÉCADENCE !! IL NE VOIT QUE LA MORT, ET IL EN FAIT BOIRE LE CALICE À SA PAUVRE AMIE MME RÉCAMIER, à qui il fait tous les soirs ses derniers adieux. La pauvre femme en est fâchée. Elle pleurait l'autre jour comme une jeune personne. Revenez-nous, revenez-nous, pour causer de tout cela et de tout", 19. l.a. [scripteur inconnu], Paris, 27 déc. 1842 : "quelle bonne lettre vous m'avez écrite", 1843, 20. l.a.s. Paris, [janv. 1843 ?], 4 pp. : évoque le jeu de Mlle Rachel dans Phèdre, "je ne dis jamais ce que je veux, c'est pourquoi j'ai appris à écrire", 21. l.a.s. [Paris, janv. 1843], 4 pp. : "votre gracieuse et amicale réponse", intéressant propos sur le salon de Mme de Girardin : "les vrais ennemis sont plus rares que les amis (...) Le dernier opéra de Donizetti, Don Pasquale, a un succès toujours croissant (...) Lablache y est incomparable, 22. l.a.s. 7 février, [Paris, 1843] : "voulez-vous faire un petit dîner mercredi prochain", 23. l.a.s. [Paris, 7 mars 1843] : "je pense que vous n'avez peut-être pas une loge pour Les Burgraves que l'on donne demain, mardi", 24. l.a.s. s.l.n.d. [Paris, début mai 1843] : "si vous ne m'avez pas vu (...) mon livre [La Russie en 1839] va paraître et moi je vais disparaître pour l'été", 25. l.a.s. [Paris, vers 15 mai 1843] : SUCCÈS DE LA RUSSIE EN 1839 : "merci de la bonne nouvelle que vous me donnez (...) en attendant, je vous envoie mon livre dont je n'ai pas osé vous occuper pendant ces trois affreuses journées. Un succès inespéré : trois cents exemplaires vendus en trois jours", La Russie en 1839 sort le 13 mai 1843, et Custine adresse un exemplaire avec envoi à la comtesse Merlin, 26. l.a.s. [Paris, 1843], 2 pp. : BELLE LETTRE SUR LA RÉCEPTION DE LA RUSSIE EN 1839 : "voilà que je perds notre mardi (…) on m'écrit en allemand de Berlin une lettre bien curieuse sur l'effet de mon livre en Russie. Il s'y prépare une révolution basée sur l'amour-propre blessé de tous les hommes qui lisent. Et qui voient enfin ce qu'on pense d'eux en Europe. Leur colère se tourne contre le gouvernement qui leur a mérité une telle réprobation : ceci entre vous et moi (...) ne parlez pas de Rossini à La Presse Mère (Sophie Gay)", 27. l.a.s. Mantoue, 11 juin [1843], 4 pp. : "Votre lettre qui m'a été remise à Ancône", elle lui fait le reproche d'être parti :"répondre à une amie qui me dit : "Vous diminuez mon affection et c'est votre faute, ce n'est pas la mienne (...) Je reste sous le coup (...) L'inquiétude m'emporte toujours au loin malgré l'âge et ses progrès ; c'est physique ; voir des sites nouveaux ou seulement divers est un besoin pour moi comme entendre de la musique (...) autrefois je croyais à la surprise, à la nouveauté (...) je sais (...) que la terre se ressemble partout, et l'homme plus que la terre. Nous avons des sauvages dans nos rues et des déserts dans nos bruyères", il parle de son "envie irrésistible de m'en aller je ne sais où (...) Il y a une nichée d'hirondelles logée dans ma tête", lettre écrite dans une voiture à cheval dont il se plaint des chaos, annonce son retour par la Suisse , 28. l.a.s. Biebrich, 21 juin [1843], 6 pp. : "me voici fixé à Biebrich [près de Nassau, sur le Rhin] pour deux mois" avant d'aller prendre les eaux d'Ems, long propos sur les Allemands, sur les articles consacrés à La Russie et sur sa brouille imminente avec La Presse d'Émile de Girardin, mari de Delphine Gay, fille de l'amie de Custine : "Me voilà sacrifié à la politique : Mme Gay me mande que son gendre aura de la peine à me tenir parole parce que les affaires de l'Europe ne lui laissent pas la liberté de dire sa pensée, comme si on ne pouvait pas servir un livre