Lot 206
NAPOLÉON DURCIT LES CONDITIONS D’ARMISTICE APRÈS FRIEDLAND
BERTHIER (Louis-Alexandre). Lettre signée « mal Ale Berthier » en qualité de major-général de la Grande Armée, adressée à Jérôme Bonaparte. Tilsit [aujourd’hui Sovietsk dans l’enclave russe de Kaliningrad], 27 juin 1807. Une p. in-4.
« J’ai l’honneur d’envoyer à Votre Altesse ampliation de l’armistice conclu entre l’empereur Napoléon et le roi de Prusse. Vous voudrez bien prendre les mesures nécessaires pour l’exécution des dispositions de l’armistice.
J’ai l’honneur de prévenir Votre Altesse que les articles 2 et 4 de l’armistice entre l’empereur Napoléon & l’empereur Alexandre sont communes à l’armistice voulu avec l’armée prussienne... »
La bataille de Friedland et la prise de Kœnigsberg, les 14 et 16 juin 1807, venaient de mettre un terme à la campagne de Pologne qui opposait la France à la Russie et à la Prusse. Deux armistices séparés furent signés par Alexandre Berthier avec ses homologues russe (21 juin) et prussien (25 juin). Un article additionnel fut en outre signé le 27 juin avec la Prusse, pour intégrer dans l’armistice avec celle-ci deux articles de l’armistice avec la Russie : l’article 2 qui prévoit qu’en cas de rupture de la trêve un délai d’un mois soit respecté avant toute reprise des hostilités, et l’article 4 qui fixe les limites de positions respectives des armées française et russe. Cet ajout permettait de menacer aussi la Prusse si la Russie rompait l’armistice.
La présente lettre informe Jérôme Bonaparte de cet ajout : le cadet de l’empereur, alors général de division, commandait le 9e corps de la Grande Armée et venait de recevoir la capitulation de Glatz (actuellement Kłodzko dans la Sud de la Pologne). Il allait être fait roi de Westphalie quelques jours plus tard par les traités de Tilsit, signés avec la Russie (7 juillet 1807) et avec la Prusse (9 juillet 1807).
Provenance :
Vente Binoche, Renaud & Giquello - 25 juin 2009 n°8 - Drouot Paris.
Crédits photos :
Osenat / Michel Bury
Militaria et armes
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