Lot no. 175
Napoléon Ier Brouillon de son testament dicté par Napoléon à Montholon Le 7e article se compose de remerciements à sa «bonne et très excellente mere», au cardinal, à ses frères et soeurs et au Prince Eugène ; il pardonne aussi à l'ingrat Louis son «libelle» [Documents historiques et Réflexions sur le gouvernement de la Hollande] de 1820 ; une phrase biffée montre l'amertume que ressent encore Napoléon.] Le 8e et dernier article, très corrigé, désavoue «le Manuscrit de Ste Hélène» et pareils ouvrages, et comporte une intéressante addition finale justifiant l'arrestation et l'exécution du duc d'Enghien. Avec la deuxième partie, l'Empereur commence l'énumération des legs matériels. Le premier article, qui occupe presque une page entière du manuscrit, est en grande partie barré, et son premier paragraphe, très retravaillé ; cet article concerne les legs au Roi de Rome : «Je lègue à mon fils les bo‘tes et autres objets tels qu'argenterie, lits de camp, armes, selles, éperons, vases de ma chapelle, livres, linge, qui ont servi à mon usage»... Cette version remplace une énumération primitive détaillée d'objets, qui seront repris sur l'Etat A : par exemple, «mon épée, mon glaive, le sabre de Sobiesky, mon poignard et mes deux paires de pistolets de Versailles», ou «mon necessaire d'or qui m'a servi le matin d'Ulm, d'Austerlitz, d'Yena, d'Ey[lau,] de Friedland, de lisle de Lobau, de la Moscowa et de Montmirail»... Suivent des legs à Lady Holland (le camée que lui avait donné Pie VI à Tolentino), au comte de Montholon (deux millions de francs, «comme une preuve de ma satisfaction des soins filliales qu'il m'a rendus depuis six ans et pour l'indemniser des pertes que son séjour à Ste Helene lui a occasionné [dans ses affaires ; quoique cependant je n'aye rien fait pour lui pendant mon règne biffé]»), ainsi que des sommes importantes au comte Bertrand, au premier valet de chambre Marchand («Je désire qu'il épouse une veuve, fille ou soeur d'un des officiers ou soldats de ma vieille Garde»), et une trentaine d'autres, dont l'abbé Vignali, Las Cases, Lavalette, le chirurgen en chef Larrey («l'homme le plus vertueux que j'aye connu»), les généraux Brayer, Lefebvre, Drouot, Cambronne, Lallemand, les enfants des généraux Mouton-Duvernet, La Bédoyère, Girard, Travot, etc., le baron Méneval, le colonel Marbot («Je l'engage à continuer à écrire pour la défense de la gloire des armées françaises et en confondre les calomniateurs et les apostats»), le baron Bignon («Je l'engage a écrire l'histoire de la diplomatie française de 1792 à 1813»), etc. Ces legs doivent être payés sur les six millions que Napoléon a placés «en partant de Paris en 1815»... Quant au reliquat éventuel, il «sera distribué en gratifons aux blessés de Waterloo et aux off. et soldats du baton de lisle d'Elbe»... La fin de cette partie a été fortement remaniée. La troisième partie concerne les biens du «domaine privé» de Napoléon, qu'il estime à plus de deux cent millions de francs : des économies faites sur sa liste civile, les meubles de ses palais «tels qu'ils étoient en mil huit cent quatorze», y compris ceux de Rome, Florence et Turin, la liquidation de ses maisons du royaume d'Italie («Les comptes en seront donnés par le Prince Eugène et l'intendant de la Couronne Compagnoni»). Ce domaine privé est légué «moitié aux officiers et soldats de l'armée française qui ont combattu depuis 1792 à 1815, pour la gloire et l'independance de la Nation. La repartition en sera faite au prorata des appointements d'activité. Moitié aux villes et campagnes d'Alsace, de Loraine, de France Comté, de Bourgogne, de l'Isle de France, de Champagne, Forèz, Dauphiné qui auroient souffert par l'une ou l'autre invasion»... Il ordonne de prélever sur cette moitié un million de francs pour chacune de deux villes qui avaient été totalement détruites lors de la campagne de France, Brienne et Méry. Voir suite de la fiche descriptive lot suivant
Pictures credits: Contact organization
Books, Manuscripts and Comic books
About the sale
Catalog
12/07/2004
Offered by Piasa
33 (0)1 53 34 10 10