tout en faisant les réserves qu'on croit devoir à ses propres opinions !" , 29. l.a.s. Biebrich, 26 juil. 1843, 4 pp. : DEUXIÈME ÉDITION DE LA RUSSIE EN 1839 : "ai-je tort d'être bien persuadé (...) mon temps a été jusqu'ici tout entier employé à corriger mon livre pour la 2de édition qu'Amyot demande à cor et à cri (...) il faut avouer aussi que la vanité russe m'a magnifiquement servi dans toute l'Europe", à propos d'une lettre de Varnhagen sur l'ouvrage de Custine, "en Russie tout est sur une plus grande échelle, il n'y est donc pas surprenant que le mal y apparaisse sous des traits plus frappants qu'ailleurs", 30. l.a.s. Biebrich, 26 juil. 1843, 4 pp. : "savez-vous bien que votre silence m'afflige (...) je ne vous écris que pour me plaindre", à propos de la deuxième édition de La Russie, 31. l.a.s. Paris, ce 5 nov. [1843], 4 pp. : "À peine votre lettre reçue ce matin, j'ai fait courir Édouard chez Amyot" : long développement à propos de la deuxième édition de La Russie qui paraîtra le 21 nov. 1843. "Je suis né sous une étoile malheureuse et je crains toujours le pire, non des autres mais de mon sort (...) Et pourtant j'aime la vie, même comme on me l'a faite. Une seule personne qui nous comprend nous dédommage de tout", articles sur la mort de Casimir de Montrond dans La Presse, sur deux opéras de Donizetti, 32. l.a.s. Paris, oct.-nov [1843], 4 pp. : "On m'assure que vous allez revenir", à propos du théâtre et de l'opéra à Paris, récit des derniers sacrements de Montrond et de ses derniers mots d'esprit : "l'ami de M. de Talleyrand et l'espion de tant de rois est mort ignoré, oublié, abandonné" , 33. l.a.s. Paris, oct.-nov [1843], 3 pp. : "Vous étiez bien sûre qu'à moins d'impossibilité absolue", 34. l.a.s. [Paris, 25 déc. 1843], 1 p. 1/2 : "faites-moi dire comment et où", Duchesse de Chateauroux de Sophie Gay jouée à l'Odéon, "je vais chez Ronconi et de là au cours de Miskiewicz pour la matinée. C'est l'avènement des Slaves, ce qui est un événement plus que littéraire", allusion au vif succès des cours du poète polonais professés de 1841 à 1844, 35. l.a.s. Paris, 26 déc. [1843], 5 pp. : "vous n'attendez peut-être pas de réponse (...) le Paris littéraire fait la marmotte et le Paris politique fait la taupe"... admiration du chanteur Ronconi dans Gemma di Vergy de Donizetti joué aux Italiens en déc. 1843, parle de George Sand et de son fils, "Choppin, plus mort que vif, vit toujours", 36. l.a.s. Paris, [1843 ?], 2 pp. : "Vous faites faire des miracles, c'est plus amusant que d'en faire soi-même", Custine et la comtesse Merlin prevoient une soirée à l'opéra, 37. l.a.s. s.l.n.d. [Paris, 1843], 1 p. : "nous avons passé à votre porte Sainte Barbe et moi", 38. l.a.s. s.l.n.d. [Paris, 1843], 1 p. : "s'il ne tombe pas des hallebardes", 39. l.a.s. s.l.n.d. [Paris, 1843], 1 p. : "oui, certes, j'irai dîner avec vous vendredi", 1844, 40. l.a.s. [Paris, apr. 27 janv. 1844], 1 p. : "j'ai lu le premier volume avec avidité"... Custine la félicite pour la publication récente de La Havane (Paris, Amyiot, 1844, 3 vol.), "je vais à l'enterrement de Nodier (...) avez-vous été à l'hôtel Lambert [Czartoryski] ?", 41. l.a.s. Rome, 23 févr. [1844], 10 pp. : "à Rome, la vie du monde est monotone (...) Vivre à Rome, c'est oublier tout ce qui vous choque (...) on tremble sur l'avenir en comparant le passé au présent"... discussion sur les mérites de Michel-Ange et de Raphaël, dîner chez le Prince Torlonia : "c'est un petit coq qui fait le paon et ne fait pas d'enfants"... "ce monde nous fait l'illusion des attachements"... remarquable et long portrait de la Princesse Torlonia, long propos sur Mme