Lot no. 107
PORTRAIT D'ADÉLAÏDE DE LA ROCHEFOUCAULD (Paris, 1793 - Migliarino de Pise, 1877) Par Giovanni Battista CANEVARI (1789-1876) Huile sur toile Signé G.B. Canevari situé Rome et daté 1854 H.105, 5 cm, L.75,5 cm PROVENANCE Collection Adélaïde de La Rochefoucauld veuve Borghèse (1793-1877) Par primogéniture, collection des héritiers directs jusqu'à Scipion Borghèse (1871-1927) Collection Théodora Martini, seconde épouse du Prince Scipion Borghèse Collection Loredana Chilesotti, fille de Théodora Martini, et de son époux Felice Valletti Borgnini (1909-1995) A la mort de ce dernier, par héritage collection Giovanna Ruffini Borgnini Valletti Cette oeuvre a été présentée lors de deux expositions, décrite et reproduite dans les catalogues de ces dernières : Collectif, Donne di Roma dall'Impero Romano al 1860 - Ritrattistica romana al femminile, catalogue d'exposition au Palazzo Chigi in Arricia, du 30/03 au 15/06/2003, éd. De Luca Editori d'Arte, 2003, sous le n°53, p. 132 Collectif, Villa Borghèse - I principi, le arti, la città dall Settecento all'Ottocento, catalogue d'exposition, Rome, Villa Poniatowski, du 05/12/2003 au 21/04/2004, éd. Skira, 2003, sous le n° 27, pp. 28, 176, 193, 277 Cette oeuvre est reproduite dans : Collectif, Maestà di Roma da Napoleone all'Unità d'Italia, catalogue d'exposition Rome, Scuderie del Quirinale, du 07/03 au 29/07/2003, éd. Electa, 2003, p. 421 Cette peinture fait partie de la collection du XIXe siècle des portraits des membres de la famille Borghèse et représente la princesse Adélaïde de La Rochefoucauld (Paris, 1793 - Migliarino de Pise, 1877), Dame d'Honneur de l'Impératrice Joséphine. En 1809, elle épouse le Prince François Aldobrandini Borghèse (1776 -1839), qui a hérité des actifs de la famille Borghèse et des titres de son droit d'aînesse à la mort de son frère Camille (1775-1832). Elle vécut aux côtés de son époux à Paris jusqu'en 1833 lorsqu'il décida de se retirer sur ses terres natales italiennes. Adélaïde de La Rochefoucauld a été parmi les premières «dames étrangères» à s'unir aux grandes familles italiennes. Elle amena avec elle sa culture, ses idées et ses goûts français qui eurent tant de succès parmi des dames de l'aristocratie romaine. Le portrait de la Princesse a été commandé à un des grands peintres de portraits italiens de l'époque, Giovanni Battista Canevari (1789-1876). D'origine génoise, il reçut une formation artistique de portraitiste en miniature ; cette activité lui valut un grand succès auprès de l'aristocratie piémontaise. Vers 1824, il s'installe à Rome pour étudier les antiques et se lie d'amitié avec des artistes comme Thorvaldsen, d'Azeglio ou Monti. Son art évolue, portraits et thèmes religieux prennent le pas sur les miniatures. La qualité et la finesse de ses portraits lui accordèrent une renommée à Rome mais également étrangère. Ainsi, il aurait envoyé de nombreux portraits à l'étranger, notamment en Angleterre. Il exposa à plusieurs reprises à la Royal Academy de Londres et notamment en 1854, année de réalisation de ce portrait d'Adélaïde de la Rochefoucauld. La Princesse au port noble et gracieux a été représentée de trois quarts sur un fond coloré agrémenté d'une colonne. L'intensité du fond met en valeur la richesse du rendu des drapés de la robe et du châle ainsi que la couleur laiteuse du teint visage. La robe de soie bleue, de style français est dotée d'un grand décolleté et de manches larges. Un châle noir accentuent les tonalités claires du visage et des mains. Le voile noir en dentelle qui lui couvre une partie de ses cheveux n'est pas sans rappeler son statut de veuve du Prince François mort en 1839. La qualité du rendu des étoffes, la douceur transcendée du visage, la bonté du regard atteste de la haute qualité stylistique de Giovanni Battista Canevari. Malgré le grand nombre d'œuvres réalisées par cet artiste, très peu de peintures sont apparues sur le marché de l'art. Certains dessins et croquis sont conservés à l'Académie de Saint-Luc à Rome, dont il est devenu membre en 1871. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Marina Natoli et Francesco Petrucci, Les femmes de Rome: l'Empire romain à 1860. Portrait romain au féminin, éd. De Luca, Rome, 2003, cat. 53, pp.132-133 Alberta Campitelli, Villa Borghèse. Les principes, les arts, la ville du XVIIIe au XIXe siècle, Skira, Rome, 2003, cat. 27 p. 177, 193 et 277 Liliana Barroero, Fernando Mazzocca et Sandra Pinto, La Majesté de Rome. Capitale universelle et éternelle des Arts, éd. Electa, Rome, 2003, p.
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Drawings, watercolours and pastels
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Catalog
Vente de Prestige
75009 Paris - France
04/13/2012
Offered by Kohn
(33) 1.44.18.73.00