Lot no. 138
Rare paire de flambeaux en bronze ciselé et doré à l'or mat et l'or brillant. Les fûts en gaine à grattoirs, soulignés de guirlandes. Sur les côtés des mufles de lion. Bobèches à grecques et godrons. Bases rondes, ornées de huit têtes de lion à encadrement de tores de feuilles de laurier, rubanés et flèches. Attribuée à GOUTHIERE Epoque Louis XVI H : 35 - D : 16,5 cm Provenance : Certainement commandés par Louis Phélypeaux de la Vrillière (1705-1777), comte de Saint-Florentin, duc de la Vrillière, Ministre d'état ou sa favorite, Marie Madeleine de Cusacque, marquise de Langeac. Le dessin d'un bougeoir de modèle similaire, excepté la frise de grecques, figure dans le Livre de modèles des anglais Boulton et Fothergill, ce qui a longtemps laissé supposer une attribution anglaise. En effet, des flambeaux de fabrication anglaise de ce type figurent notamment dans les collections de Woburn Abey, Bedfordshire (illustrés sur un bureau plat de Montigny et une commode de Weisweiler dans A. Pradère, French Furniture Makers, Londres, 1989, p.304), ainsi qu'à la Walker Art Gallery de Liverpool, provenant de la collection de la comtesse de Sefton. Néanmoins, en dépit de cette ressemblance, les flambeaux à masques de lion sont de fabrication française et peuvent être attribués à Gouthière qui signa quelques exemplaires. Le modèle fut certainement créé par le bronzier-ciseleur pour le comte de Saint- Florentin. En 1777, dans le salon du premier étage de l'hôtel de la Vrillière, place de la Concorde, était estimés quatre flambeaux à gaines ornés de têtes et griffes de lions, draperies et moulures, le tout de bronze doré au mat 280 livres. Peu de temps après, ils figurent dans la vente des collections du comte de Saint-Florentin, avec pour précision leur hauteur de 16 pouces. La même année, quatre autres flambeaux identiques sont estimés 150 livres dans l'inventaire de madame la marquise de Langeac, la favorite du ministre, puis passent dans la vente de ses collections en avril 1778 avec pour précision qu'ils ont été dorés par Gouthière. Après leur mise aux enchères, les huit flambeaux La Vrillière-Langeac figurent dans quelques grandes collections de la fin du XVIIIème siècle ou du début du siècle suivant : quatre apparaissent dans la vente de madame Légère en 1784, probablement ceux de la collection La Vrillière, deux dans la collection de Harent de Presle et deux autres, peut-être les mêmes, dans la vente du baron Hoorn van Vlooswyck en 1808. De nos jours quelques rares paires sont répertoriées : mentionnons tout particulièrement une paire portant la signature Gouthiere ciseleur et doreur du Roy (reproduit dans P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIème siècle, Paris, 1987, p.130, fig. A), ainsi qu'une seconde, provenant de la collection de la duchesse de Talleyrand, née Seillière, passée en vente lors de la dispersion de la collection de Karl Lagerfeld (Christie's, Monaco, 28 avril 2000, lot 32).
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Antique art and decorative objects
About the sale
Catalog
12/07/2007
Offered by Thierry de Maigret
01 44 83 95 20