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Lot no. 206
RARISSIME ET UNIQUE DRAPEAU DES GRENADIERS DU BATAILLON NAPOLEON A L’ILE D’ELBE (1814) Biface, en soie blanche à bande écarlate. -Avers brodé en fils de soie cramoisi « GRENADIERS » « BATAILLONNAPOLEON », et sur la bande de trois abeilles impériales en fils ivoire, jaune et beige. -Revers brodé du chiffre « N » sous couronne en fils de soie jaune. Traces du cloutage à la hampe, en bordure. Présenté sur fond de satin bleu ciel, avec cartouche, sous verre, dans un cadre biface pivotant en bois et stuc doré à décor de feuilles de laurier et palmettes. Monté sur un socle bulbeux doré et peint façon marbre, enrichi d’étoiles, à décor de feuilles d’acanthe et de feuilles d’eau. Pied rectangulaire peint en trompe-l’oeil à l’imitation du marbre, au chiffre « N » de l’Empereur dans une couronne de laurier doré surmontant une frise de feuilles d’acanthe. Dimensions du drapeau : 80 x 90 cm. Hauteur totale avec présentoir : 2m45. A.B.E. 1814 (traces d’usage, usures, reprises et taches). Historique : A l’île d’Elbe, Napoléon attendait en outre un escadron de chevau-légers polonais licenciés du service de France et le détachement de la vieille garde que le traité de Fontainebleau l’autorisait à avoir à l’Ile d’Elbe. Ces troupes débarquèrent le 28 mai 1814. Les grenadiers et chasseurs formèrent un bataillon de 607 hommes (officiers compris), appelé le Bataillon Napoléon sous les ordres du Colonel Mallet. Les Polonais, qui comptaient parmi eux quelques mameluks et chasseurs à cheval de la garde, furent répartis en deux compagnies, l’une à cheval, de 22 hommes, l’autre à pied, de 96 hommes, celle-ci destinée au service des pièces. Trois fois par semaine le bataillon Napoléon faisait l’exercice, ayant la musique à sa tête : il assistait également à la grande revue qui avait lieu tous les dimanches sur la place d’armes A ces revues, Napoléon exigeait dans les exercices et les manœuvres la plus grande régularité. Une discipline rigoureuse fut établie, afin de prévenir les punitions, aussi les chefs n’eurent-ils qu’à se louer de la conduite de chaque soldat pendant leur séjour à l’île d’Elbe. Pièces en rapport : - Notre drapeau doit être associé à celui des Chevau-légers polonais ayant accompagné l’Empereur à l’Ile d’Elbe. Conservé au Musée de l’Armée, ce drapeau, légèrement plus petit que le nôtre, est au même modèle à l’avers et au revers. Seules les inscriptions d’avers sont modifiées, ce qui est normal, sachant qu’il s’agit des emblèmes de deux unités distinctes. Le drapeau du Musée de l’Armée est brodé à l’avers « CHEVAU-LEGERS POLONAIS » « ESCADRON NAPOLEON ». Il provient d’un don de la famille NEY D’ELCHINGEN en 1929. - Il existe un troisième drapeau, conservé là aussi au Musée de l’Armée, toujours au même modèle, mais sans inscriptions à l’avers. Il s’agirait du drapeau personnel de l’Empereur, offert par les descendants du Commissaire CAMPBELL. Il a conservé sa hampe, sa pique et sa cravate. Le catalogue du Musée de l’Armée nous donne des renseignements complémentaires sur ces drapeaux : ils ont été confectionnés à Naples en mai 1814, leurs hampes étaient peintes en spirales blanches et cramoisies, sommées de simples piques avec cravates. Bibliographie : Pierre CHARRIE, « Drapeaux et étendards de la Révolution et de l’Empire », Copernic, 1982, p.188 et 189. UNIQUE FLAG OF THE GRENADIERS OF THE NAPOLEON BATAILLON, ELBA. WHITE SILK
Pictures credits: Contact organization
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