Lot no. 17
FRANCIS PICABIA (Paris 1879 / Paris, 1953) SANS TITRE Vers 1929 / 1931 Crayon et aquarelle sur papier marouflé sur carton Signé en bas à droite « Francis Picabia » 24,3 x 18,4 cm Provenance : Collection privée Bibliographie : Sera incluse au Catalogue Raisonné de l’OEuvre de Francis Picabia actuellement en préparation par le Comité Picabia. Un certificat du Comité Picabia sera remis à l’acquéreur. L’oeuvre que nous présentons fait partie des Transparences, l’une des séries les plus convoitées de l’artiste pluridisciplinaire Francis Picabia, réalisée entre 1928 et 1932. Le style de ce dessin est marqué par une simplification de la forme et la superposition gracieuse de ces deux nus. « J’ai eu la fièvre des inventions calculées, maintenant c’est mon instinct qui me guide […] Mon esthétique actuelle provient de l’ennui que me cause le spectacle de tableaux qui m’apparaissent comme congelés en surface immobile, loin des choses humaines. Cette troisième dimension, ces transparences avec leur coin d’oubliettes me permettent de m’exprimer, à la ressemblance de mes volontés intérieures […] Je veux un tableau où tous mes instincts puissent se donner libre cours…» F. Picabia, introduction à l’exposition Francis Picabia à la Galerie Léonce Rosenberg, 9 au 31 décembre 1930, cité in, Francis Picabia, cat. exp., Paris, 1976, p. 156). En 1931, Albert Marquet investit l’angle du quai des Grands/Augustins et de la rue Dauphine où il installe son atelier au n° 1, 5e étage. Ses fenêtres lui ouvraient une vue imprenable sur Paris, pour son plus grand plaisir et celui de ses amis et collectionneurs, cette perspective sur le Pont/Neuf aboutissant, par/delà la statue équestre d’Henri IV, à la majestueuse façade de la Samaritaine. On la voit ici pavillons dressés sur son haut dôme comme sur deux autres toiles réalisées par temps hivernal en 1935 puis de nouveau en 1938 . Notre peintre était lié à Gabriel Cognacq et à Gérard Renand, les deux propriétaires du grand magasin qui lui avaient commandé une série de tableaux le représentant aux différentes heures et saisons de l’année pour les accrocher dans leurs bureaux. Notre tableau montre ainsi la Samaritaine enveloppée de brume, un jour d’automne, quand les arbres se couvrent d’or.
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Drawings, watercolours and pastels