Récamier, "QUE DEVIENT M. DE CHATEAUBRIAND ? CE GÉNIE EXTRAORDINAIRE (...) la vieillesse m'inspire une compassion que je m'efforce de cacher de peur d'être accusé d'impertinence. À quoi sert la supériorité, si ce n'est à savoir vivre et mourir mieux que le vulgaire ? (...) Vous avez reçu une lettre du 26 janvier" , 42. l.a.s. Fribourg, 25 avril [1844], 4 pp. : "il y a déjà quelques jours que je vous avais écrit"... contraste entre le protestantisme et le catholicisme en Suisse, propos sur le marquis de Foudras, 43. [Fragment], l.a. Saint Gingolph, 7 juin [1844 ou 1847], 4 pp. : "Vous avez bien raison, rien ne m'irait plus mal que la rancune"... "rien ne remplace les souvenirs d'enfance, ni les personnes qui nous ont vu naître (...) nous sommes obligés de nous raconter aux autres"... parle de la guérilla dans le Valais entre Vieux-Suisses et Jeunes-Suisses"... [fin :] "tant il y a qu'au retour de la"... , 44. l.a.s. Frascati, 8 sept. [1844 ?], 4 pp. : "vous n'espérez pas m'oublier sans poème (...) je voulais finir mon ouvrage avant que de retourner à Paris (...) ma vie se raccourcit à vue d'oeil et je ne compte pas me passer plus longtemps des amis que le ciel m'a laissés (...) j'ai prévu depuis longtemps ces guerres religieuses, on me riait au nez, à commencer par le grand Chateaubriand (...) nous avons eu ici les chaleurs accoutumées, c'est admirable, majestueux, solennel", 45. l.a.s. [1844 ?], 2 pp. : "je viens de demander à ma concierge"... instructions pour loger la comtesse Merlin à Saint-Gratien, 46. l.a.s. Frascati, 18 sept. [1844 ?], 2 pp. suscription, cachet de cire armorié : "j'apprends que vous allez passer l'hiver à Madrid", 47. l.a.s. Saint Gingolph, 6 oct. [1844], 4 pp. : "j'ai bien envie de vous dire comme les petits enfants"... Il envisage l'achat de la propriété près de Frascati, parle des auberges du Pays de Vaud "devenus des salons (...) ces cabarets dorés me sont ôdieux, je finirai par me loger dans les tavernes des mariniers du lac, là au moins on peut dîner dans sa chambre"... pour mieux éviter "cette ruée de touristes qui me dégoutent des voyages ! Un moyen sûr pour guérir de mes passions, c'est de la voir partagées par certaines gens", 48. l.a.s. Milan, 14 [nov. 1844], 4 pp. : "me voici sous un autre ciel (...) j'ai couru à la Scala en descendant de voiture", il entend Verdi qu'il admire, parle longuement de musique, "les italiens sont toujours nos maîtres", 49. l.a.s. Frascati, 20 nov. [1844], 4 pp. : "vingt lettres à répondre sont sur ma table"... belle description des chaleurs de Rome, "les couleurs du soleil sont un événement ; la mer n'apparaît qu'aux approches de la nuit. Tout le jour, elle se confond avec les vapeurs de l'horizon. Vous connaissez la solennité des paysages terriblement beaux qui nous environnent : je ne m'en lasse pas (...) J'AI VU AUSSI À ROME LES TROIS PREMIÈRES REPRÉSENTATION DES DEUX FOSCARI, LE DERNIER OPÉRA DE VERDI (...) VOUS AI-JE MANDÉ QUE J'AI VU ROSSINI À BOLOGNE et qu'il ne pense pas plus à la musique que votre notaire ?", 1845, 50. l.a. Frascati, 19 mai 1845, [fragment] : "votre lettre du 6 mai me fait tant de plaisir"... santé, homéopathie, "j'ai acheté une propriété de pur rapport, car elle est inhabitable, auprès de Frascati"... parle de la comtesse de Menou, d'un prince Teano "l'homme le plus spirituel de Rome d'une famille autrefois puissante aujourd'hui ruinée et déchue (...) Paris est donc parvenu à laisser mourir cette merveille de l'Opéra italien"... , 51. l.a.s. St Gratien, 4 août [1845 ?], 2 pp. 1/3 : "vous me rendez bien inquiet"... 