Lot no. 75
Gustave COURBET (Ornans 1819-La Tour-de-Peilz 1877)
Paysage valaisan dans les environs de Saillan
Huile sur toile
32,5 x 40,5 cm
Signé en bas à gauche G Courbet
Un certificat de Monsieur Jean Jacques Fernier sera remis à l'acquéreur.
Provenance : Collection particulière
Aux confins d’une vallée verdoyante, dominée par de grandes falaises, se trouve une petite maison à côté de laquelle coule une rivière. Durant ses séjours dans la campagne française, sur « ses terres » à Ornans ou bien lors de séjours chez des amis, Gustave Courbet s’attache à explorer les lieux les plus reculés, ou l’homme n’est pas ou presque passé. « Il découvrit des terres vierges où personne n’avait encore posé le pied, des aspects et des formes de paysage, dont on peut dire qu’ils étaient inconnus avant lui. Il gravit les hauteurs libres où les poumons se dilatent ; il s’enfonça dans les antres mystérieux ; il eut la curiosité des lieux innommés, des retraites ignorées ». Gustave Courbet est très proche de la nature et cela se ressent dans ses paysages ou la proximité avec le motif est fort. En ce sens sa démarche est sans équivalent dans la peinture moderne.
Ce paysage que peint l’artiste nous donne l’impression de rentrer dans un havre de paix. Les jeux de lumières et les forts contrastes colorés rythment la composition. A cela s’ajoute la fraicheur des couleurs ; le cru du vert de l’herbe, le bleu-grisé de la rivière, la couleur argent des falaises ainsi que le splendide ciel bleu. Comme le disait Cézanne en parlant de Courbet, « Son grand apport, c’est l’entrée lyrique de la nature, de l’odeur des feuilles mouillées, des parois moussues de la forêt, dans la peinture du dix-neuvième siècle (…) » A travers ses paysages le peintre nous offre sa vision de la nature extrêmement réaliste en même temps d’une poésie absolue.
« (…) J’ai étudié, en dehors de tout esprit de système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes. Je n’ai pas plus voulu imiter les uns que copier les autres ; ma pensée n’a pas été davantage d’arriver au but oiseux de « l’art pour l’art ». Non ! j’ai voulu tout simplement puiser dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. (…) » Texte placé en prologue au catalogue de l’Exhibition de Courbet au Pavillon de l’avenue Montaigne, en 1855, que l’on a considéré comme le « Manifeste » du Réalisme.
Pictures credits: Contact organization
Old paintings
About the sale
Find similar lots for sale on Interencheres
See more lots for sale on Interencheres
Value:€6,000 - €12,000
Live
06/04/2026
Offered by La Suite Subastas
Value:€4,000 - €8,000
Live
06/04/2026
Offered by La Suite Subastas
Value:€300 - €600
Live
06/10/2026
Offered by Accademia Fine Art
Value:CHF 30,000
CHF 50,000
Live
06/10/2026
Offered by Piguet Hôtel des Ventes
Value:€30 - €40
Live
06/12/2026
Offered by Maître Nicolas CONSTANTY
Value:€25,000 - €35,000
Live
06/17/2026
Offered by AGUTTES
Value:€40,000 - €60,000
Live
06/16/2026
Offered by TAJAN
Value:€1,500 - €2,000
Live
06/18/2026
Offered by Astrid Guillon Maison de ventes aux enchères