Lot no. 26
FRANCESCO DI MICHELE, ex Maître de San Martino a Mensola
(ac tif à Florence vers 13801390
Couronnement de la Vierge entre les Saints Pierre, Jean Baptiste, deux anges
musiciens trois chérubins et trois séraphins ; dans le pinacle : colombe
Panneau central de triptyque
79 x 33,4 cm
Restaurations anciennes
Peinture à l’oeuf et fond d’or sur panneau de bois
78,7 x 33,3 cm
ETAT
Fente au panneau visible et restaurée. L’arcade en tiers-points dont la moulure a
actuellement disparu retombait sur les deux colonnettes torses latérales qui reposent sur
un socle orné de motifs à pastiglia. Au-dessus, un pinacle avec médaillon trilobé et
ornementation a pastiglia. Cette dernière ainsi que tous les éléments rapportés du cadre
sont d’origine. Les encoches pratiquées à gauche et à droite à la base de la moulure du
pinacle étaient destinées à recevoir les volets latéraux articulés (actuellement disparus) à
l’image du triptyque avec la Vierge et l’Enfant donné à l’entourage d’Agnolo Gaddi
(vente Londres, Christie’s, 7 Juillet 1995, lot 111)
Revers : traces de gesso protecteur. Surface picturale : usures et manques visibles
Apparu aux portails des cathédrales gothiques, le thème du Couronnement de la Vierge
est récurrent dans toute la peinture occidentale. En Italie, Giotto en fait le sujet principal
de l’un de ses plus beaux fleurons, le retable de la chapelle Baroncelli à Santa Croce de
Florence au début des années 1330. Ses suiveurs poursuivront cette tradition dont
Agnolo Gaddi, fils de Taddeo Gaddi l’un des proches collaborateurs du grand maître qui
travailla également à Santa Croce, réalisant les fresques de l’Histoire de la vraie croix
vers 1380-90. Le sujet est ici repris par le Maître de San Martino à Mensola dont L. Bellosi
(« Francesco di Michele, Il Maestro di San Martino a Mensola » Paragone, n°419-423,
Janvier Mai 1985, p. 57-63) a révélé la véritable identité. Il est surtout connu par le grand
triptyque avec prédelle, daté de 1391 représentant au centre la Vierge et l’Enfant en
trône entre les saints Julien et Henri de Hongrie et un donateur conservé dans l’église
éponyme à Florence près de Settignano. La critique récente a relié à cette dernière oeuvre
plusieurs autres panneaux ou fresques dont certains datés : en 1385, la Madone et
l’Enfant, Florence collection Acton ; en 1387 la Madone et saints, fresque, Florence,
Museo di Santa Croce ; 1395 Madone et deux donateurs, Florence, collection Bellini.
Le Maître de San Martino à Mensola devenu Francesco di Michele s’est sans doute formé
auprès du cercle des frères Orcagna mais a subi l’ascendant d’Agnolo Gaddi. Il oeuvra à
Florence entre les années 1370 et l’extrême fin du XIVe siècle. (cf. M. Boskovits, Pittura
fiorentina alla vigilia del Rinascimento 1370-1400, Florence 1975, p.124-126, p.236, n.158,
p.379-381, pl. 134-135, figs. 388-395; R. Fremantle, « Some additions to a late Trecento
Florentine : The Master of San Martino a Mensola » Antichità Vivà, 1, 1973, p. 3-13 ; idem
Florentine Gothic painters from Giotto to Masaccio, Londres 1975, p. 275-283).
Pictures credits: Contact organization
Drawings, watercolours and pastels
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