52. l.a.s. fin nov. 1845, 2 p. 1/2 : "Alari vient de dire à une personne de ma connaissance que vous aviez été gravemment malade à Madrid (...) je vous regrette ici à chaque instant (...) j'ai perdu mon cousin Scipion de Brézé, caractère bien noble", Paris, 1846, 53. l.a.s. Paris, 1er févr. [1846], 4 pp. : " chaque jour aux Italiens"... ne s'explique pas son absence, "seriez-vous encore souffrante ds suites de la maladie que vous avez eue à Madrid (...) Mme Récamier nous donne aujourd'hui un concert (...) M. DE CHATEAUBRIAND VIEILLIT PLUS QUE JAMAIS. S'il a appris à conquérir le pouvoir sur les esprits, il n'a pas appris à le perdre. Il a su monter bien haut. Il ne sait pas descendre dignement du théâtre"... propos sur l'impossible renoncement à soi-même de Chateaubriand... "quand on s'est souvent oublié pour autrui, il n'est pas difficile de se quitter pour Dieu (...) le P. Lacordaire m'a émerveillé de sa parole magique"... Mme de Girardin et sa "nouvelle" tragédie Cléopâtre, "il ne sera pas possible de la jouer avant l'hiver prochain, Mlle Rachel s'étant engagée pour Jeanne d'Arc" de Soumet, jouée en févr. 1846 , 54. l.a.s. s.l.n.d. [Paris ?], [1846], 2 p. 1/2 : "voici le livre d'Hannemann" [inventeur de l'homéopathie]... "je viens de lire Nélida : c'est la Madeleine du phalanstère. Je déteste ces femmes plus que chrétiennes"... Nélida : roman de Marie d'Agoult publié en 1846. Custine évoque ses travaux à Paris : "j'aurai un appartement très agréable pour moi, et pour mes amis", 55. l.a.s. St Gratien, 25 juin [1846], 4 pp. : "votre lettre du 21 juillet me fait le plus grand plaisir (...) la mère Presse m'écrit de Versailles [Mme Gay]", l'Infante d'Espagne mariée à Ignace Gurowski perd un enfant, 56. l.a.s. Bruxelles, 5 juil. [1846], 2 pp. 1/2 : "le croirez-vous ?"... rend visite à Gurowski, "Balzac dit que je tiens beaucoup à ce que je pense ; cela doit me rendre insupportable aux gens qui pensent autrement", 57. l.a.s. Paris, 11 juil. 1846, 6 pp. : "Votre bonne lettre du 8 juillet"... Custine se plaint avec drôlerie d'un accident de chemin de fer sur une ligne appartenant aux Rothschild, "la Princesse de Ligne née Princesse Lubomirska était dans sa voiture, accrochée au train, elle n'a rien eu, et elle a secouru les blessés", et ajouté au début : "Rothschild a donné deux cents mille", 58. l.a.s. St Gratien, samedi 18 juil. [1846], 4 pp. : "vous ne savez la peine que me cause votre silence"... longs propos sur l'opéra, "mardi prochain, je vais voir Donizetti à Ivry. On a empêché son enlèvement", le compositeur atteint de délires dûs à sa syphilis y avait été interné , 59. l.a.s. St Gratien, 6 sept. [1846], 1 p. 1/2 : MORT D'ELZÉAR DE SABRAN : "un mot seulement pour vous dire le malheur qui me frappe. Mon oncle de Sabran vient de mourir (...) c'est mon dernier proche parent. Mon oncle n'était pas d'une grande ressource mais il me manque extrêmement. Personne ne m'a plus vu naître", 60. l.a.s. Paris, 10 sept. [1846], 3 p. 1/2, papier de deuil : "je suis malheureux (...) la journée d'hier (l'enterrement) m'a tué (...) vos reproches sur mes manies voyageuses sont trop anciens", 61. l.a.s. St Gratien, 12 sept. [1846], 3 p. 1/2, papier de deuil : "je réponds à l'instant"... "mon oncle m'a donné un cruel coup au coeur", Custine n'hérite pas, "il était bizarre jusqu'à la manie", 62. l.a.s. St Gratien, 14-16 sept. [1846], 14 p. papier de deuil : "le mieux ne s'est pas soutenu"... calomnies de la "mère Presse" (Mme de Girardin), "le testament de mon oncle est un véritable enfantillage, mais d'un enfant sans coeur, 63. l.a.s. St Gratien, 20 sept. [1846], 3 p. papier de deuil : "vous ne serez jamais quitte"... "nous partons demain matin pour Marseille et pour Rome", 