Lot no. 32
Le MAÎTRE DE HOOGSTRAETEN (actif Ă  Anvers vers 1500). La Sainte Famille avec Sainte Barbe et Sainte-Catherine Panneau non parquetĂ© composĂ© de deux ais de chĂȘne. 62 x 52 cm. Inscription sur la bordure de la robe de Sainte Catherine : Es mio Amigo. Cadre hollandais en bois noirci du XVIIe siĂšcle (recoupĂ©). Provenance : - Collection de l'Infant Don François d'Assise, Ă©poux de la Reine Isabelle II d'Espagne. - Vente Paris, Collection de Benito Garriga de Madrid, 24 mars 1890, n° 25. « Il est probable que ce beau tableau serait d'un peintre NĂ©erlandais Ă©tabli en Espagne ». - Vente Paris, collection J. Dollfus, 1er-2 avril 1912, n° 96, repr. (comme Ă©cole NĂ©erlandaise) du XVe siĂšcle). - Vente, Paris, Collection E. Artus, 15 mai 1950, n° 23, repr. pl V (comme Ă©cole NĂ©erlandaise du XVIe siĂšcle). Un rapport de radiographie, fluorescence, rĂ©flectographie et de microscopie Ă©tabli par le laboratoire d'analyses Gilles PERRAULT en date du 28 mai 2002 sera remis Ă  l'acquĂ©reur. Bibliographie : M. J. FriedlĂ€nder, Early Netherlandish Painting, Quentin Massys, Bruxelles, 1971, vol. VII, n° 121a, reproduit pl. 89 (copie du MaĂźtre d'Hoogstraeten). La qualitĂ© d'exĂ©cution de notre tableau et le rapprochement avec une Ɠuvre presque similaire du MaĂźtre d'Hoogstraeten, anciennement apparue sur le marchĂ© de l'art Munichois, permet d'identifier cette peinture comme une Ɠuvre originale malgrĂ© l'avis nĂ©gatif de Max FriedlĂ€nder (voir M. FriedlĂ€nder, opus citĂ© supra, n° 121, reproduit pl. 89). La reconstitution de l'Ɠuvre de ce peintre anonyme a dĂ©butĂ© avec le regroupement de sept panneaux Ă©voquant le thĂšme des Douleurs de la Vierge exĂ©cutĂ©s pour l'Eglise d'Hoogstraeten, non loin d'Anvers (aujourd'hui au MusĂ©e des Beaux-Arts d'Anvers). De nouvelles attributions furent depuis proposĂ©es complĂ©tant le corpus d'Ɠuvres Ă©tabli en 1971 (voir C. ScailliĂ©rez, « Un Christ en croix du MaĂźtre de Hoogstraeten du MusĂ©e des Beaux-Arts d'Angers », dans La Revue du Louvre et des MusĂ©es de France, 1986, Paris, n° 3, pp. 192-196). Selon Max FriedlĂ€nder, ces Ɠuvres dĂ©gageaient les caractĂšres stylistiques d'un peintre actif Ă  Anvers et de ses environs vers 1505, travaillant dans la tradition des peintres flamands de la premiĂšre moitiĂ© du XVe siĂšcle. L'influence notable de GĂ©rard David, par la reprise de certaines composition, atteste une frĂ©quentation du milieu brugeois. L'artiste aurait fait partie de cette gĂ©nĂ©ration de peintres qui quittĂšrent Bruges en dĂ©clin vers 1495 pour partir s'installer Ă  Anvers. Le style de notre peintre fut aussi comparĂ© Ă  celui du fils de Peter van der Weyden, Gosswyn van der Weyden actif Ă  Anvers entre 1493 et 1538 au niveau de l'atmosphĂšre paisible et familiĂšre des fonds de paysage, cette « analogie de sentiment » (opus citĂ© supra, C. ScaillĂ©rez, p. 194), qui situe notre peintre dans le sillage des peintres novateurs autour de Quentin Metsys et travaillant « dans le registre de la douceur et de la dĂ©licatesse, plutĂŽt que parmi leurs contemporains maniĂ©ristes anversois » (opus citĂ© supra). Estimation sur demande
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