Lot no. 316
Russie - Ordre de Saint Alexandre Nevski, croix de chevalier à quatre branches en or émaillé rouge foncé, les bras anglés d’aigles bicéphales en or. Le médaillon central présente sur l’avers, dans un encadrement en or ciselé, saint Alexandre Nevski sur un cheval blanc à gauche ; sur le revers le monogramme couronné « SA » en lettres latines sur fond d’émail blanc. Anneau de suspension plein. Poinçons : sur l’anneau, de titre 56 et marque de Saint-Pétersbourg ; au revers, sous l’émail de la branche inférieure, le poinçon « IK » de Julius Keibel et sur la branche supérieur, l’aigle bicéphale de fournisseur officiel (Julius Keibel fut le fournisseur officiel du chapitre des ordres de 1862 à sa mort en 1882).
Hauteur : 61 mm - Largeur : 55,3 mm - Poids : 32,95 g
Russie, Saint-Pétersbourg, entre 1865 et 1882.
TTB à SUP
Initié en 1724 par Pierre le Grand, qui voulait créer un ordre de mérite strictement militaire inspiré de l’ordre de Saint-Louis, l’ordre de Saint-Alexandre Nevski, fut officiellement fondé en mai 1725, après sa mort, par son épouse l’impératrice Catherine Ière. Finalement ouvert aux civils, ce nouvel ordre de chevalerie à classe unique, porté à une écharpe rouge, deuxième dans la hiérarchie des ordres russes, jouira jusqu’en 1917 d’un très grand prestige. Paul Ier lui donna ses statuts officiels en 1797, ceux-ci furent peu modifiés jusqu’à la Révolution. Après 1855, il pouvait être, pour acte de bravoure exceptionnel, remis avec épées, ou avec diamants, comme marque d’estime particulière. Jusqu’en 1917, les insignes des ordres impériaux étaient restituables, si cette obligation avait peu d’effets à l’étranger, elle explique la réattribution possible d’insignes plus anciens. Recherché et convoité, l’empereur de Russie fit de son deuxième ordre un usage discrétionnaire en le décernant avec parcimonie à ceux qu’il voulait particulièrement honorer. Le général Brugère reçut cet ordre de l’Empereur Nicolas II, lors des manœuvres de 1901 qu’il dirigea en tant que généralissime de l’Armée Française (brevet du 17 janvier 1902).
Souvenirs du général Brugère
Joseph Brugère (1841-1918), fut un général français, sa longue et brillante carrière, débutée au début du Second Empire, s’acheva à la fin de la Première Guerre Mondiale. Polytechnicien en 1859, il choisit de servir dans l’artillerie. En Afrique de 1865 à 1867, il commença la guerre de 1870-1871 avec le grade de capitaine en second et la termina avec celui de chef d’escadron, il participa aux combats de Borny, Rezonville, Saint-Privat, Servigny, capturé à l’armée de Metz, il s’évada pour rejoindre l’armée de la Loire.
Il s’illustra au combat de Juranville, et fut cité à l’ordre de l’Armée « pour avoir enlevé en plein jour, à découvert et sous le feu de l’ennemi une pièce prussienne ».
Ensuite à l’armée de l’Est, il fut à Villersexel, Héricourt puis au fort de Joux, il échappa à l’internement en Suisse et partit pour l’Algérie où il participa à la répression de l’insurrection de Kabylie. Lieutenant-colonel en 1879, il intégra la maison militaire du Président de la République Jules Grévy, ce qui ne l’empêcha pas de commander l’artillerie du corps expéditionnaire français en Tunisie en 1881. Colonel à la fin de la même année, chef de corps du 12e régiment d’artillerie à Vincennes, il resta attaché à la présidence de la République. Général de brigade en 1887, il devint secrétaire général de la présidence et chef de la maison militaire du Président de la République. Général de division en 1890, il prit la tête de la 12e division d’infanterie à Reims en 1893. Commandant du 8e corps d’armée à Bourges, il participa à la modernisation de l’artillerie. En 1897, il commanda le 2e corps d’armée à Amiens. En 1899, il fut nommé Gouverneur militaire de Paris, puis l’année suivante vice-président du Conseil supérieur de la guerre, devenant ainsi généralissime de l’armée française. Passé au cadre de réserve en 1906, il demanda au début de la guerre de 1914 sa réintégration, et commanda une division territoriale au front.
Il mourut le 31 août 1918. En soixante ans de carrière, il obtint tous les grades de la Légion d’honneur, de chevalier en 1867 à grand-croix en 1904, il fut également décoré en 1906 de la Médaille militaire, plus haute distinction qui puisse obtenir un général, et enfin, en juillet 1915, de la croix de guerre, pour une citation à l’ordre de l’armée.
Pictures credits: Contact organization
Militaria and weapons
About the sale05/22/2013
Catalog
Souvenirs Historiques, Ordres de Chevalerie, Décorations, Médailles
75009 Paris - France
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