Lot no. 176
James Ensor (1860 - 1949), Portrait d'Augusta Boogaerts assise (ca. 1930), Belgique
Huile sur toile sur isorel
Sig. 'Ensor'
44 x 34 cm
Étiquette d'exposition au dos
"James Ensor" The Tel Aviv Museum of Art, Tel Aviv 1981, no. 40
"James Ensor - Dipinti, Disegni, Incisioni"
Palazzo dei Conservatori, Rome 1981, no. 20
"James Ensor" Kunsthaus, Zurich 1983, no. 96
"James Ensor" KMSK, Anvers 1983, no. 103
"James Ensor" Museum of Modern Art, Kobe 1983-84, no. 67
"James Ensor - Belgien um 1900" Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung, München 1989, no. 42
"James Ensor" Musée du Petit Palais, Paris 1990, no. 220
"Ensor" KMSK, Bruxelles 1999-2000, no. 181
"James Ensor. Leven en werk. Oeuvrecatalogus van de schilderijen" Xavier Tricot, Mercatorfonds, Bruxelles 2009, cat. no. 606 ill.
coll. Augusta Boogaerts, Bruxelles
coll. Dr. Denonne, Bruxelles
ENSOR ET 'LA SIRÈNE'
La virtuosité de son crayon et son pinceau est aussi célèbre que la maladresse d'Ensor face au sexe opposé. « Sans fidélité ni coeur, » les appelle-t-il, « une mare d'hypocrisie et de malice, une caverne de brigandage et de péché mortel, une boîte de Pandore. » Les muses qui ont coloré sa vie et son oeuvre sont néanmoins nombreuses, et sculptées de bois spécial. Il y avait, entre autres, Emma Lambotte (sa mécène), Mariette Rousseau (son amour platonique) et Alice Frey (fière d'être sa « seule étudiante » et « plus qu'une amie »). Et puis il y avait Augusta Boogaerts (1870-1951).
Ensor et Augusta se sont rencontrés à la fin des années 1880. Jamais ils se marient ni s'installent ensemble. Cependant leur amitié durable a profondément influencé le travail de l'artiste, malgré la personnalité d'Augusta parfois odieuse. 'La Sirène' l'appela Ensor. C'est elle qui a assemblé ses natures mortes, choisi des coquillages et des bibelots, et s'est occupée de sa commerce, même après la mort de l'artiste.
La relation très particulière entre les deux est imaginée énigmatiquement dans le portrait présenté ici aux enchères. Augusta est frêle aux tons doux et clairs. Ensor l'a peint avec tendresse, mais son regard est sans émotion et mystérieux. La psyché de cette femme est insaisissable. Augusta n'est pas seule dans la pièce. Derrière elle, on voit les contours du tableau « Ensor et Leman discutant peinture » qui représente l'autre femme, Mariette Rousseau, entre Ensor et Gérard Leman. Un masque désespéré apparait au-dessus d'elle. Les différents acteurs de cette scène suggèrent qu'il se passe autre chose ...
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