Lot no. 56
Plateau en bronze et émaux cloisonnés : Chine, Dynastie QING, époque Qian Long (1711-1799) Marque gravée au revers dans un double cadre rectangulaire : 大清乾隆年制、圆明园、第二分 « Fabriqué à la période Qian Long, Palais d’été, deuxième atelier » Bronze et émaux cloisonnés. Dimensions: 23,7 cm X 23 cm , haut : 2,6 cm. Provenance : Collection française . Plateau carré en bronze doré et émaux cloisonnés polychromes sur fond bleu orné de fleurs et rinceaux. Il repose sur quatre pieds ajourés. Le fond du plateau est bordé d’un liseré doré en relief, que l’on retrouve cernant la bordure extérieure et marquant les angles. La composition débute avec une rosace centrale répétant comme il se doit plusieurs rangées de pétales autour d’un cœur entouré de rinceaux de fleurs s’imbriquant. Puis, quatre lotus* sont disposés dans les deux axes passant par le centre, formant un losange, lui-même encadré par deux fleurettes dans chaque angle formant un octogone. Le tout sur fond de rinceaux. La fleur de lotus est un symbole bouddhique apparenté à la fertilité, la perfection et la pureté car elle s'élève du limon boueux et reste pourtant immaculée. Le choix de cette composition est liée à différents aspects de la culture chinoise comme l’ordre cosmique bouddhiste qui mentionne l’univers infini et propose le mandala comme support de méditation déclinant inlassablement les mêmes motifs visuels symboliques ; mais aussi comme le rayonnement de la Chine (empire du Milieu) à partir de son centre. Quand à l’octogone qui encadre la composition centrale, il nous rappelle que le chiffre huit symbolise la prospérité en Chine mais aussi les huit rayons de la loi bouddhique, les huit pétales de lotus, les huit trésors du Bouddhisme, les huit piliers du ciel, les huit directions etc.... La technique du cloisonné est originaire de la péninsule arabique et gagne la Chine au XIIIème siècle où elle obtient immédiatement beaucoup de succès. Les artisans chinois s’approprient cette technique et deviennent des virtuoses très rapidement. En effet, dès le XIVème siècle les émaux de Pékin sont célèbres jusqu’en Europe. Nous avons ici un exemple remarquable et raffiné de la qualité de ce travail au XVIIIème siècle à la cour de l’empereur Qian Long. CR : Très légèrement convexe, petites lacunes aux angles et en bordure, Expert : Mme Véronique Prévot manque à un pied, petits sauts d’émail, bord sensiblement courbé. Provenance : Collection JOHNSTON-TACHARD
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VENTE DE PRESTIGE
34070 Montpellier - France
03/26/2022
Offered by Hôtel des Ventes de Montpellier - Commissaires de Justice Latour Giuseppi
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