Lot no. 62
*Ed RUSCHA
Né en 1937
FALLING CAMERAS RISING BINOCULARS, 1982
Acrylique et pigments sur papier signé du monogramme et daté “82” en bas à droite
101 x 152 cm (39,39 x 59,28 in.)
Provenance :
Vente New York, 9 novembre 1989, lot 290
Acquis de celle-ci par l'actuel propriétaire
Bibliographie :
E. Ruscha, They called her styrenne, London, 2000, p. 205, reproduit en couleurs
Cette œuvre sera répertoriée dans le catalogue raisonné en préparation, Edward Ruscha, œuvres sur papier, 1956-2004, édité par le Dr. Rainer Crone et le Dr. Petrus Schaesberg
Singulière et inclassable, la peinture de Ed Ruscha, volontairement plate, dénuée d'effets de matière, fait l'objet depuis une quarantaine d'années d'une reconnaissance internationale et connaît une véritable consécration lors de la dernière Biennale de Venise alors qu'il représente les Etats-Unis.
D'abord nourrie du graphisme et de la standardisation des images, elle joue avec les images et les mots. La photographie a été très tôt pour cet artiste l'outil idéal pour sélectionner ses sujets : “Voir les choses photographiquement a influencé ma manière de penser et de voir”.
Ce médium constitue également une sorte de modèle pour la facture anonyme des surfaces de ses tableaux et les opérations qui les composent, des cadrages aux changements d'échelle en passant par les jeux de définition comme en témoigne “Falling cameras rising binoculars” réalisée en 1982.
Ses œuvres peintes se posent en véritables messagers de propagande, publicités ou réflexion sur la société contemporaine.
La photographie et la peinture s'établissent sur un mode quasi-documentaire des relevés thématiques et séquentiels.
Le vocable de son travail qu'il soit peintre, dessinateur, graveur ou photographe, privilégie toujours les sujets et les petits détails graphiques tirés du quotidien urbain et du monde contemporain. Il rend en quelque sorte compte de l'entourage de “l'homme moderne” en utilisant des stéréotypes hors contexte, des moments ordinaires sans jamais les entourer d'artifices.
Avec l'utilisation d'écritures que Ruscha insert dans ses toiles il nous montre comment il suit son instinct, sans aucun procédé préalablement pensé, pour figer ces moments qui dégagent des thématiques cadrées, évidentes mais sans aucune contrainte. Il revient immanquablement à la photographie sorte de médiateur ou d'esquisse moderne à son travail de peintre où les mots donneront la note à un préambule linguistique (le titre) qui structurera le contenu.
Pictures credits: Contact organization
Drawings, watercolours and pastels
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