Lot no. 42
Maurice ESTÈVE 1904-2001 LE SOUFFLEUR DE VERRE, 1948 Huile sur toile signée et datée “48” en bas à droite, contresignée, datée “48” et titrée au dos 81 X 65 cm (31 X 253/4 in) Provenance : Achat de Gosta Olson en 1953 pour la Svensk Franska Konstgalleriet Expositions : - Stockholm, Svensk Franska Konstgalleriet, “Fransk Konst”, 1949 - Stockholm, Moderna Museets Vänner, Liljevalchs Konsthall, “Fran Cézanne Till Picasso”, 1954 - Genève, Galerie Bonnier, “Maurice Estève, Peintures 1943-1963”, 1973 - Paris, Galerie Tendances, “Estève. Aquarelles et Peintures”, 14 novembre 1985 - 18 janvier 1986, n° 12, reproduit en couleurs - Paris, Réunion des Musées Nationaux, Galeries nationales du Grand Palais, “Estève (œuvres 1919-1985)”, 18 octobre 1986 - 12 janvier 1987, reproduit Bibliographie : - Robert Maillard, “Maurice Estève, Catalogue raisonné de l'œuvre peint”, Éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1995, n° 313, cité et reproduit en couleurs page 18, référencé et reproduit en noir et blanc page 265 Jean Leymarie, dans la préface de l'exposition du Grand Palais consacrée à Estève en hiver 1986-87, écrit : “Vingt tableaux, voués aux métiers - le premier remonte à 1937, les autres s'échelonnent entre 1947 et 1950 - inscrivent [dans l'œuvre d'Estève] un cycle exceptionnel par sa teneur, sa qualité, sa conception, et marquent aussi sa progression vers l'autonomie de la forme. Le peintre à son chevalet, le sculpteur devant sa selle tournante y sont inclus au même titre que le photographe encapuchonné dans son appareil, le tisserand rivé sur son bâti, le faucheur faisant corps avec son instrument, car chacun d'eux doit régler son action sur l'outil dont il est tributaire...” Le Souffleur de verre de 1948 entre dans ce cycle du travail magnifié. Estève affirmait : “C'est dans ce qui sort de la main, que je trouve les plus grandes, les plus hautes sources d'émerveillement”. Il le dit encore avec cette œuvre, où l'homme utilise son propre corps comme outil. L'orchestration des couleurs, tons chauds et froids soudés entre eux par une invisible frontière, s'accorde au métier représenté. Le jaune et l'orangé s'assemblent pour signifier le feu et le verre en fusion, tandis que le vert et le bleu s'identifient à la matière solide. Avec cette œuvre, comme avec les autres, Estève est sur la route de l'abstraction totale. Bibliographie : 17 octobre 1986-12 janvier 1987, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, Estève. See english notes 42 70 000 / 90 000 € 70 000 / 90 000 $
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