Lot no. 35
Paul Delaroche (1797-1856), attribué à. « L’empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travail en 1807 » Huile sur toile. Dans un important cadre en bois et stuc doré surmonté de l’Aigle impériale. 116 x 88 cm. B.E. On retrouve dans les archives du Musée napoléonien de Monaco l’historique manuscrit suivant en anglais : 1837 : Le portrait est exécuté par Paul DELAROCHE et placé aux Tuileries. 1852-1870 : Durant le Second empire, il devient la propriété de Miss Elisabeth HOWARD, puis acheté par Martin E. COSTER, Consul Général des Pays-Bas à Paris. 1880 : Après plusieurs années de séjour à Paris, y compris les mois du siège de 1870, M. COSTER y meurt en 1880. 1880-1909 : Son frère, Guillaume Frédéric COSTER, emporte le tableau en Angleterre et le conserve dans sa résidence de « Upper Chine House » à Shanklin (Ile de Wight) jusqu’en 1909. 1909-1927 : après sa mort, le portrait fut envoyé en Suisse par sa veuve, qui résidait à la Villa « Lusey » (Montreux) jusqu’à sa mort. 1927-1940 : son fils M. Martin COSTER renvoya le tableau à Londres d’où il fut envoyé à Monte Carlo en 1929. Historique : On retrouve sur une brochure de journal une photographie d’un palace anglais avec, à l’intérieur un portrait d’Eugénie par Winterhalter et un portrait de Napoléon par Delaroche au même modèle que le nôtre, et surtout possédant un cadre similaire. Il pourrait s’agir d’une vue des appartements des descendants de Lady Sandwich. Pour la composition, c’est Lady SANDWICH qui en donne des détails, annotés au dos de la toile lui appartenant : « Ce portrait de Napoléon Bonaparte, empereur de France, a été peint pour moi par Paul Delaroche, de souvenir, en l’année 1837. L’uniforme de la vieille garde fut prêté par le Baron Marchant, valet de chambre de l’Empereur , l’épée est celle que Napoléon portait à Waterloo. L’épaulette est celle qui fut lithographiée par la princesse Marie d’Orléans, duchesse Alexandre de Wurtemberg. Les meubles sont ceux qui se trouvaient dans le cabinet de travail de l’Empereur aux Tuileries. La tabatière ornée de deux médailles italiennes fixées sur le couvercle, est celle qu’il donna au comte de Flahaut. La Reine de Naples, Caroline Murat, passa plusieurs matinées avec Paul Delaroche pour lui donner des conseils sur cette peinture. » Citons enfin la lettre des descendants de Lady Sandwich datée du 27 septembre 1927 (jointe au dossier) qui retrace l’histoire de l’exemplaire de Lady Sandwich, précisant que l’impératrice Eugénie était venue le voir chez elle et que le Louvre désirait l’acheter. Plus important les descendants confirment que l’exemplaire de Monaco correspond en tout point au leur, et avoir toujours entendu parler de l’existence d’une réplique d’époque, soit par Delaroche lui même, soit par son atelier.
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