64. l.a.s. Marseille, 29 sept. [1847], 4 pp. sur papier de deuil : "au moment de m'embarquer"... prend un paquebot nommé Mont Gibelle, "je vais avoir le plaisir d'y recontrer Mme [Natalia] Oberskoff [née Cheremieff, amie de Chopin] ancienne connaissance que je ne vois plus depuis la publication de mon livre [La Russie]. J'attendrai qu'elle me reconnaisse car je n'ai nulle envie de l'envoyer en Sibérie", 65. l.a.s. Rome, 8 oct. [1847], 4 pp. sur papier de deuil : "pas le moindre petit mot (...) j'ai trouvé Ciampino en bon état"... affaires de Rome, 66. l.a.s. Rome, 1er nov. [1847], 6 pp. sur papier de deuil : "votre lettre du 9 oct."... à propos de la "vipère" Sophie Gay, de la "pauvre mère Presse" (Mme de Girardin), affaires de Rome, long développement sur Romuald contre lequel "je lutte courageusement" , 67. l.a.s. s.l.n.d. [1846 ?], 1 p. : CUSTINE ET CHOPIN : "Choppin [sic] donne un concert. Vous savez que je prends toujours chez lui des billets en plus grand nombre que je n'en puis employer"... 1847, 68. l.a.s. Rome, 1er janv. 1847, 6 pp : "Il ne sera dit que l'année commence sans un souvenir pour vous (...) les cheveux du Pape blanchissent à vue d'oeil"... description d'une fête aux flambeaux où "les princes étaient mêlés aux pauvres", 69. l.a. Ciampino [Frascati], 30 janvier 1847, 4 pp. [sans la fin] : "Nos deux lettres se sont croisées"... plaisirs de la retraite dans sa maison de campagne, "j'avance vers la fin de Romuald (...) c'est au moment où l'on écrit qu'on aime le mieux ce qu'on fait", 70. l.a.s. [Rome, fév. 1847], 5 pp. : "on ne fait rien à Rome (...) j'espère toujours que Romuald sera fini au printemps"... il écrit la fin du livre, affaires de Rome, caractère de Pie IX, 71. l.a.s. Rome, 15 mars [1847], 6 pp. : "Ce serait à moi cette fois d'excuser mon silence (...) j'attendais que les dernières scènes de Romuald fussent entièrement ébauchées [le roman est achevé en octobre 1847] (...) je me trouve beaucoup de rapport avec ce chanoine de Mme Sand dans Consuelo lequel vivait sur le livre qu'il promettait toujours (...) BALZAC A PLUS FAIT POUR L'ART QUE TOUS CES MESSIEURS-LÀ. Voilà pourquoi il est demandé de parler moins de lui (...) l'amitié ne vaut quelque chose que lorsqu'elle tient de l'amour... Et l'amour tel que je l'entends est défendu au chrétien qui ne doit se donner tout entier qu'à la charité. Tout cela combiné fait des existences difficiles et contrariées"... "Pauvre Mme Récamier [devenue aveugle], j'écris pour elle à M. Ballanche (...) je commence à connaître le monde romain : une vingtaine de princes plus ou moins étrangers à leur pays, et une centaine de comtes ou de marquis plus ou moins au courant des choses du temps (...) quelques femmes hésitent, sans trop savoir pourquoi entre le dévergondage d'autrefois et la pruderie d'aujourd'hui, (...) et puis le monde des prêtres, là tout est obscur, secret (...) : les vertus les plus sublimes, les vices les plus révoltants (...) C'est un théâtre où tout se joue dans la coulisse et où personne ne veut monter sur scène (...) Ici la musique est morte", 72. l.a.s. Courmayeur, 5 juil. [1847], 8 pp. : "Mais qu'ai-je pu donc dire ou ne pas dire"... traite de ses affaires et des économies à réaliser, des chevaux qu'il a achetés à Rome "pour me traîner à petites journées [mais] l'avoine est tellement chère que chaque matin je suis ruiné par la consommation de la nuit", évoque la location de St-Gratien que le banquier Ernest André finira par prendre, des habitants du val d'Aoste : "une société de crétins si ce n'est de lépreux (...) on rougit d'être homme quand on voit jusqu'où l'espèce peut se dégrader", 73. l.a.s. Genève, 