Lot no. 105
Léopold SURVAGE 1879-1968 NICE, circa 1916 Huile sur toile signée en bas à gauche 92 X 73 cm (36,22 X 28,74 in.) Bibliographie : Ce tableau sera inclus au catalogue raisonné actuellement en préparation par Monsieur Éric Brosset “Adepte des “symboles” et des mises en scènes élaborées, Survage par son langage élégant et stylisé - voir aérien - suggère davantage qu'il n'impose ; ici la ville de Nice (n° 105) ; là, un soleil (n° 115). “Survage redécouvre aussi, comme dans le tableau intitulé “Le Soleil”, l'émulsion de caséine qui conserve encore toute leur fraîcheur aux peintures antiques et dont il a su tirer des transparences inégalées. Son raffinement et sa délicatesse en ont fait, avec Hélion, l'artiste le plus représenté dans notre collection.” Ch. et G. H. Un marginal silencieux. Précurseur méconnu et homme effacé, Survage reste difficile à classer. Mêlé au cubisme, au surréalisme, à l'abstraction, il reste indépendant sans jamais se soucier de l'identité artistique qu'on veut lui donner. Ce silencieux dont la vie fut aussi féconde que l'œuvre a pourtant beaucoup parlé de lui dans sa peinture. Il cachera dans son œuvre une pudeur sentimentale, issue de son éducation protestante et une idéologie nourrie de philosophie et de poésie à la manière d'un théâtre dont les portes s'ouvriraient sur son monde intérieur. Dans ses toiles Survage assemble les trois règnes : le végétal, l'animal, le minéral qui composent le paysage et réinvente une nouvelle manière de figurer l'espace. Il aboutira à ce qu'il appelle : La synthèse plastique de l'espace : “C'est le propre de la synthèse plastique que d'attirer et de fixer notre attention sur le côté mystérieux et secret de l'existence et sur l'interaction des créatures de l'univers (…)”. Ses préoccupations métaphysiques sur l'origine du monde et sa volonté de connaître les grandes lois de la création lui inspireront une recherche sur les relations, les réactions des couleurs entre elles et les modifications que leur fait subir la lumière (cf. Rythmes colorés) ; “La couleur se lie avec le rythme des formes et devient abstraite comme ce rythme… Cessant d'être un accessoire des objets, elle devient le contenu, l'âme même de la forme abstraite.” Étude N° 8182, Paris, 26 Juin 1914. 50 000 / 70 000 €
Pictures credits: Contact organization
Old paintings
About the sale