Lot no. 176
Masque Teotihuacan Pectoral en forme de visage humain. Aujourd'hui encore, nous ne connaissons pas l'utilisation réelle de ces superbes masques à la finition parfaite : aucun archéologue n'a réussi à trouver un masque dans un contexte de fouilles in situ. La plupart des spécialistes s'accordent sur leur utilisation dans le culte des morts. Mais selon une autre hypothèse, il s'agirait d'ornements de vêtements de culte portés lors des cérémonies officielles, où les dignitaires et les prêtres montaient les marches des grandes pyramides. L'archéologue, Sigvald Linné, fasciné par la beauté de ces masques, rendait un vibrant hommage aux artistes précolombiens : "Avec quelle maîtrise ces hommes ont su représenter l'âme de leur peuple à travers la stylisation et l'abstraction de ces masques ! Aucun procédé photographique n'aurait pu en faire autant...". Ce masque exceptionnel dans sa pureté classique, est sculpté tout en profondeur, faisant ressortir la bouche. Il présente des incisions scalaires très caractéristiques. Cf. "Art précolombien, Balser-Brummee 1947" N° 50. Pierre polie (serpentine) avec différents tons de vert. Teotihuacan (Teotihuacan II-III), env. 200-400. Haut. : 16,5 cm - Larg. : 17,5 cm Expertise pétrographique du Dr. Philippe Blanc, Université Paris VII Pierre et Marie Curie. Analyse des surfaces et de la patine au microscope électronique à balayage. Examen spécifique des techniques de percement. Le terme de Méso-Amérique a été créé en 1942 par l'archéologue Paul Kirchhoff, pour réunir les civilisations des cultures mexicaines et des Mayas, qui ont toutes leur origine dans la culture Olmèque. D'un strict point de vue géographique, le Mexique jusqu'à l'Isthme de Tehuantepec appartient à l'Amérique du Nord, et au-delà à l'Amérique Centrale. Sur le marché de l'art, les objets de cette région sont rares par rapport à d'autres. On peut l'expliquer par l'émergence dès les premières décennies du XXème siècle d'une génération de collectionneurs mexicains. Leur instigateur et également chef de file, était le peintre Diego Rivera. Après un séjour à Paris, il se détourna du cubisme et montra suffisamment d'autocritique pour reconnaître la faiblesse de ses œuvres par rapport à celles de Picasso, Gris et ses autres amis peintres européens. À son retour au Mexique, il découvrit l'art précolombien et commença une collection. Il laissa plus de 100.000 objets qui sont aujourd'hui conservés dans un musée et des dépôts. De nombreuses sculptures lui servaient de modèles pour son œuvre. Son enthousiasme était contagieux et d'autres artistes mexicains commencèrent leur collection, comme Miguel Covarrubias, Rufino Tamayo, Alvaro Siqueiros, Federicao Cantu, Federico Canessi et Antonio Castellanos, pour n'en citer que quelques-uns, mais également l'écrivain mystérieux B. Traven. Ainsi les Mexicains, contrairement aux autres Américains, se rappelèrent leur grand passé et devinrent des collectionneurs passionnés. e 80 000 / 100 000
Pictures credits: Contact organization
Sculpture and bronzes
About the sale
Catalog
Art Précolombien
75009 Paris - France
05/30/2002
Offered by Oger & Camper
33 (0)1 42 46 96 95