Lot no. 77
Exceptionnel décor peint en trompe-l’œil d’une allégorie des saisons réalisée en quatre scènes dans des cadres simulés. Ces tableaux illusionnistes semblent retenus par des rubans ornés de médaillons de porcelaine sur un fond de guirlandes de fleurs et de fruits, enroulements, palmes croisées et rinceaux feuillagés centrés de masques. Ce brillant décor est complété de pots flammés et trophées. Quatre toiles. Dimensions : 290 x 248 cm - 290 x 248 cm - 286 x 263 cm - 286 x 255 cm Ce type de décor néoclassique est typique du goût à l’étrusque et illustre le retour à l’antique à la fin de l’Ancien Régime. En 1777, Louis XVI commande aux frères Rousseau, sur les plans de l’architecte Richard Mique, un petit boudoir turc pour accueillir les - séjours de la reine Marie-Antoinette au château de Fontainebleau. Ce somptueux décor est complété, à l’étage inférieur, d’un deuxième petit boudoir argent. Mais la France n’a ni la primeur ni l’exclusivité de ces graciles et élégantes guirlandes de fleurs et de fruits, de masques et vases à l’antique que - l’on a souvent dit grotesques Déjà au XVIème siècle, Raphaël avait couvert les murs des Loges du Vatican de ces fines arabesques et médaillons tantôt peints en grisaille, tantôt peints en camaïeu. La mise à jour, à Rome, de la Domus Aurea de Néron, dans un contexte de renaissance et de redécouverte de l’Antiquité, n’avait, en effet, pas manqué de susciter un vite intérêt et d’inspirer les artistes toujours en quête d’un beau idéal et rêvé. Ces grotesques font des émules sous le règne du roi Soleil et Jean Bérain les déclinent à l’infinie. Mais la rocaille française n’a que faire de cet aimable équilibre. Le Grand Tour est souvent l’occasion de visiter les plus beaux sites antiques récemment redécouverts et ressuscite un engouement pour ce passé glorieux. Les plus grands décorateurs, à l’instar de Robert Adam, reprennent ces décors délicats en établissant tout un répertoire décoratif - et ornemental. Le dessinateur et graveur Piranèse en fournit les modèles. D’autres ornemanistes comme John Flaxman, qui collabore avec Joshua Wedgwood, nourrissent, sans répit, ces ferveurs néoclassiques. C’est une vague d’étruscomanie qui déferle sur l’Angleterre et envahit Les plus grandes demeures. Osterley Park House en est une des plus belles réalisations. L’originalité de nos toiles réside dans les - quatre tableaux peints en trompe-l’oeil, allégorie des quatre saisons, nés des pinceaux d’un peintre de chevalet probablement français. Les légères arabesques - seraient de la main d’un hollandais du - XVIIIème siècle, encore anonyme. Ce bel ensemble n’est pas sans rappeler La Salle des Peintures de la Spencer House à Londres, oeuvre de Stuart James - Provenance : - Palais milanais, Casa Crespi. Bibliographie : - Connaissance des Arts – Octobre 1961
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Antique art and decorative objects
About the sale
Catalog
Archéologie & Haute Époque
75009 Paris - France
11/27/2013
Offered by COLLIN DU BOCAGE
01 58 18 39 05