16 juil. [1847], 4 pp. : "Qu'est-ce que votre ami Mérimée dit de la Russie ? (...) Je n'attends qu'à St Gingolph votre réponse à ma dernière lettre (...) en fait de suicide, il ne faut manquer son coup" , 74. l.a.s. St Gingolph, 22 juil. [1847], 4 pp. : "Mme Gay me parle tant de vous"... "il m'est arrivé il y a six semaines un désagrément des plus graves pour me punir d'avoir écrit une longue lettre confidentielle laquelle a paru huit jours après dans l'Univers" et qui traitait des querelles entre Suisses (...) Je travaille beaucoup, c'est un roman [Romuald], mais si sérieux qu'il devient traité", 75. l.a. St Gingolph, 26 juil. 1847, 4 pp. [sans la fin] : "Votre lettre de Neris"... "Je lis les Girondins, les fragments que j'en connaissais me faisaient espérer un livre de génie (...) quel dommage qu'un si grand poète s'obstine à dédaigner l'art (...) à faire des oeuvres d'une utilité directe (...) ces apostasies suffiraient pour lui faire prendre en haine le gouvernement représentatif", 76. l.a.s. Aux Barattes, près d'Annecy, 6 août [1847], 4 pp. : "En quittant St Gingolph (...) voulant me faire sujet d'été du roi de Sardaigne", 77. l.a.s. St Gingolph, 11 août [1847], 4 pp. : "Peut-être me trouvez-vous déjà de nouveaux torts (...) ce que vous dites de l'ennui de publier ce qu'on a eu le plaisir d'écrire est précisément ce que j'éprouve (...) j'aurais tant besoin de la délicatesse d'une femme pour me guider à travers certains chapitres scabreux et pourtant nécessaire au but du livre (...) je lis Les Girondins [de Lamartine], cette apoplogie du duc d'Orléans et cette apothéose de Robespierre (...) je ne pardonnerai jamais la lettre d'éloges que je lui ai écrite de Rome à la lecture de quelques extraits bien trompeurs assurément. Il m'a répondu une lettre de remerciement et me voilà classé parmi ses admirateurs (...) Depuis que Manzoni, le poète catholique de l'Italie, m'a dit qu'il ne comprenait pas l'injustice des critiques provoquées par ce livre, je ne sais plus que dire ni que penser [de] l'auteur des Méditations dont l'ambition est la passion de sa vieillesse", 78. l.a.s. Évian, 8 sept. [1847], 4 pp. : "Voilà un long silence"... développement sur l'assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin, née Sébastiani, par son mari, annonce son intention d'aller à Paris, "je m'y occuperai de la publication de Romuald", "les Girondins me donnent des accès de rage", 79. l.a.s. Évian, 11 sept. [1847], 6 pp. : "Les eaux rendent si stupide"... joli récit d'une histoire d'amour locale, annonce son départ pour Paris, 80. l.a.s. St Gingolph, 24 septembre [1847], 4 pp. : "c'est vous que je vais regretter"... envisage de passer l'hiver à Rome, la compare à sa mère et à Mme de Staël, à Mme de Varnhagen et de Vaudémont, aux femmes auxquelles il a été le plus attaché, mais "ma vie entière n'est que le combat d'un coeur qui veut un lien et d'une imagination qui n'en veut pas", 81. fragment autographe signé, [été 1847], 3 pp. : parle des chevaux achetés à Rome et de l'arrivée à Genève , 81bis. l.a.s. Paris, 3 oct. 1847, 4 pp. : "Il y a deux arrivées, l'une à la maison, l'autre à la table"... "je suis découragé de Romuald ; je ne lui vois plus de public. La marche des choses le vieillit d'un an en 24 heures (...) de tous les livres que j'ai fait, c'est le seul que j'aie beaucoup médité et travaillé"... lit les Girondins qu'il n'aime pas, 82. l.a.s. [Paris, 1847 ?], 2 p. 1/2 : "j'envoie savoir si vous n'êtes pas effrayée"... longue invitation à l'opéra, à propos du chanteur Gilbert Duprez, 83. l.a.s. Paris, samedi 9 [oct. 1847], 4 pp. : "Hé bien faisons un moulin de St Gratien à Paris ! (...) chaque homme a en soi un animal, le mien c'est l'oiseau de passage"... Mme Récamier "y voit moins que jamais. La mort de M. Ballanche a neutralisé l'effet de son opération. Elle est triste et accablée. M. DE CHATEAUBRIAND S'AFFAIBLIT DE PLUS EN PLUS ; IL PLEURE À TOUT CE QU'ON LUI DIT. Ces ruines dans un salon font peine à voir (...) Je recule devant la publication de Romuald", revient des Italiens où il a entendu Jeanne-Anaïs Castellan dans Lucia di Lammermoor, "Paris est vide, mais j'en aime jusqu'aux rues, et on y parle ma langue... c'est assez pour moi", 84. l.a.s. [Paris], 22 oct. 1847, 4 pp. : "voilà donc votre moulin arrêté, faute d'eau"... à propos de l'opéra, "j'ai fait hier un dîner de garçon fort amusant à Versailles" , 85. l.a.s. 30 oct. 1847, 4 pp. : "où irons-nous, dites-vous ?", à propos de la mort ("qui peut savoir où [elle] souffle") et des corrections de Romuald, 86. l.a.s. [Paris], s.d. 2 pp. : "Vous perdez les plus beaux jours de l'année ; des jours comme on en voit trois par printemps. Les étourneaux de Paris ne cessent plus de dire : aller à la campagne par le froid, par la pluie : quelle folie ! (...) Mon paradis de St-Gratien me fait peur, j'attends tous les matins qu'on vienne m'en chasser", 87. l.a.s. Paris, ce dimanche 7 nov. [1847], 4 pp. : "Selon mon habitude, je ne crains le danger que lorsqu'il est loin" : à propos de l'épidémie de choléra, de deux amis qui l'encouragent à Romuald, de Mlle Rachel qui "va jouer Cléopâtre" de Delphine de Girardin dont la première aura lieu le samedi 13 novembre 1847, 88. l.a.s. Paris, lundi 8 nov. [1847], 4 pp. : "Vous niaise ! c'est impossible, dites naïve, ce mot répondra mieux à la tendresse de votre coeur, à la sincérité de vos sentiments", avec la copie par Sainte Barbe de l'importante lettre de Custine à Lamartine sur son Histoire des Girondins, 26 octobre 1847, 1p. 1/2 : "je n'ai fini les Girondins qu'il y a peu de jours (...) je vous admire comme un convoi de chemin de fer, en laissant passer, avec tout le respect qu'on doit à l'inévitable"... opposition du martyr chrétien et des meurtres révolutionnaires, façon dont Lamartine traite le rôle de son grand-père, le général de Custine , 89. l.a.s. [Paris], ce vendredi, dimanche [12 nov. et 14 nov. 1847], 6 pp. : "Depuis que je vois la manière dont vous interprétez mes paroles"... première de Cléopâtre qui fait l'objet d'une longue description : "j'aime mieux Racine et ses fadaises", 90. l.a.s. [Paris], nov. 1847, 4 pp. : "C'est triste, inquiétant, menaçant", conseils financiers donnés à la comtesse Merlin sur la gestion de sa fortune à Cuba, évoque Mlle Bertin "qui revoyait avec moi Romuald ligne à ligne", "nous gelons sous un ciel de plomb (...) je me dis malheur à ceux qui arrivent à l'âge où l'on a pour consolation que la tendresse des frères", 91. l.a.s. Paris, ce 25 nov. [1847], 4 pp. : "quand je ne suis plus inquiet, je tombe dans la paresse (...) si quelqu'un est constant en affection, c'est moi ; ce que j'aime dans les autres, c'est un caractère différent du mien", à propos du succès de Cléopâtre, longue et belle anecdote sur Chateaubriand : "l'autre jour chez Mme Récamier, j'ai assisté à une petit scène amusante. Une Mme Didier, femme de l'auteur de Rome souterraine, et plus jacobine que lui, vantait les hommes de la terreur à la façon de Mr de Lamartine : le duc de Noailles, Mr [Charles] Briffaut et moi, nous défendions la vérité de notre mieux. Mais voilà que tout d'un coup MR DE CHATEAUBRIAND QUI N'A PAS PARLÉ DEPUIS TROIS MOIS, SE LÈVE SUR SES MAINS, CAR LES JAMBES LUI MANQUENT, ET RETOMB
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