Lot no. 3 - at
Hache cérémonielle
Maori, Nouvelle-Zélande
Le long manche décoré d'une tête de Tiki grimaçant à l'extrémité inférieure, la partie supérieure à laquelle est attachée la superbe lame en néphrite est terminée par un large torse tiki, la bouche grimaçante avec la langue tirée se prolongeant par une tête d'oiseau avec un bec pointu et ouvert, les yeux du Tiki et de la tête d'oiseau incrustés de nacre, très belle patine d'usage. Socle signé Inagaki. N° d'inventaire carré 1090.
Longueur : 59 cm
Provenance :
Louis Carré, Paris, 1930-1977.
Selon David Simmons (cfr. Douglas Newton et Alji, Te Maori, Maori Art from New Zealand Collections. The Metropolitan Museum of Art, 1984, p. 84) ce type de manche cérémoniel en bois est sculpté pour recevoir la lame en néphrite qui, elle, est considérée comme un trésor de famille ayant son propre nom. Le premier propriétaire de la lame et ensuite ses descendants devenaient chefs de clan. Chaque fois qu'un nouveau chef était nommé, un nouveau manche était sculpté et on y attachait soigneusement la lame. Durant sa vie, cette hache était l'insigne de son pouvoir, et à sa mort, le manche était détaché et placé à côté de son corps. Ce type de hache est rarissime. Adrienne Kaeppler (cfr. A. Kaeppler, Artificial Curiosities, The Bishop Museum Press, Honolulu, 1978, p. 196) en publie deux ramenées lors du second voyage de Cook en 1772-74 ; une est à Oxford et la seconde à Dublin. Les deux sont de moins belle qualité de sculpture.
Nous en connaissons deux autres dans la collection Oldman dont une très proche qui, selon les informations d'Oldman, aurait été ramenée également par Cook (cfr. W. Oldman, Skilled Handwork of the Maori, The Polynesian Society, Wellington 1946, plate 22, n° 114).
40 000 / 60 000 €
40 000 / 60 000 $
Pictures credits: Contact organization
Antique art and decorative objects
About the sale12/11/2002
Catalog
Art Tribal : Succession Olga Carré, née Burel, Troisième vente
75008 Paris - France